Bonsoir,
Comment analyse-t-on la phrase suivante ?
J’ai vérifié nos calculs, intrigué que j’étais par nos résultats.
Et s’agit-il d’une emphase ?
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Bonsoir,
Comment analyse-t-on la phrase suivante ?
J’ai vérifié nos calculs, intrigué que j’étais par nos résultats.
Et s’agit-il d’une emphase ?
J’ai vérifié nos calculs, intrigué par nos résultats : proposition principale."intrigué par nos résultats" est une épithète détachée du sujet "J’ " "que j’étais", est une relative dans laquelle le pronom relatif "que" est attribut, et a pour antécédent le participe"intrigué".Du strict point de vue du sens, elle n’apporte aucun supplément d’information. Sans aller jusqu’à parler d’une véritable tournure emphatique, on peut considérer qu’elle souligne encore plus le groupe participial épithète détachée "intrigué par nos résultats".
Eh bien, ce n’est pas simple simple…
Merci.
C’est une jolie tournure, non ? Enfin, c’est une question de goût, évidemment.
J’espère que je ne suis pas trop casse-pieds.Dans le même genre, comment analyse-t-on la phrase suivante ?"Après quoi, se lance qui veut".(Par exemple à propos d’un jeu.)
Qui veut : proposition subordonnée relative sans antécédent sujet du verbe se lance
"après quoi" ( = après cela ) est un CC de temps.La relative "qui veut" est ce qu’on appelle une relative substantive (sans antécédent exprimé), équivalant à un groupe nominal. Elle est sujet du verbe "se lance" (se lance qui veut = la personne qui veut se lance, celui qui veut se lance. ).
D’accord, merci à vous deux.
C’est peu courant, je suppose, une relative sans antécédent ou sans antécédent exprimé.
Jehan, quand tu dis "sans antécédent exprimé", veux-tu dire qu’il y a forcément un antécédent, qu’il soit ou non exprimé ? Et qui serait quoi, ici ?
J’ai exprimé l’antécédent quand j’ai donné l’équivalent de la relative. C’est un antécédent à sens très vague, très général, un pronom démonstratif sous-entendu (qui veut = celui qui veut) .Quoi que tu penses, c’est relativement courant, notamment dans les proverbes : Qui a bu boira. Qui ne dit mot consent. Qui dort dîne. Qui veut voyager loin ménage sa monture. Tout vient à point à qui sait attendre. Rira bien qui rira le dernier. Etc.Autres exemples : Qui m’aime me suive. Comprenne qui pourra. Il répète cela à qui veut l’entendre. Embrassez qui vous voudrez.
OK, merci.
Bonjour,
Je souhaite analyser cette phrase de Jean Rouaud:
"A l’abondance des fleurs on devinait la proximité du drame et à l’accablement de cet homme l’ampleur de son chagrin".
-Est-ce que "à l’abondance des fleurs" et "à l’accablement de cet homme" sont des compléments essentiels de cause du verbe "devinait"?
-Je me demandais également s’il ne s’agissait pas plutôt de compléments du nom respectivement de "drame" et de "chagrin"…
Je précise qu’il n’y a pas de virgule après ces deux groupes de mots.
Bonsoir.
Non, ce ne sont pas des compléments de nom.
Ce sont bien des compléments de cause.
Ils sont déplaçables et supprimables, donc non essentiels.
Ce sont des compléments circonstanciels.
Merci Jehan pour votre réponse.
Est-ce qu’on peut dire dans une analyse grammaticale que la préposition "à" est employée pour "comme"?
Non… D’ailleurs, ici, elle n’est pas remplaçable par "comme"
Ce qui compte, c’est le sens du complément. La préposition à peut introduire des compléments de sens très divers.
Bonsoir.
Dans "je le traite comme si il était un animal", la subordonnée est elle de comparaison ou d’hypothèse ? Ça me paraît osciller entre les deux…
@Jehan
Ils sont déplaçables et supprimables, donc non essentiels.
Et que reste-il de compréhensible quand on les a supprimé ? Selon moi, rien.
@paulang À l’abondance des fleurs on devinait la proximité du drame et à l’accablement de cet homme l’ampleur de son chagrin.Les compléments circonstanciels, supprimables, apportent des informations supplémentaires. Sans eux, on ignore certes pourquoi l’on devinait la proximité du drame et l’ampleur du chagrin, mais la phrase reste compréhensible et correctement construite : On devinait la proximité du drame et l’ampleur de son chagrin.En revanche, impossible de supprimer les COD (la proximité du drame et l’ampleur de son chagrin ) qui eux sont des compléments essentiels : À l’abondance des fleurs on devinait et à l’accablement de cet homme.@Hapo Je le traite comme ( je le traiterais) s’il était un animal.La subordonnée de comparaison est "comme s’il était un animal".La subordonnée hypothétique "s’il était un animal" est incluse dans cette subordonnée de comparaison. Elle est subordonnée à "comme (je le traiterais)"
Merci !
Bonjour,
Comment analysez-vous la phrase "Le classique a, au nombre de ses caractères, d’aimer sa patrie" ?
J’aurais dit que "d’aimer sa patrie" est COD, mais "au nombre de ses caractères" n’est apparemment pas circonstanciel, n’étant pas suppressible…
Bonjour.
C’est un abrégé de Sainte-Beuve ! 😉
Le classique, je le répète, a cela, au nombre de ses caractères, d’aimer sa patrie, son temps, de ne voir rien de plus désirable ni de plus beau.
Je pense ma part que "au nombre de ses caractères" (on aurait pu dire aussi "parmi ses caractères" ) est tout à fait déplaçable en début de phrase. C’est donc bien un CC, même s’il est malaisé de définir la "circonstance"… S’il avait été introduit par "parmi", on aurait mieux vu une sorte de CC de lieu, métaphoriquement parlant.
Félicitations, Jehan ! C’est bien Sainte-Beuve, en effet.
Donc, dans la phrase "au nombre de ses caractères, le classique a cela d’aimer sa patrie", "d’aimer sa patrie" serait complément du pronom "cela" ?