Analyse grammaticale

Langue française

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Merci @Jehan pour votre réponse.

Si j’ai bien compris, "qu’elle soit désespérée" et "que tu partes" sont les termes explétifs des tournures impersonnelles "il est regrettable" et "il faut" ?

"terme complétif" est une nature ? cela ne se rencontre que dans les subordonnées complétives ?

Peut-on dire qu’un adjectif est un terme complétif par exemple ?

Bien à vous.

Christophe

Ne pas confondre terme "complétif" et mot "explétif"…Un mot "explétif" serait inutile et supprimable, comme le fameux "ne" de avant qu’il ne parte. Ce qui n’est pas le cas dans les tournures qui nous occupent ici. Mais je pense que tu as simplement commis une faute de frappe… 😉Tout ce qui peut compléter une séquence impersonnelle et avoir valeur de sujet réel peut être désigné par l’expression "terme complétif". Je pense que l’expression se limite à cet usage. Un terme complétif peut être un GN : Il faut du pain. Une complétive : Il faut qu’il parte. . Il est regrettable qu’il parte. Un pronom : Il le faut. Un infinitif ou un groupe infinitif : Il faut partir. Il est regrettable de partir comme ça !

merci ! oui en effet il s’agissait d’une étourderie de ma part 🤓

Je vous remercie pour ces précisions.

Christophe

Bonsoir, je m’excuse car j’ai beaucoup d’interrogations ce soir. Dans :Sur la photo, celui que l’on voit à droite est mon oncle.Je me demandais comment isoler la principale dont dépend la relative "que l’on voit à droite".Doit-on passer par une transformation de celui : sur la photo, l’homme, la personne est mon oncle ? Sur la photo, celui-ci, cette personne-ci est mon oncle ?Merci encore à tous.Christophe

En fait, il s’agit d’une relative périphrastique, équivalent d’un GN, introduite par le pronom composé celui que.On appelle cet assemblage "pronom cumulatif".Ici, la relative périphrastique est sujet de "est mon oncle".Celui que l’on voit à droite = La personne visible à droite.

Bonjour @Jehan

merci à nouveau du temps que vous passez à me répondre. J’apprécie.

Concernant la proposition : est mon oncle, on considère que le sujet en est la périphrastique si j’ai bien compris.

que doit-on faire de ce bout de phrase : est mon oncle, doit-on considérer qu’il existe seul sans être une proposition, comment doit-on le qualifier au niveau de sa nature ?

Bonne journée ensoleillée à vous.

Christophe.

que doit-on faire de ce bout de phrase : est mon oncle, doit-on considérer qu’il existe seul sans être une proposition, comment doit-on le qualifier au niveau de sa nature ?

En toute rigueur, avec son verbe conjugué, c’est une proposition. Puisqu’elle est flanquée d’une relative (théoriquement "subordonnée") on serait tenté de l’appeler "principale". Mais la relative est d’un type si spécial qu’on hésite à en faire une véritable subordonnée.

Dans le cas un peu spécial qui nous occupe, on constatera simplement que la phase complète ne peut se passer ni de la proposition sujet (Celui que l’on voit à droite) ni de la proposition prédicat (est mon oncle). Les deux propositions sont solidaires et aussi indispensables l’une que l’autre.

On a le même problème d’analyse logique quand le sujet est une complétive.

Que tu sois intrigué (proposition sujet) ne m’étonne pas (proposition prédicat).

merci infiniment.

Christophe

Bonjour à tous, Dans la phrase suivante : "Ce n’est pas à une jeune mariée de choisir la robe qu’elle portera le jour de ses noces mais à sa mère qui la lui a payée."Le groupe nominal "la robe qu’elle portera le jour de ses noces" est-il cod du verbe "choisir", du verbe "payer" ou bien de ces deux verbes ?Merci pour votre réponse.

Bonjour,

Je dirais (mais sous réserve de confirmation par les pros du forum) que le GN "la robe", suivi de la proposition relative, sont COD de l’infinitif "choisir".

En revanche, le verbe "payer" a pour COD le pronom "la", qui représente le GN et la relative. Mais ce sont deux COD différents pour deux verbes distincts.

Bonjour.Le GN la robe qu’elle portera le jour de ses noces est seulement COD de l’infinitif choisir.C’est seulement le pronom la qui est COD du verbe a payée.Certes, ce pronom représente le GN. Mais un GN ne cumule pas sa propre fonction avec celle d’un éventuel pronom qui le représente. Le GN a sa fonction, le pronom a la sienne.

En revanche, comment s’appelle cette structure en "C’est à … de + infinitif" ? Ce n’est pas vraiment une structure clivée puisqu’il n’y a pas le pronom relatif "que", mais je trouve que ça y ressemble fort.

Merci beaucoup pour vos précisions :)

En revanche, comment s’appelle cette structure en "C’est à … de + infinitif" ? Ce n’est pas vraiment une structure clivée puisqu’il n’y a pas le pronom relatif "que", mais je trouve que ça y ressemble fort.C’est à la mère de choisir.Question intéressante.Je dirais que c’est un emploi impersonnel de c’est au sens de "il est". "de choisir", avec le marqueur "de" de l’infinitif, étant le sujet réel de la tournure impersonnelle.C’est à la mère de choisir = *Choisir est à la mère = Il appartient à la mère de choisir. Le choix appartient à la mère.

Merci beaucoup Jehan, je trouve cette interprétation très convaincante et je n’y avais pas pensé.

Bonsoir,

Je suis, en ce début de soirée, pris d’un gros doute.

La proposition "Je trouve en moi-même les ressources dont j’ai besoin" n’est pas une relative attributive mais une relative adjective (avec fonction d’épithète liée, le pronom relatif étant lui complément du nom "besoin"), sommes-nous d’accord ?

Oui, c’est juste.

Je ne vois pas trop ce qui t’a fait douter…

Eh bien je suis en train, pour préparer le concours du CAPES, de travailler sur une fiche de manuel de seconde où il est demandé de repérer les relatives adjectives, substantives et attributives.

Hors, je crois qu’aucune des phrases proposées ne comporte de relative attributive. J’ai donc pensé que, peut-être, cette phrase pouvait y ressembler, mais ça me paraissait tout de même improbable.

Au cas où, je vous livre les différentes phrases proposées :

La comédienne qui interprète le rôle s’identifie-t-elle à l’héroïne ?L’actrice qui travaille son personnage trouve en elle-même les ressources dont elle va se servir pour l’incarner. (il s’agissait de cette phrase, que j’ai reformulée pour en simplifier l’analyse mais je ne crois pas que ça change grand-chose à la nature de la proposition subordonnée. A moins que ?)Qui s’exprime ainsi a alors le pouvoir de toucher son public.Elle peut emmener les spectateurs où elle veut : elle est la guide que tous veulent suivre.

Hors, je crois qu’aucune…

Là, tu fatigues ! 😋

Aïe, qu’elle est moche, celle-ci ! J’ai posté trop rapidement.

Or, d’habitude, je me relis avant d’envoyer mes messages… 😅