Bonjour !
Différencier une relative d’une complétive n’est pas très compliqué : dans la relative, le pronom "que" représente un élément de la proposition principale et a une fonction dans la subordonnée, alors qu’il n’en a pas dans la complétive (il est conjonction de subordination).
Ainsi : "C’est le livre que je lis" -> je lis quoi ? Je lis "que" (pronom relatif qui représente "le livre"). Ainsi, "que" est COD de la proposition relative.
Mais : "Je vois que tu lis un livre" -> "que" n’a aucune fonction dans la subordonnée, et ne représente rien dans la principale. Il est donc une simple conjonction de coordination, et la subordonnée est complétive (avec ici une fonction de COD : je vois quoi ? Je vois que tu lis un livre)
Ainsi, "que" est COD de la proposition relative.Plus précisément, "que" est COD de "lis", le verbe de la relative.Voir également cette ancienne discussion :> @""#p svp j'arrive pas à distinguer la différence entre la complétive et la relative ?
ils disent que lorsque on trouve un nom avant la subordonnés c'est relative
et un verbe c'est complétive
mais c'est pas toujours la même chose
j'arrive pas à comprendre ?
merci de m'expliqué
Merci à vous deux, et je viens du coup de lire toutes les pages de la discussion que tu as mis Jehan !Donc si j’applique tout ça, je peux par exemple dire que " je me suis demandé (proposition principale) ce que j’allais faire (proposition subordonnée complétive introduite par "ce que")" , et à l’inverse "j’ai cherché dans le traversin l’odeur de sel (proposition principale) que les cheveux de Marie y avaient laissée (proposition relative introduite par "que")" , ai-je enfin compris ?(pitié oui)Par contre si je ne me trompe pas, "et elle m’a demandé si j’étais en deuil" c’est toujours une complétive mais interrogative indirecte car introduite par "si" non ?
J’ai cherché dans le traversin l’odeur de sel (proposition principale) que les cheveux de Marie y avaient laissée (proposition relative introduite par "que").C’est bon. Le pronom relatif que est COD du verbe "avait laissée".Je me suis demandé (proposition principale) ce que j’allais faire (proposition subordonnée complétive introduite par "ce que")Oui, c’est une subordonnée complétive interrogative indirecte, introduite par le pronom interrogatif ce que, correspondant à que dans le discours direct. Interrogation partielle. Discours direct : Je me suis demandé : "Que vais-je faire ?". Discours indirect : Je me suis demandé ce que j’allais faire. Mais ce n’est pas une complétive interrogative conjonctive.En effet, le que ne peut être ici une conjonction, puisqu’il est COD de "allais faire". Il a une fonction.et elle m’a demandé / si j’étais en deuil"c’est toujours une complétive mais interrogative indirecte car introduite par "si" non ?Oui. Interrogation totale. Là, en revanche, il s’agit bien d’une complétive interrogative conjonctive, la conjonction si n’ayant aucune fonction par rapport à un terme de la subordonnée; elle ne fait qu’introduire la proposition.
Super, j’ai donc bien l’impression d’avoir plutôt compris tout ça, mille fois merci !
Par contre du coup la dernière qui est interrogative, elle est également indirecte ? "Elle m’a demandé : "Es-tu en deuil ?"
Et dernière question avant que je parte travailler mon ancien français, j’ai une question dans mon entrainement ou j’ai un doute sur la compréhension "Dans un classement organisé (nature/fonction) relevez toutes les propositions subordonnées complétives du texte etc" Nature c’est bien "conjonctive, interrogative, infinitive" et fonction c’est par exemple "cette subordonnée est COD" ou alors la fonction du mot introducteur ? (Pronom, adverbe…)
Encore merci, j’ai bien mieux compris ici qu’avec le pavé qui me sert de cours, super travail Jehan !
Par contre du coup la dernière qui est interrogative, elle est également indirecte ? "Elle m’a demandé : "Es-tu en deuil ?"Oui, bien sûr. Toutes les subordonnées interrogatives sont forcément interrogatives indirectes. Discours direct : Elle m’a demandé : "Es-tu en deuil ?"Discours indirect : Elle m’a demandé si j’étais en deuil.Pour ta deuxième question…La nature d’une complétive, c’est bien : conjonctive, interrogative, infinitive…La fonction, c’est le rôle qu’elle joue par rapport aux autres éléments de la phrase.Fonctions possibles des complétives : COD (le plus souvent) , parfois sujet, et plus rarement COI, COS, attribut du sujet, apposition, complément du nom ou de l’adjectif .
Jehan, les complétives ne peuvent donc pas être CC (logique, puisqu’elles sont aussi appelées "conjonctives pures"). Donc dans la phrase "Je prie Dieu qu’il m’aide", nous dirons que la subordonnée est circonstancielle de but avec ellipse de la préposition "pour" ? Y a-t-il d’autres types de circonstancielles introduits uniquement par "que" ?
(Désolé, en écrivant cette question, j’ai la furieuse impression de l’avoir déjà posée il y a quelques temps… Mais je ne me souviens plus de la réponse.)
Oui, tu avais posé la question le 17 mars dans la présente discussion :Et pour la phrase "je prie Dieu qu’il me fasse gagner au Loto", la subordonnée "qu’il me fasse …" est bien complétive ? Sa fonction est COD ? (pronominalisable en "en", mais répondant à la question "de quoi", donc j’hésite).Et j’avais répondu :Oui, "qu’il me fasse gagner au loto" est bien une complétive.Pour sa fonction, je dirais plutôt COI, puisque c’est l’équivalent de "Quant à une véritable circonstancielle de but avec ellipse du "pour", on peut en trouver après un impératif :Viens ici que je te gronde !
Et j’avais répondu :
Oui, "qu’il me fasse gagner au loto" est bien une complétive.
Pour sa fonction, je dirais plutôt COI, puisque c’est l’équivalent de "Et pourquoi pas une relative. que est mis pour Dieu si je ne me trompe pas.
Non, le pronom qui est mis pour Dieu, c’est il.Le qu’ est ici une conjonction qui n’a pas de fonction dans la proposition complétive, il ne fait que l’introduire.
> @""#p541330 Bonjour.J'essaye d'analyser la phrase "Nous voulons avoir de quoi surpayer la dette".Je dirais que nous avons un verbe, "voulons", qui a pour COD "avoir de quoi surpayer la dette". Ce COD est construit de l'infinitif à valeur nominale "avoir" lui-même complémenté de "de quoi surpayer la dette" (ce serait un COD ? Je ne sais pas). Et au sein de ce complément, il y a encore un autre infinitif à valeur nominale, "surpayer", qui a lui aussi un COD ("la dette").Donc il y aurait un COD (la dette) dans un COD (de quoi surpayer la dette) dans un COD (avoir de quoi surpayer la dette). C'est juste ?Bonjour,Je cite ce vieux message parce que j’ai une question assez proche, mais tout de même différente.Dans la phrase : "je veux laisser parler mon frère", je dirais que "vouloir" est le verbe de la phrase. Sauf qu’il introduit ensuite ce qui ressemble à une périphrase tolérative en "laisser+infinitif", dont le sujet réel de l’infinitif "parler" est "mon frère". Ainsi, peut-on vraiment donner à cette périphrase tolérative une valeur verbale, bien qu’elle suive un infinitif qui, normalement, appelle un GN ?Ou, pour le dire plus simplement, comment analyser la phrase "Je veux laisser parler mon frère" ?Merci !
Bonjour,
Je veux : principale
laisser parler mon frère : infinitive COD de la principale
Bonjour Jean-Luc.
Je croyais que la proposition infinitive devait impérativement être introduite par un verbe de perception, ce qui n’est pas le cas du verbe "vouloir"…
Bonjour Hapo,Il y a bien infinitive puisqu’elle a son sujet propre (frère).Si la majorité des infinitives se trouvent après des verbes de perception, il existe d’autres cas :Après des semi-auxiliaires, les verbes laisser, envoyer et les présentatifs voici - voilà peuvent avoir une proposition infinitive comme complément d’objet : « Voici venir les beaux jours »4.En français classique après les verbes de connaissance (savoir, croire, etc.). (Wikipedia)
Donc ici, à proprement parler, l’infinitive n’est pas "laisser parler son frère" mais seulement "parler son frère". Et la principale est "Je veux laisser".Le verbe laisser (dont le sujet implicite est "je" et non "frère") ne fait pas partie de l’infinitive.L’infinitive est COD de l’infinitif laisser.Le verbe vouloir, lui, n’est jamais suivi directement d’une infinitive.
Super, merci à vous deux !
Bonjour ! Je viens vous demandez de l’aide parce qu’après plusieurs recherche sur internet je suis perdue ! Je n’arrive pas à trouver toutes les différentes fonctions possible de l’adverbe. Ce que j’ai par mes cours ou par mes recherches sont :complément circonstanciel complément essentielcomplément de l’adjectif/de l’adverbe ou "modifie le sens de"adverbe de commentaire "Sincèrement, je crois qu’il a raison"Est-ce que ce que j’ai trouvé est correct ? Y a-t-il d’autres fonctions ?Je vous remercie par avance de votre aide !
Bonjour à tous,
je suis en train d’étudier la leçon du site sur les subordonnées complétives :
et j’ai trouvé cet exemple sur la fonction d’une complétive : terme complétif
Il est regrettable qu’elle soit désespérée
que signifie terme complétif ?
pourquoi n’a-t-on pas la fonction sujet réel comme dans Il faut que tu partes ?
Je vous souhaite un bon après-midi en attendant de vous lire.
Christophe
Lire la suite sur : https://www.etudes-litteraires.com/grammaire/propositions-subordonnees
Bonsoir.
En fait, il s’agit bien du sujet réel.
Je pense que "terme complétif" désigne la séquence de la tournure impersonnelle, ce qui la complète.
Et il se trouve que ce qui complète "il faut", comme ce qui complète "il est regrettable" est le sujet réel.