Bonjour kazache,,
Je m’intéresserai d’abord à "sinon que" que l’on pourrait remplacer par "si ce n’est.".
B. − [Dans une prop. nég., sinon signifie que qqc. est excepté de la portée de la nég.]1. [La nég. porte sur un groupe nom. ou pronom.; sinon est suivi d’un groupe nom. ou pronom. désignant ce qui est excepté] Point de femmes, sinon quelques paysannes qui viennent vendre leurs denrées (Mérimée,Colomba, 1840, p. 26).Dès le lendemain matin il n’y coulait plus d’eau [aux robinets], sinon un maigre filet spasmodique (Ambrière,Gdes vac., 1946, p. 305).Le rire décroissait, mais je l’entendais encore distinctement derrière moi, venu de nulle part, sinon des eaux (Camus,Chute, 1956, p. 1493).
− [Opposé à un pron. nég.] Rien n’interrompait le silence de ce cloître, sinon les cris d’un triangle de cigognes qui labouraient la nue (Bertrand,Gaspard, 1841, p. 158).Nul, sinon moi, n’y pénètre (Barrès,Cahiers, t. 1, 1896, p. 120).
− [Sinon est suivi d’une complét.] Les deux femmes n’obtinrent rien de lui, sinon qu’il s’en allât (Boylesve,Leçon d’amour, 1902, p. 104).Mais je n’ai pu me souvenir de ce que je venais de rêver, sinon que j’étais mort et que j’errais dans une région obscure et froide (Green,Journal, 1934, p. 245).
Le TLFI permet d’expliquer l’assertion de Montaigne dans les "Cannibales" : une négation absolue (ces sauvages ne sont vraiment pas barbares) corrigée par une exclusion qui la vide de son sens puisqu’elle est contredite par une appréciation subjective de confort. La dernière négation est bien totale : ce qui n’est pas de son usage = dont il n’a pas l’habitude.
Je trouve le lien suivant très éclairant
https://www.ralentirtravaux.com/lettres/lycee/premiere/grammaire/negation.phpPour la première bien d’accord avec toi, c’est une négation totale : tu n’es pas un démon (c’est ta nature d’être un homme). Ce serait une négation partielle dans la formule suivante : tu n’es pas un démon quand…