Quand le mot outre est une préposition, il y a toujours une idée d’addition.
Analyse grammaticale
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> @""#p546669 Quand le mot outre est une préposition, il y a toujours une idée d'addition.Je ne vois pas d’addition au sens strict dans ce texte :Guy Mazeline dans Les Loups : « Rien n’eût été plus aisé à Saint-Rémon, s’il avait eu quelque esprit, de quitter sans plus d’explications la jeune fille. Il aurait pu comprendre qu’elle se serait jetée à sa poursuite. Mais OUTRE une crainte réelle qu’elle lui inspirait, il voulait encore justifier ses paroles et pousser plus avant son investigation. »
Pourtant, dans cette phrase, il signifie bien en plus de…
Merci Jehan, j’aurais traduit "OUTRE" dans la phrase ci-dessus, par "une sorte de…" par rapport à la crainte réelle. Vraiment je suis en train de réfléchir et je bloque. "en plus de" sans plus ne colle pas pour moi.
Mais que ce soit "en plus de" ou "en ajoutant une sorte de", il y a bien toujours une idée d’addition.
Passer outre
Sens : Ne pas tenir compte de. Là, on veut dire, on laisse tomber ce sujet et on passe à une autre chose. Peut-être l’auteur du texte en utilisant "OUTRE", il faisait référence à un type de crainte réelle singulier.
Ce qu’on peut observer, c’est qu’à la différence des exemples qui précédaient , OUTRE dans la dernière phrase n’additionne pas directement des éléments de même nature.
Je suis tout à fait d’accord avec toi Lamaneur, quoi qu’il en soit, quand l’écrivain Guy Mazeline se sert du mot "outre", il ne signifie pas "en plus de". Il y a deux possibilités, soit l’écrivain s’est trompé (je ne crois pas) en utilisant "outre", soit "outre", il signifie dans sa phrase "à la manière de, une sorte de"
Mazeline n’a pas laissé beaucoup de souvenirs de son succès de courte durée ; on ne le lit plus, et ceux qui s’y risquent disent que son style est particulièrement lourdingue. Je ne sais pas, je n’ai pas essayé. En tout cas, la construction de la phrase incriminée est un peu curieuse, disons condensée, elliptique. OUTRE additionne bien, signifie bien "en plus de", mais il faut sous-entendre quelque chose pour comprendre. Le personnage a deux raisons de ne pas avoir quitté la jeune fille purement et simplement, la première, c’est la crainte, et la seconde, c’est son souci de justification. Ces deux raisons s’additionnent bien. La construction de la phrase aurait été plus régulière (mais pas forcément plus légère) si Mazeline avait écrit :
Mais OUTRE une crainte réelle qu’elle lui inspirait, il ressentait le désir/la nécessité d’encore justifier ses paroles et pousser plus avant son investigation.
ou changé carrément pour "outre que" :
Mais OUTRE qu’elle lui inspirait une crainte réelle, il voulait encore justifier ses paroles et pousser plus avant son investigation.
L’idée d’addition est effectivement discutable, si l’on considère qu’on ne peut additionner des carottes et des navets, sauf à dire que le résultat est X légumes. Mais alors, que peut-être le résultat d’une addition de carottes et de couteaux ? 😊N’est-ce pas le encore qui ajoute ici l’idée l’idée de supplément ou complément.Mais "OUTRE" une crainte réelle qu’elle lui inspirait, il voulait de plus justifier ses paroles et pousser plus avant son investigation. »
Au temps pour moi lamaneur, grâce à votre argument j’y arrive, mon point de vue était partiel. Merci bien.
Bonjour, dans : Les historiens ayant longtemps consulté les archives sur papier, les étudient à présent sous format numérique. "ayant longtemps consulté les archives sur papier" est - elle une indépendante ? Je pencherai plutôt pour une expansion du GN sujet. Merci d’avance pour votre aide et bon week-end à tous. Christophe
@CFJ Bonsoir.Les historiens, ayant longtemps consulté les archives sur papier, les étudient à présent sous format numérique.Tu as raison."ayant longtemps consulté les archives sur papier" ne peut pas être une proposition, elle ne comporte pas de sujet propre distinct du sujet du reste de la phrase.C’est une expansion du GN sujet "Les historiens", une expansion à noyau participial, en fonction d’épithète détachée, et encadrée par deux virgules.
@Jehan Merci 1000 fois et j’apprécie encore plus les détails que vous m’avez apportés.
J’en profite pour rebondir sur une seconde formulation :
Les historiens, qui ont longtemps consulté les archives sur papier, les étudient à présent sous format numérique.
1) qui ont longtemps consulté les archives sur papier : nature : subordonnée relative, fonction : complément du nom les historiens ?
2) le sujet de étudient : Les historiens, qui ont longtemps consulté les archives sur papier
à quel moment apparaît la notion d’expansion du nom ? "qui ont longtemps consulté les archives sur papier" en est-elle une ? expansion est une nature ou une fonction ?
Je me perds un petit peu.
Merci d’avance à tous pour vos lumières.
Christophe
Oui, la relative est complément de son antécédent "historiens". C’est une expansion de ce nom. Encadrée de virgules, c’est une relative explicative, assimilable à une épithète détachée.
Le sujet complet est bien "Les historiens, qui ont longtemps consulté les archives sur papier"; c’est un GN dont le nom-noyau est historiens, ce nom étant déterminé par l’article les, et complété par la relative
"Expansion du nom" n’est pas une nature; une expansion du nom complète ce nom, c’est sa fonction.
Une expansion du nom peut avoir diverses natures : cela peut être une relative, comme ici, mais cela peut être aussi un nom complément, un adjectif ou un participe, voire un infinitif …
Merci @Jehan
Christophe
C’est bien une expansion du GN sujet.
Nous aurions pu avoir une subordonnée participiale, si elle avait eu un sujet distinct.
Par ex. Les archives papier étant difficilement accessibles, les historiens les étudient à présent sous format numérique.
Ah oui ! merci pour cette perspective qui permet de travailler encore plus sur ce sujet.
Bonne soirée à vous.
Bonjour à tous, j’aimerais avoir votre aide sur un exercice à faire en français sur un texte de Stendhal :
Messieurs les jurés,
L’horreur du mépris, que je croyais pouvoir braver au moment de la mort, me fait prendre la parole. Messieurs, je n’ai point l’honneur d’appartenir à votre classe, vous voyez en moi un paysan qui s’est révolté contre la bassesse de sa fortune …
1) Donner la nature des mots de « Messieurs» à « parole ».
2) Relevez tous les pronoms.
4) Relevez tous les mots invariables et classez les en fonction de leur nature :
Bonjour,
Quelles sont vos pistes de réponse ?