Analyse grammaticale

Langue française

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Bonsoir, dans : Je dis que tu es beau, que tu es beau complète le verbe dire et est subordonnée conjonctive introduite par que ? et dans :L’idée que tu échoues est triste, que tu échoues complète le nom idée ? Une conjonctive peut compléter un nom ?J’ai l’impression que je ne dois pas analyser comme ça…Merci d’avance pour votre aide. Christophe

Si, c’est bien cela. Une conjonctive complétive peut très bien compléter certains noms et certains adjectifs :

J’ai eu la crainte que tu échoues. J’ai retrouvé l’espoir que tout va s’arranger.

Je suis content que tu aies réussi, fier que tu aies été reçu.

Merci beaucoup c’est parfait.

bonne journée à vous.

Dans cette phrase, "l’homme qui rit est un marin", j’ai analysé "qui" comme pronom relatif mis pour l’homme avec fonction de sujet du verbe rit dans la relative "qui rit".Si la phrase se réduit à : L’homme qui rit. Comment analyse t on ce qui ? pronom relatif qui reprend l’homme, sujet du verbe rit ? Y a t il un autre terme pour le dire ?Bonne soirée à tous.Christophe

Que la phrase soit entière ou non, l’analyse de qui ne change pas.

Dans le groupe du nom "L’homme qui rit", qui est un pronom relatif; ayant pour antécédent le nom "homme", et ce pronom relatif est sujet du verbe "rit".

> @""#p543643 Que la phrase soit entière ou non, l'analyse de qui ne change pas.Dans le groupe du nom "L'homme qui rit", qui est un pronom relatif; ayant pour antécédent le nom "homme", et ce pronom relatif est sujet du verbe "rit".Merci à vous. "Qui rit" est bien subordonnée dans la première phrase?Mais pas dans la deuxième, il s’agit d’une indépendante?Je vous souhaite une bonne soirée et vous remercie encore pour vos interventions qui m’aident énormément.

"L’homme qui rit" n’est pas une phrase, c’est un groupe du nom.

La proposition "qui rit" ne peut pas être une indépendante, elle ne peut exister seule.

Que la phrase soit complète ou que l’on ne considère que le groupe du nom, "qui rit" est toujours une subordonnée, complément du nom antécédent "homme".

D’accord, je vous remercie. Donc si j’ai bien compris :"L’homme qui rit." n’est pas une phrase, c’est un groupe nominal composé du nom homme, de l’article défini élidé l’ qui détermine homme et de la subordonnée relative "qui rit" ayant pour fonction complément du nom homme. Dans cette subordonnée, qui est pronom relatif ayant pour antécédent le nom "homme", et sa fonction est sujet du verbe rit. Toujours dans le GN L’homme qui rit. peut on dire aussi que l’homme est sujet du verbe rit ?Si je prends le titre L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux. Il s’agit là aussi d’un groupe du nom et non d’une phrase ?N’ hésitez pas à me corriger si je fais fausse route.Cordialement. Christophe

Toujours dans le GN L’homme qui rit. peut on dire aussi que l’homme est sujet du verbe rit ?

Non. Dans le GN seul, "l’homme" n’a aucune fonction, c’est juste le nom-noyau de ce GN.

Dans la phrase complète L’homme qui rit est marin, le GN "L’homme qui rit" est sujet du verbe "est", et le nom "marin" est attribut de ce GN sujet.

L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux est aussi un GN, et non une phrase complète.

Tout est clair merci à vous du temps que vous y avez consacré.

> @""#p543466 Voici ce qu'elle conte."ce qu'elle conte" est une relative périphrastique, équivalant à un GN.On pourrait dire : Voici l'histoire.La fonction de ce qui suit le présentatif est appelée "régime du présentatif" ou simplement "complément du présentatif", sans autre précision particulière.Quant à ce que, il est vrai que l'on peut l'analyser logiquement en le décomposant comme l'a fait Lamaneur. Cela dit, la grammaire Riegel, à propos des relatives périphrastiques, écrit qu'en fait elles n'ont pas de véritable antécédent et que le terme qui les introduit n'a qu'un sens catégoriel très général.Merci beaucoup pour cette précédente réponse ! J’ai un autre souci avec "Les voilà donc étrangers, inconnus, nuls enfin pour moi puisqu’ils l’ont voulu"Ces trois mots, ne peuvent ils pas être attributs du régime du présentatif Les ? ( on ne peut pas les pronominaliser mais on comprend pourtant : "Les voilà donc devenus étrangers, inconnus, nuls").Toujours au sujet des attributs, dans la phrase : "Ils n’ont pu qu’en cessant de l’être", le pronom l’ est-il bien du sujet ils ?

Les voilà donc étrangers, inconnus, nuls.

Oui, ces trois adjectifs ont pour fonction "attributs du pronom Les", c’est-à-dire effectivement attributs du régime du présentatif.

Ils n’ont pu qu’en cessant de l’être.

Oui, attribut, mais pas du sujet "ils" explicite (qui est sujet de ont pu); mais attribut de l’agent implicite de l’infinitif "être".

Encore merci !Et encore une question (décidément…), dans : "Il est doux, à travers les brumes, de voir naître l’étoile dans l’azur, la lampe à la fenêtre, les fleuves de charbon monter au firmament et la lune verser son pâle enchantement."Comment analyser les infinitifs ici ? On pourrait voir les constructions infinitives "voir naître l’étoile dans l’azur" et les suivantes en emploi nominal en tant que régime de l’impersonnel ( on peut dire "Voir naître l’étoile dans l’azur est doux" et aussi "C’est doux") . Mais j’hésite également à considérer naître et les infinitifs suivants comme faisant partie d’une proposition infinitive après le verbe "voir", ce qui n’expliquerait pas l’emploi de l’infinitif pour "voir"….J’en profite pour m’excuser de ces questions successives,j’essaie de m’améliorer en grammaire mais bloque encore sur certaines analyses…

Il est doux, à travers les brumes, de voir naître l’étoile dans l’azur,On ne parle pas ici de "régime de l’impersonnel". Cet impersonnel n’est pas un présentatif. On dira que voir naître… est le sujet réel de "est", tandis que "Il est le sujet grammatical.naître l’étoile dans l’azur, la lampe à la fenêtre,/ les fleuves de charbon monter au firmament /et la lune verser son pâle enchantement sont bien trois propositions infinitives, toutes trois COD de l’infinitif "voir". Elles ont chacune leur sujet propre et leur verbe à l’infinitif.Je vois naître l’étoile. Voir naître l’étoile est bien doux.La proposition infinitive est notamment COD de verbes de perception (entendre, voir, écouter, sentir…). Que ce verbe de perception soit conjugué (vois) ou qu’il soit lui-même à l’infinitif (comme ici voir) ne change pas la nature de la proposition qui en est le COD (naître l’étoile) : il s’agit toujours d’une proposition infinitive.

Bonjour,

"À ce qu’il paraît, les cours sont annulés."

Comment analyser "à ce qu’il paraît" ?

Locution ? Proposition subordonnée ? Quelle serait sa fonction ?

Bonjour.

On peut hésiter.

Ce syntagme est l’équivalent d’un adverbe de modalité, qui modifie toute la phrase (à ce qu’il paraît = apparemment, vraisemblablement ), et donc d’un complément circonstanciel (selon toute apparence, selon ce qu’on dit). On parle de CC de "point de vue".

On pourrait y voir aussi l’équivalent d’une proposition incidente (à ce qu’il paraît = semble-t-il, paraît-il).

Merci beaucoup pour votre réponse.

Bonjour Jehan: je me demandais dans la phrase suivante: "Toutes les portes baîllent, tournent sur leurs gonds , invisiblement manoeuvrées par trente mille hommes ou femmes, dont chacun ou chacune vit dans six pieds carrés, n’y voit pas clair et doit tout voir. Il y a bien 5 propositions: car "manoeuvrées" est un participe passé. Mais si "manoeuvrées" est un participe passé, ce morceau "invisiblement manoeuvrées par trente mille hommes ou femmes," de phrase c’est quoi ? Ce n’est pas une proposition vu qu’il n’y a pas de verbe conjugué ?

Bonsoir.Il y a en fait six verbes conjugués ( que j’ai mis en gras) donc six propositions. Le participe passé manœuvrées n’est pas un verbe conjugué, il est le noyau de "invisiblement manœuvrées par trente mille hommes ou femmes", épithète détachée du nom portes.

Bonsoir,Toutes les portes bâillent, tournent sur leurs gonds , invisiblement manœuvrées par trente mille hommes ou femmes, dont chacun ou chacune vit dans six pieds carrés, n’y voit pas clair et doit tout voir.Excusez-moi, mais je ne vois que cinq verbes en gras….D’accord, je comprends pour l’épithète…