Pour plus de clarté, dans le texte de Mérimée, je surligne en code les six propositions subordonnées.
, elle prit un couteau, s’assura
, et, sans faire le moindre bruit, elle entra dans le jardin. Le jardin, fermé de murs, touchait à un terrain assez vaste
, elle le saisit fortement par sa crinière, et lui fendit l’oreille avec son couteau. Le cheval fit un bond terrible et s’enfuit en faisant entendre un cri aigu. Satisfaite alors, Colomba rentrait dans le jardin
. En même temps, elle entendit
Je pense que les propositions principales sont:
"Elle entra dans le jardin."
Non. La première subordonnée ne complète pas cette proposition, mais la proposition la plus proche d’elle. C’est cette proposition plus proche qui est la principale. Donc c’est…?
"Elle le saisit fortement par sa crinière"
Oui. Elle est complétée par la quatrième subordonnée "Dès que le cheval noir (…)".
"Le cheval fit un bond terrible"
Non. Cette proposition n’est complétée par aucune subordonnée.
"Colomba rentrait dans le jardin"
Oui. Plus précisément : "Satisfaite alors, Colomba rentrait dans le jardin"
"Elle entendit"
Oui. Cette principale, qui débute en fait à "En même temps", est complétée par la toute dernière subordonnée du texte.
Je croyais qu’un COI était introduit par une préposition ? 😫
Quand un pronom ou une proposition sont l’équivalent d’un COI ( groupe introduit par une préposition), ils ont la même fonction COI que le groupe dont ils sont l’équivalent. Ainsi le pronom lui dans Paul lui parle est bien COI malgré l’absence de préposition, puisqu’il est l’équivalent d’un GN COI : Paul parle à son père. De même, dans Je m’assure qu’il est parti, malgré l’absence de préposition, l’on a bien un COI puisque cela équivaut à Je m’assure de son départ.
Ne te reste donc plus qu’à m’indiquer trois principales , les trois propositions qui sont respectivement complétées par ces trois subordonnées :
Lorsqu’elle le crut enfin endormiqu’il était tranchantoù l’on mettait les chevaux