Analyse grammaticale

Langue française

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Vaste sujet !
Mais ce n'est plus de l'analyse grammaticale…
Pour tes questions, tu pourras peut-être utiliser cette discussion :
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/189-concordance-des-temps.html
Ou celle-ci…
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/16733-valeurs-des-temps-et-concordance-des-temps.html

Mais il n'en manque pas d'autres.
Merci beaucoup, Jehan. Je me demandais s'il était possible que tu me propose un extrait de texte (nouvelle fantastique au mieux: c'est ce que je préfère 😀 ) avec un temps du récit au présent (présent, passé-composé, futur) afin que je m'entraine à trouver leurs valeurs… (le temps du récit au passé ça va: je maîtrise à peu près les valeurs de l'imparfait et du passé-simple…)

Bonne fin de journée,
Tu devrais proposer toi-même des textes ou des passages de texte qui te plaisent…
Mais des passages brefs, tout de même !
J'ai posté un sujet sur les valeurs du présent. 😀
Marjolin fut trouvé au marché des Innocents, dans un tas de choux, sous un chou blanc, énorme, et dont une des grandes feuilles rabattues cachait son visage rose d’enfant endormi. On ignora toujours quelle main misérable l’avait posé là. C’était déjà un petit bonhomme de deux à trois ans, très-gras, très-heureux de vivre, mais si peu précoce, si empâté, qu’il bredouillait à peine quelques mots, ne sachant que sourire. Quand une marchande de légumes le découvrit sous le grand chou blanc, elle poussa un tel cri de surprise, que les voisines accoururent, émerveillées ; et lui, il tendait les mains, encore en robe, roulé dans un morceau de couverture. Il ne put dire qui était sa mère. Il avait des yeux étonnés, en se serrant contre l’épaule d’une grosse tripière qui l’avait pris entre les bras. Jusqu’au soir, il occupa le marché. Il s’était rassuré, il mangeait des tartines, il riait à toutes les femmes. La grosse tripière le garda ; puis, il passa à une voisine ; un mois plus tard, il couchait chez une troisième. Lorsqu’on lui demandait : « Où est ta mère ? » il avait un geste adorable : sa main faisait le tour, montrant les marchandes toutes à la fois. Il fut l’enfant des Halles, suivant les jupes de l’une ou de l’autre, trouvant toujours un coin dans un lit, mangeant la soupe un peu partout, habillé à la grâce de Dieu, et ayant quand même des sous au fond de ses poches percées. Une belle fille rousse, qui vendait des plantes officinales, l’avait appelé Marjolin, sans qu’on sût pourquoi.
Marjolin allait avoir quatre ans, lorsque la mère Chantemesse fit à son tour la trouvaille d’une petite fille, sur le trottoir de la rue Saint-Denis, au coin du marché. La petite pouvait avoir deux ans, mais elle bavardait déjà comme une pie, écorchant les mots dans son babil d’enfant ; si bien que la mère Chantemesse crut comprendre qu’elle s’appelait Cadine, et que sa mère, la veille au soir, l’avait assise sous une porte, en lui disant de l’attendre. L’enfant avait dormi là ; elle ne pleurait pas, elle racontait qu’on la battait. Puis, elle suivit la mère Chantemesse, bien contente, enchantée de cette grande place, où il y avait tant de monde et tant de légumes. La mère Chantemesse, qui vendait au petit tas, était une digne femme, très-bourrue, touchant déjà à la soixantaine ; elle adorait les enfants, ayant perdu trois garçons au berceau. Elle pensa que « cette roulure-là semblait une trop mauvaise gale pour crever, » et elle adopta Cadine.
Je me demandais si je pouvais essayer de trouver des propositions subordonnées relatives dans cet extrait ?

Il avait des yeux étonnés, en se serrant contre l’épaule d’une grosse tripière qui l’avait pris entre les bras.
Fonction: Complement du nom ou sujet "d'une grosse tripière"?

Une belle fille rousse, qui vendait des plantes officinales: qui est pronom relatif de l'antécédent "une belle fille rousse":
Fonction: Complément du nom ou complément du sujet de "une belle fille rousse"

La mère Chantemesse, qui vendait au petit tas: qui est pronom relatif de l'antécédent "la mère chantemesse"
Fonction: Complément du nom ou complément du sujet de "la mère Chantemesse"
Tu sais qu'à partir de demain, le forum sera inaccessible pour un temps indéterminé, pour cause de maintenance (voir en haut de page).
Je ne sais pas si j'aurai le temps d'ici là de m'occuper de tout ce que tu me donnes à corriger, pour que tu le consultes avant, mais bon…

Pour ce qui est des relatives, celles que tu as trouvées sont justes.
La fonction d'une proposition relative est d'être complément de l'antécédent du pronom relatif. Inutile de parler de "sujet".

Cherche deux autres relatives ici…
Il existe d'autres pronoms relatifs que "qui" ou "que".

Marjolin fut trouvé au marché des Innocents, dans un tas de choux, sous un chou blanc, énorme, et dont une des grandes feuilles rabattues cachait son visage rose d’enfant endormi.

Puis, elle suivit la mère Chantemesse, bien contente, enchantée de cette grande place, où il y avait tant de monde et tant de légumes.
Je comprends… C'est dommage…
Je te remercie infiniment ! La grammaire me plaît, vraiment. J'ai, toutefois, énormément de mal à jongler avec toutes les notions…
J'ai essayé de travailler sur la valeur des verbes, si tu veux voir mon post… Je ne suis vraiment pas certain de moi …


Je te souhaite une belle soirée, Jehan. Merci infiniment.

Voici les autres propositions subordonnées relatives que j'ai trouvées :
Marjolin fut trouvé au marché des Innocents, dans un tas de choux, sous un chou blanc, énorme, et dont une des grandes feuilles rabattues cachait son visage rose d’enfant endormi.
Fonction: complément de l'antécédent "chou blanc" du pronom relatif "dont".

Puis, elle suivit la mère Chantemesse, bien contente, enchantée de cette grande place, il y avait tant de monde et tant de légumes.
Fonction: complément de l'antécédent "grande place" du pronom relatif "où".
C'est cela… Il te reste à donner leur fonction !
J'ai édité. 😀
C'est bon !

Quant à ton exercice sur la valeur du présent, je ne te promets rien, mais j'essaierai.
Merci beaucoup, Jehan. 🙂

Hello,

Dans "Que de ne pas avoir de chez soi", avoir peut-il être considéré comme un sujet ? Qu'est-ce qu'il est si il ne l'est pas ? Car je sais que certains infinitifs peuvent être sujet…
Hello!
Oui, l'infinitif peut être sujet.
Dans Ne pas avoir de chez soi peut être fort gênant, l'expression en gras est sujet.

Je pense qu’il y aurait beaucoup de choses à redire, mais en tout cas la dernière proposition :

"une maison" est sujet de "porter": GN

ne me semble pas très astucieuse : une maison porte quoi à ton avis ?

Bonsoir, Bien sûr ! Si je prends ce texte: Je suis à la recherche des sujets. Un escargot sur un roseau,Prenait le frais au bord de l’eau.Voilà que passe une limace,Qui ne portait rien sur son dos.« Quel malheur » se dit-il tout bas,« Que de ne pas avoir de chez soi ».Tandis qu’elle pensait :« Quelle corvéed’avoir une maison à porter »Corinne Albaut"Un escargot" est sujet de "prenait: GN"Une limace" est sujet de "passe": GN"UNe limace" est sujet de "qui ne portait rien": GN"la limace" est sujet de "aimait": GN"dit" est sujet de "il": PP"Ne pas avoir de chez soi" est sujet de ?"elle" est sujet de "pensait":Nature: PP"une maison" est-il le sujet de "porter" ? Nature: GN

UNe limace" est sujet de "qui ne portait rien": GNNon, "Une limace" est sujet de "passe", tu l’as dit avant.Le sujet de "portait", c’est le pronom relatif "qui"."la limace" est sujet de "aimait": GNNon… Et je ne vois pas "aimait" dans le texte, il en manque peut-être une partie."dit" est sujet de "il": PPTu veux plutôt dire que le pronom personnel "il" est sujet de "dit" ?"elle" est sujet de "pensait":Nature: PP Oui."une maison" est-il le sujet de "porter" ? Nature: GNBien sûr que non, ce n’est pas la maison qui porte. Cet infinitif "porter" n’a pas de sujet, ce n’est pas une proposition infinitive. "à porter" est un complément du nom "maison""Ne pas avoir de chez soi" est sujet de ?Difficile à dire. On peut considérer que c’est le sujet d’un verbe être sous-entendu."Ne pas avoir de chez soi est un grand malheur"

Je vois… merci beaucoup, je vais réviser ma fonction sujet… ! J’avais une autre question …"Et elle marchait vraisemblablement comme au jour où une femme l’avait achetée dans le ravissement de posséder ce fin bijou." Dans la phrase suivante comme est une conjonctiond e subordination n’est-ce pas ? "J’avais du goût pour tant de choses que je ne pouvais éprouver de passion pour rien". Idem ici, que est bien une conjonction de subordination ?De plus, pour la fonction sujet, j’ai un doute: "ne pas avoir de chez soi" peut être embarassant je n’arrive pas à m’expliquer que cette proposition soit sujet ? C’est donc l’infinitf avoir qui est sujet ?

"Et elle marchait vraisemblablement comme au jour où une femme l’avait achetée dans le ravissement de posséder ce fin bijou." Dans la phrase suivante comme est une conjonction de subordination n’est-ce pas ?Oui. Elle introduit une proposition circonstancielle de comparaison, avec sujet et verbe sous-entendus : La montre marchait… "comme (elle marchait) au jour où une femme l’avait achetée… etc.""J’avais du goût pour tant de choses que je ne pouvais éprouver de passion pour rien". Idem ici, que est bien une conjonction de subordination ?Oui, elle introduit une subordonnée circonstancielle de conséquence.Mon absence de passion est la conséquence de mon goût pour trop de choses.

D’accord, merci!

De plus, pour la fonction sujet, j’ai un doute:

"ne pas avoir de chez soi" peut être embarassant je n’arrive pas à m’expliquer que cette proposition soit sujet ? C’est donc l’infinitf avoir qui est sujet ?

"Ne pas avoir de chez-soi" n’est pas une proposition, il n’y a ni verbe conjugué ni sujet.

C’est un groupe infinitif, dont le noyau est l’infinitif "avoir".

Ce groupe a la même fonction qu’un groupe nominal de sens équivalent.

Ne pas avoir de chez-soi peut être embarrassant.

Le manque de domicile peut être embarrassant.

Dans les deux phrases, le groupe en gras, qu’il soit groupe infinitif ou groupe nominal, est sujet du verbe "peut".

Merci beaucoup Jehan, pour tes éclaircissements.J’aimerais rapidement revenir sur les fonctions (dont j’ai horreur, je ne sais pas si tu te souviens…) notamment de la préposition (mais aussi de la conjonction de la subordination). Si je prends ce texte, par exemple: Les murs de la cellule étaient nus, peints à la chaux. Une fenêtre étroite étroite et grillée, percée très haut. De façon qu’on ne pût pas y atteindre, éclairait cette petite pièce claire et sinistre; et le fou, assis sur une chaise de paille, nous regardait d’un oeil fixe, vague et hanté. Il était fort maigre avec des joues creuses et des cheveux presque blancs qu’on devinait blanchis en quelques mois. Je suivis le docteur dans son cabinet, et il me remit le journal de ce misérable homme. " Lisez, dit-il, et vous me direz votre avis. Jusqu’à l’âge de trente-deux ans, je vécus tranquille sans amour. La vie m’apparaissait très simple, très bonne et très facile. J’étais riche. J’avais du goût pour tant de choses que je ne pouvais éprouver de passion pour rien. Je me réveillais chaque jour pour faire des choses qui me plaisent et je me couchais satisfait, avec l’espérance paisible du lendemain et de l’avenir sans souci. Etant riche je recherchais les meubles anciens et les vieux objets et souvent je pensais aux mains inconnues qui avaient palpé ces choses, aux yeux qui les avaient admirées, aux coeurs qui les avaient aimées, car on aime les choses. Je restais souvent, pendant des heures, à regarder une petite montre du siècle dernier. Et elle marchait vraisemblablement comme au jour où une femme l’avait achetée.Le baiser est immortel, lui ! Il va de lèvre en lèvre, de siècle en siècle et d’âge en âge. Les murs de la cellule: nature: préposition / Fonction introduit complément du nompeints à la chaux: préposition / introduit un complément du nom. étroite et grillée: conjonction de coordination / fonction ? percée très: adverbe de degréhaut: adverbe de manière ?qu’on ne pût pas: adv de négation ?claire et sinistre: conjonction de coordination et le fou: conjonction de coordination assis sur une chaise: prépositionchaise de paille: préposition: fonction: complément du nomnous regardait d’un oeil fixe, vague et hanté: préposition.fort maigre: adv de degréavec des joues creuses: préposition / fonction ? introduit quo? et des cheveux presque blancs: conjonction de coordination qu’on devinait blanchis en quelques mois: préposition introduit un complément circonstanciel de temps ? Je suivis le docteur dans son cabinet, et il me remit le journal de ce misérable homme. DANS: préposition / introduit un complément circonstanciel de lieu. ET: conjonction de coordination. de trente-deux ans: préposition / complément circonstanciel de temps ? je vécus tranquille sans amour: préposition / introduit quoi ? J’avais du goût pour tant de choses que je ne pouvais éprouver de passion pour rien. QUE: conjonction de subordination / introduit une proposition subordonnée complétive conjonctive ?? POUR: préposition / introduit un complément circonstanciel de but ?moindre que le mien peut-être, car l’amour est venu me trouver de incroyable manière.: conjonction de coordinationEtant riche je recherchais les meubles anciens et les vieux objets et souvent je pensais aux mains inconnues. ET: conjonction de coordination. SOUVENT: adv de temps. aux coeurs qui les avaient aimées, car on aime les choses. Je restais souvent, pendant des heures: Conjonction de coordination à regarder une petite montre du siècle dernier: Préposition / introduit quoi ? Et elle marchait vraisemblablement : conjonction de coordination / pas de fonction ?comme au jour où une femme l’avait achetée: conjonction de subordination / introduit une proposition subordonnée conjonctive ?Il va de lèvre en lèvre, de siècle en siècle et d’âge en âge. Prépositions. Introduit complément circonstanciel de lieu /puis de temps (siècle) / puis de temps (âge) ??

peints à la chaux: préposition / introduit un complément du nom.

Non, elle introduit un complément de participe passé employé comme adjectif ("peints") . D’autre part, on ne peut pas vraiment parler de "fonction" pour les prépositions elles-mêmes. Ce qui a une fonction, c’est le complément qu’elles introduisent et dont elles font partie.

étroite et grillée: conjonction de coordination / fonction ?

Comme pour les prépositions, pas vraiment de fonction. On se contentera de dire qu’elle coordonne deux adjectifs.

percée très: adverbe de degré

Oui, il modifie l’adverbe "haut", c’est sa fonction. Il n’a pas de fonction par rapport à "percée". Ce qui va ensemble, c’est le groupe "très haut". C’est ce groupe adverbial de manière qui modifie le participe "percée".

chaise de paille: préposition: fonction: complément du nom

Non, c’est "de paille" qui a la fonction de complément du nom; la préposition ne fait que l’introduire.

nous regardait d’un œil fixe, vague et hanté: préposition.

Oui, elle introduit un complément de manière.

fort maigre: adv de degré

Oui, il modifie l’adjectif "maigre".

avec des joues creuses: préposition / fonction ? introduit quo?

Elle introduit un groupe prépositionnel ("avec des joues creuses") dont le noyau est le nom "joues". Ce groupe prépositionnel joue le rôle d’un attribut du sujet "il".

Comme d’habitude, et malgré mes remarques précédentes, tu me donnes d’un coup un très long "pavé" à corriger. Je finirai plus tard la correction de celui-ci, je n’ai pas que cela à faire, figure-toi… 😐️