Je pensais avoir ma réponse… Mais votre message me remet un doute à nouveau…
Analyse grammaticale
4319 réponses · Page 145 / 216
Il vaut mieux oublier l'idée de "relative" qui ne marche assez bien que dans un cas, celui où l'on a un COD :
Dans les autres cas (et notamment la phrase avec "par vanité"), le "que" n'est pas analysable, et l'ensemble de la tournure est un gallicisme qu'on doit accepter comme tel, quel que soit le nom qu'on lui donne.
C'est ce livrequ'il a lu. (Il a lu ce livre.)Ici "que" joue à peu près normalement le rôle de pronom relatif classique.
qu' : fonction COD.
Dans les autres cas (et notamment la phrase avec "par vanité"), le "que" n'est pas analysable, et l'ensemble de la tournure est un gallicisme qu'on doit accepter comme tel, quel que soit le nom qu'on lui donne.
A mon avis, toute réponse catégorique et toute analyse en ce qui concerne cette tournure peut être contestée.
Jehan te l'a dit : On peut parler d'un relatif multifonctions. Et le grammairien Legoffic y voit une sorte de relative. Tu peux toujours te référer à ce personnage et mentionner son analyse si tu as des doutes, comme j'en ai moi-même.
Pour moi, que, s'il est pronom relatif, ne peut représenter le nom vanité.
Ce n'est pas comme s'il était écrit : Il a agi avec cette vanité qu'on lui connaît.
Que complète de façon naturelle le présentatif C'est. Comme dans : C'est avec plaisir que je viendrai vous voir ; C'est avec conviction qu'il défend ses idées.…
Et en réalité, pour le sens du moins, c'est comme si l'on avait une proposition indépendante : Il l'avait épargnée par vanité. Le c'est…que n'est qu'une forme emphatique propre au français. Elle peut être rendue dans d'autres langues par un changement dans l'ordre des mots.
Lamaneur, je constate avec plaisir que nous sommes sur la même longueur d'onde.
Jehan te l'a dit : On peut parler d'un relatif multifonctions. Et le grammairien Legoffic y voit une sorte de relative. Tu peux toujours te référer à ce personnage et mentionner son analyse si tu as des doutes, comme j'en ai moi-même.
Pour moi, que, s'il est pronom relatif, ne peut représenter le nom vanité.
Ce n'est pas comme s'il était écrit : Il a agi avec cette vanité qu'on lui connaît.
Que complète de façon naturelle le présentatif C'est. Comme dans : C'est avec plaisir que je viendrai vous voir ; C'est avec conviction qu'il défend ses idées.…
Et en réalité, pour le sens du moins, c'est comme si l'on avait une proposition indépendante : Il l'avait épargnée par vanité. Le c'est…que n'est qu'une forme emphatique propre au français. Elle peut être rendue dans d'autres langues par un changement dans l'ordre des mots.
Lamaneur, je constate avec plaisir que nous sommes sur la même longueur d'onde.
Laoshi a écrit : Il s'agit ici d'une tournure emphatique, d'une mise en relief, si tu préfères. C'est typiquement français.Bonjour Laoshi, je ne suis pas germanophone mais il m'arrive régulièrement de corriger des ouvrages traduis de l'allemand, dans lesquelles je retrouve beaucoup plus souvent que dans les textes français cette tournure emphatique « c'est… que… ».
La plupart du temps – pas toujours, il arrive que la volonté d'emphase soit justifiée – je propose de remplacer par la tournure directe.
Ne penses-tu pas que cette tournure soit plus germanique que française ?
Je pose cette question à lamaneur aussi, qui considère cette tournure comme un gallicisme.
Laoshi a écrit :Lamaneur, je constate avec plaisir que nous sommes sur la même longueur d'onde.Comme très souvent. Je me demande si nous ne parlons pas la même langue ! 😉
Ce que"relateur omnifonctions" ne se rencontre pas que dans la structure clivée qui nous occupe…
Le jour où nous sommes venus...
Le jour que nous sommes venus...
Le jour où nous sommes venus...
Le jour que nous sommes venus...
Mais cela n’a rien à voir !
Là, le jour est bien l’antécédent.
Là, le jour est bien l’antécédent.
Si que était relatif, quelle serait sa fonction ?
Le jour que nous sommes venus. = Nous sommes venus ce jour
Fonction de que : CC de temps.
N'oublions pas qu'il s'agit ici d'un relatif omnifonction.
D'ailleurs, on peut aussi utiliser le relatif CC de temps où.
Le jour où nous sommes venus.
Dans les deux cas, l'antécédent est "le jour".
Dans les deux cas, proposition relative.
Ceci juste pour rappeler qu'un que relatif n'a pas forcément une fonction de COD, même si cette dernière fonction est de loin la plus fréquente.
Fonction de que : CC de temps.
N'oublions pas qu'il s'agit ici d'un relatif omnifonction.
D'ailleurs, on peut aussi utiliser le relatif CC de temps où.
Le jour où nous sommes venus.
Dans les deux cas, l'antécédent est "le jour".
Dans les deux cas, proposition relative.
Ceci juste pour rappeler qu'un que relatif n'a pas forcément une fonction de COD, même si cette dernière fonction est de loin la plus fréquente.
Bonjour,
J'essaie d'analyser "à rire" dans la phrase "Mais qu'ont-ils donc à rire ?" pour pouvoir préciser le rôle de la préposition "à". Je me demande s'il s'agit simplement d'une proposition infinitive, mais il me semble qu'elles se construisent directement.
Merci de votre aide !
J'essaie d'analyser "à rire" dans la phrase "Mais qu'ont-ils donc à rire ?" pour pouvoir préciser le rôle de la préposition "à". Je me demande s'il s'agit simplement d'une proposition infinitive, mais il me semble qu'elles se construisent directement.
Merci de votre aide !
Bonjour.
En tout cas, il ne s'agit pas d'une proposition infinitive.
Dans à rire, il n'y a aucun sujet distinct du sujet ils.
Il ne s'agit même pas d'une proposition.
Formellement, c'est un COI à noyau infinitif, à sens vaguement causal.
à rire équivaut à peu près à "puisqu'ils rient"
Puisqu'ils rient, on se demande ce qu'ils ont.
En tout cas, il ne s'agit pas d'une proposition infinitive.
Dans à rire, il n'y a aucun sujet distinct du sujet ils.
Il ne s'agit même pas d'une proposition.
Formellement, c'est un COI à noyau infinitif, à sens vaguement causal.
à rire équivaut à peu près à "puisqu'ils rient"
Puisqu'ils rient, on se demande ce qu'ils ont.
Bonjour,
Si j'écris :
"C'est un gagnant."
Et :
"C'est quelqu'un qui a gagné."
La deuxième phrase est plus circonscrite. Mais en termes d'analyse grammaticale, comment distinguez-vous les deux ?
Merci d'avance.
Si j'écris :
"C'est un gagnant."
Et :
"C'est quelqu'un qui a gagné."
La deuxième phrase est plus circonscrite. Mais en termes d'analyse grammaticale, comment distinguez-vous les deux ?
Merci d'avance.
Bonjour.
C'est un gagnant : présentatif "C'est" + régime du présentatif "un gagnant".
"un gagnant" est un groupe nominal (déterminant + participe présent employé comme nom).
C'est quelqu'un qui a gagné : présentatif "C'est" + régime du présentatif "quelqu'un qui a gagné".
"quelqu'un qui a gagné" : pronom indéfini "quelqu'un" complété par la proposition relative "qui a gagné".
Un gagnant peut être quelqu'un qui gagne, qui a l'habitude de gagner, qui a gagné ou qui peut gagner plus tard.
"Quelqu'un qui a gagné"… ce n'est que quelqu'un qui a gagné ! 😉
C'est un gagnant : présentatif "C'est" + régime du présentatif "un gagnant".
"un gagnant" est un groupe nominal (déterminant + participe présent employé comme nom).
C'est quelqu'un qui a gagné : présentatif "C'est" + régime du présentatif "quelqu'un qui a gagné".
"quelqu'un qui a gagné" : pronom indéfini "quelqu'un" complété par la proposition relative "qui a gagné".
Un gagnant peut être quelqu'un qui gagne, qui a l'habitude de gagner, qui a gagné ou qui peut gagner plus tard.
"Quelqu'un qui a gagné"… ce n'est que quelqu'un qui a gagné ! 😉
Bonjour Jehan,
Merci pour cette intéressante réponse.
Avant d'entrer plus avant dans les détails, je dois dire que je n'ai jamais rencontré cette expression "présentatif".
C'est de la nouvelle grammaire ? Et à quel "groupe d'analyse" cette notion de présentatif se rattache-t'elle ? Je veux dire, qu'est-ce qu'il y a comme notions similaires au "présentatif" ?
Merci pour cette intéressante réponse.
Avant d'entrer plus avant dans les détails, je dois dire que je n'ai jamais rencontré cette expression "présentatif".
C'est de la nouvelle grammaire ? Et à quel "groupe d'analyse" cette notion de présentatif se rattache-t'elle ? Je veux dire, qu'est-ce qu'il y a comme notions similaires au "présentatif" ?
Bonsoir.
Pour mieux cerner cette notion de "présentatif" (terme utilisé depuis plusieurs décennies) :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9sentatif
https://www.alloprof.qc.ca/bv/pages/f1146.aspx
Ce qui suit le présentatif, ce qu'il présente, est appelé "régime du présentatif" ou "complément du présentatif".
Pour mieux cerner cette notion de "présentatif" (terme utilisé depuis plusieurs décennies) :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9sentatif
https://www.alloprof.qc.ca/bv/pages/f1146.aspx
Ce qui suit le présentatif, ce qu'il présente, est appelé "régime du présentatif" ou "complément du présentatif".
Bonjour Jehan,
Mais à quelle classe d'analyse, appartient cette notion de "présentatif" ?
Je n'ai lu ce terme dans aucun manuel de grammaire.
Et quels termes seraient dans la même classe ? Existe-t'il des "conclusifs", des "négatifs"… ?
Mais à quelle classe d'analyse, appartient cette notion de "présentatif" ?
Je n'ai lu ce terme dans aucun manuel de grammaire.
Et quels termes seraient dans la même classe ? Existe-t'il des "conclusifs", des "négatifs"… ?
Bonsoir.
C'est étrange que tu n'aies rien trouvé sur aucune grammaire.
De quand datent les grammaires que tu as consultées ?
As-tu consulté par exemple la Grammaire méthodique du français de Riegel ? La grammaire Denis-Sancier-Chateau ? Ils sont également étudiés, entre autres, dans le petit volume "Grammaire" dans la collection "Les Guides" Robert & Nathan.
Qu'entends-tu par "classe d'analyse" ?
Tu trouveras la liste des présentatifs en cliquant sur les liens de mon précédent message.
Certains présentatifs peuvent s'utiliser évidemment à la forme négative : il n'y a pas… ce n'est pas…
Mais je ne saisis pas trop ce que tu entends par le terme "conclusif".
C'est étrange que tu n'aies rien trouvé sur aucune grammaire.
De quand datent les grammaires que tu as consultées ?
As-tu consulté par exemple la Grammaire méthodique du français de Riegel ? La grammaire Denis-Sancier-Chateau ? Ils sont également étudiés, entre autres, dans le petit volume "Grammaire" dans la collection "Les Guides" Robert & Nathan.
Qu'entends-tu par "classe d'analyse" ?
Tu trouveras la liste des présentatifs en cliquant sur les liens de mon précédent message.
Certains présentatifs peuvent s'utiliser évidemment à la forme négative : il n'y a pas… ce n'est pas…
Mais je ne saisis pas trop ce que tu entends par le terme "conclusif".
Eh bien, c'est la classe des présentatifs ! 😉
Est-il besoin d'autre chose ? Pour qui ? Pour quoi ?
Est-il besoin d'autre chose ? Pour qui ? Pour quoi ?
Bonjour !
Dans la phrase suivante, d' et de est une préposition ou un déterminant ?
Au est bien un déterminant (article défini contracté ?)
Au pied des murs une bordure d'herbes folles et de ronces [….]
Dans la phrase suivante, d' et de est une préposition ou un déterminant ?
Au est bien un déterminant (article défini contracté ?)
Au pied des murs une bordure d'herbes folles et de ronces [….]
Bonjour,
D' et de sont des prépositions.
Au est un article défini contracté.
D' et de sont des prépositions.
Au est un article défini contracté.