Mais oui ! Hou, Jehan ! 😜
Analyse grammaticale
4319 réponses · Page 144 / 216
Bonjour,
Je travaille actuellement sur la fonction complément d'objet et l'un de mes relevés me pose problème :
Ou doit-on bien séparer les différentes propositions sans les rapporter à "je savais" dans l'analyse des compléments d'objets ce qui donnerait : que je ne me trompais pas COD de "Je savais" et "son cours normal" COD de "prendrait".
De même pour celle-ci :
"Je pense souvent à cette image que je suis seule à voir encore"
Le problème est similaire, " à cette image" est COI mais qu'en est-il de la proposition infinitive qui suit ?
J'ai certainement raté quelque chose à propos de l'utilisation des subordonnées en fonction complément d'objet …
Ces phrases m'ont un peu perdu, j'espère avoir été clair dans l'explication de mon problème.. 😐 N'hésitez pas à me corriger, j'aimerais vraiment comprendre, merci !
Je travaille actuellement sur la fonction complément d'objet et l'un de mes relevés me pose problème :
"Je savais aussi que je ne me trompais pas, qu'un jour il se ralentirait et qu'il prendrait son cours normal."En effet, j'ai l'impression qu'il y a ici plusieurs propositions. Pourtant la facilité pousserait à dire que l'ensemble des propositions se rapporte à "Je savais", dans ce cas, s'agit-il d'un très long COD ou de plusieurs COD ?Je n'ai pas l'impression d'avoir ici à faire à un COS, le "qu' " a l'air d'être conjonctif.
Marguerite Duras,L'amant, 1984.
Ou doit-on bien séparer les différentes propositions sans les rapporter à "je savais" dans l'analyse des compléments d'objets ce qui donnerait : que je ne me trompais pas COD de "Je savais" et "son cours normal" COD de "prendrait".
De même pour celle-ci :
"Je pense souvent à cette image que je suis seule à voir encore"
Le problème est similaire, " à cette image" est COI mais qu'en est-il de la proposition infinitive qui suit ?
J'ai certainement raté quelque chose à propos de l'utilisation des subordonnées en fonction complément d'objet …
Ces phrases m'ont un peu perdu, j'espère avoir été clair dans l'explication de mon problème.. 😐 N'hésitez pas à me corriger, j'aimerais vraiment comprendre, merci !
Bonsoir.
Je savais aussi / que je ne me trompais pas, / qu'un jour il se ralentirait / et qu'il prendrait son cours normal.
Autant de propositions que de verbes conjugués.
Nous avons bien ici une proposition principale et trois propositions conjonctives complétives, chacune étant COD de la principale. Bien sûr, on peut dire en plus que l'ensemble des trois complétives constitue un long COD.
"son cours normal" est bien COD de prendrait, mais ce n'est évidemment pas une proposition.
Je pense souvent à cette image / que je suis seule à voir encore.
Pas de proposition infinitive, mais une proposition principale et une proposition relative.
La proposition relative est complément du nom antécédent image.
Le seul COD est le pronom relatif que, représentant l'antécédent image ; ce pronom est COD de l'infinitif voir.
que je suis seule à voir > je suis seule à voir l'image.
Je savais aussi / que je ne me trompais pas, / qu'un jour il se ralentirait / et qu'il prendrait son cours normal.
Autant de propositions que de verbes conjugués.
Nous avons bien ici une proposition principale et trois propositions conjonctives complétives, chacune étant COD de la principale. Bien sûr, on peut dire en plus que l'ensemble des trois complétives constitue un long COD.
"son cours normal" est bien COD de prendrait, mais ce n'est évidemment pas une proposition.
Je pense souvent à cette image / que je suis seule à voir encore.
Pas de proposition infinitive, mais une proposition principale et une proposition relative.
La proposition relative est complément du nom antécédent image.
Le seul COD est le pronom relatif que, représentant l'antécédent image ; ce pronom est COD de l'infinitif voir.
que je suis seule à voir > je suis seule à voir l'image.
Bonjour,
Je me suis plainte d'elle.
me = COD
elle = complément d'objet second
ou dit-on "d'elle" = complément d'objet second?
Merci
Je me suis plainte d'elle.
me = COD
elle = complément d'objet second
ou dit-on "d'elle" = complément d'objet second?
Merci
"Se plaindre" au sens de "exprimer ses griefs" a un sens assez différent de "plaindre soi-même", et le pronom réfléchi ne s'analysera guère comme un COD du verbe simple "plaindre".
En conséquence, on dira simplement que "d'elle" est formellement un COI de "se plaindre", et sémantiquement un complément de propos : d'elle = à propos d'elle, au sujet d'elle.
En conséquence, on dira simplement que "d'elle" est formellement un COI de "se plaindre", et sémantiquement un complément de propos : d'elle = à propos d'elle, au sujet d'elle.
Merci bien. Et comment en est-il avec les autres réfléchis ayant des compléments, comme par exemple se moquer de?
Même chose. On a affaire à des COI , pas à des COS. Quand la forme pronominale a manifestement un sens éloigné de celui de la forme simple, ou quand le verbe n'est employé qu'à la forme pronominale, on ne peut guère analyser séparément le pronom réfléchi. Se moquer de quelqu'un, ce n'est évidemment pas "moquer soi-même de quelqu'un".
De même, se souvenir de quelque chose, ce n'est pas "souvenir soi-même de quelque chose"
Et s'apercevoir de son erreur, ce n'est pas "apercevoir soi-même de son erreur".
En revanche, dans "s'apercevoir dans la glace", il s'agit bien d' "apercevoir soi-même dans la glace".
Le verbe a ici son sens propre, le s' est bien COD, et "dans la glace" un complément de lieu.
De même, se souvenir de quelque chose, ce n'est pas "souvenir soi-même de quelque chose"
Et s'apercevoir de son erreur, ce n'est pas "apercevoir soi-même de son erreur".
En revanche, dans "s'apercevoir dans la glace", il s'agit bien d' "apercevoir soi-même dans la glace".
Le verbe a ici son sens propre, le s' est bien COD, et "dans la glace" un complément de lieu.
Merci bien 🙂
Enfant, elle avait déjà un don pour la musique.
Apposition ou attribut? (On pourrait ajouter "étant" devant enfant).
Enfant, elle avait déjà un don pour la musique.
Apposition ou attribut? (On pourrait ajouter "étant" devant enfant).
C'est bien une apposition au pronom sujet elle :
https://grammaire.reverso.net/1_3_08_Lapposition.shtml
https://grammaire.reverso.net/1_3_08_Lapposition.shtml
Bonjour,
Je n'arrive pas à identifier avec certitude les fonctions de la citation suivante :
"je me ferai savant en la philosophie".
Dois-je déconstruire de la manière suivante : faire quelque chose à quelqu'un, auquel cas "savant" serait COD, et "me" COI, - mais cela me paraît erroné - ou bien identifier "se faire" comme un verbe pronominal réfléchi, auquel cas j'aurais tendance à vouloir identifier "savant" comme un attribut du sujet, mais je ne suis sûre de rien. Je n'arrive pas à résoudre cette analyse grammaticale. Merci d'avance pour vos éclaircissements !
Je n'arrive pas à identifier avec certitude les fonctions de la citation suivante :
"je me ferai savant en la philosophie".
Dois-je déconstruire de la manière suivante : faire quelque chose à quelqu'un, auquel cas "savant" serait COD, et "me" COI, - mais cela me paraît erroné - ou bien identifier "se faire" comme un verbe pronominal réfléchi, auquel cas j'aurais tendance à vouloir identifier "savant" comme un attribut du sujet, mais je ne suis sûre de rien. Je n'arrive pas à résoudre cette analyse grammaticale. Merci d'avance pour vos éclaircissements !
Bonjour,
Si c'est une forme pronominale, savant est alors attribut du COD me.
Si c'est une forme pronominale, savant est alors attribut du COD me.
Ce n'est d'ailleurs pas spécifique à la forme pronominale.
Exemple : Qui t'a fait roi ?
Le pronom t' est COD, le nom roi est attribut de ce COD.
Exemple : Qui t'a fait roi ?
Le pronom t' est COD, le nom roi est attribut de ce COD.
Bonjour,
Peut-on considérer le groupe de mots souligné comme une proposition subordonnée complétive ?
Merci d'avance,
C'est par vanité qu'il l'avait épargnée.
Peut-on considérer le groupe de mots souligné comme une proposition subordonnée complétive ?
Merci d'avance,
C'est par vanité qu'il l'avait épargnée.
Non. Je ne le crois pas. Le groupe c'est… que...est un présentatif qui permet de mettre en valeur le nom séparé du reste de la phrase.
Il s'agit ici d'une tournure emphatique, d'une mise en relief, si tu préfères. C'est typiquement français.
C'est comme si l'on disait : Il l'avait épargnée par vanité.
Il s'agit ici d'une tournure emphatique, d'une mise en relief, si tu préfères. C'est typiquement français.
C'est comme si l'on disait : Il l'avait épargnée par vanité.
A l'origine, c'est bien une proposition complétive, mais elle ne s'analyse plus ainsi.
Merci pour vos réponses. Pourquoi est-ce qu'elle ne s'analyse plus ainsi ?
Le grammairien Legoffic y voit une sorte de relative,
avec un antécédent
et un que qu'il appelle "relatif omnifonction".
C'est par vanitéqu'il l'avait épargnée.
Ici, le relatif omnifonction qu' représente le CC de cause "par vanité", son antécédent.
qu'il l'avait épargnée > il l'avait épargnée par vanité.
qu' : fonction CC de cause.
C'est ce livrequ'il a lu. (Il a lu ce livre.)
qu' : fonction COD.
C'est demainqu'il viendra. (Il viendra demain.)
qu' : fonction CC de temps.
avec un antécédent
et un que qu'il appelle "relatif omnifonction".
C'est par vanitéqu'il l'avait épargnée.
Ici, le relatif omnifonction qu' représente le CC de cause "par vanité", son antécédent.
qu'il l'avait épargnée > il l'avait épargnée par vanité.
qu' : fonction CC de cause.
C'est ce livrequ'il a lu. (Il a lu ce livre.)
qu' : fonction COD.
C'est demainqu'il viendra. (Il viendra demain.)
qu' : fonction CC de temps.
Merci pour votre réponse. Si j'ai bien compris, il s'agirait plus d'une proposition subordonnée relative dont la fonction serait complément de l'antécédent par vanité ici complément circonstanciel.
La tournure emphatique n'y change donc rien ?
La tournure emphatique n'y change donc rien ?
On peut dire que la tournure emphatique met en relief l'antécédent du relatif que omnifonctions.
Mais on ne peut pas dire que vanité soit l’antécédent de que…
Cela voudrait dire que que représente vanité, ce qui n’est pas le cas.
Cela voudrait dire que que représente vanité, ce qui n’est pas le cas.