Kevin7 a écrit :Dans la phrase suivante : " Pour un forçat, c’est un crime. ", quelle est la fonction de " pour un forçat " ?
Dans la mesure où " un crime " est, sauf erreur d'analyse, un attribut du sujet, il ne peut pas s'agir d'un C.O.S. selon moi.
Est-ce alors un complément circonstanciel de condition (même si je n'ai trouvé aucun autre exemple qui commence par " pour "), un complément du présentatif ou un complément de l'attribut (même si je n'ai rien trouvé à ce sujet dans mes manuels) ?
Bonjour.
Pour un forçat, c'est un crime.
C'est un crime, pour un forçat.
Il s'agit ici d'un complément mobile, complément de phrase.
C'est un complément circonstanciel précisant le point de vue selon lequel doit être interprété le reste de la phrase. On parle de "complément de point de vue", "complément de référence", "complément de propos"…
Un tel complément peut être introduit selon les cas par
pour, selon, pour ce qui est de, du point de vue de, en ce qui concerne, etc.
Bonsoir,
Dans "Qu'est-ce donc ?" ou "Où va-t-elle donc ?", qu'est-ce que le "donc" ?
Bonsoir.
Il ne s'agit pas ici d'une conjonction, mais d'un adverbe.
Il n'a pas de sens propre, mais une valeur de renforcement expressif du reste de la phrase.
Dans ce genre d'emploi, le CNRTL parle même simplement de "particule".
https://www.cnrtl.fr/definition/donc (partie
III)
Quant au Robert, il ne mentionne aucune fonction pour le mot
donc en général, et parle pour ce genre d'emploi de
donc "explétif".
Bonjour,
J'aurais besoin de votre aide pour analyser une partie de la phrase suivante :
" C'est le problème dont je voulais te parler "
Dont est-il bien un pronom relatif qui introduit la subordonnée relative "dont je voulais te parler" ?
"Parler", verbe à l'infinitif, est bien COD du verbe "voulais" ?
"Te", pronom personnel, est-il attribut du COD ?
Pour finir, quelle est la fonction du pronom "dont" ici ?
Je suis un peu perdue !
Merci d'avance pour vos lumières
Marie
"Te", pronom personnel, est-il attribut du COD ?
Non. Je voulais
te parler = je voulais parler
à toi.
Dont est bien un pronom relatif.
En fait il est complément du verbe parler (=Je voulais te parler
d’un problème ) et a la même fonction qu’aurait “d’un problème”.
Le verbe parler a deux compléments d’objet, on va dire un COS et un COI.
En toute rigueur, on ne parle de COS que lorsque l'autre complément est un COD.
On dira ici que parler a deux COI : lui et dont
Bonjour,
quelqu'un peut-il m'expliquer la construction de cette phrase ?
"Qu’avait-il bien pu lui valoir une telle cicatrice ?"
Quelque chose me gêne…
Merci d'avance.
Tu serais probablement moins gêné par :
Qu'est-ce qui avait bien pu lui valoir cette cicatrice ?
Oui lamaneur, bien sûr, mais c'est plus lourd.
La première formulation est-elle fautive ?
Non, la première formulation est tout à fait correcte.
Que ici = qu’est-ce que.
Qu’est-ce que tu fais ?= que fais-tu ?
Il demeure que cette construction sonne mal. On entend mieux :
Qu’avait-il bien pu faire pour mériter une telle cicatrice ?
"Qu’avait-il bien pu lui valoir une telle cicatrice ?"
Avis contraire, moi j'aime bien cette formulation, peut-être un peu plus littéraire, mais claire et simple.
Laoshi a écrit :Non, la première formulation est tout à fait correcte.
Que ici = qu’est-ce que.
Qu’est-ce que tu fais ?= que fais-tu ?
Certes. Transformons donc :
"Qu’avait-il bien pu lui valoir une telle cicatrice ?"
devient
"Qu’est-ce qu'il avait bien pu lui valoir une telle cicatrice ?"
phrase qui diffère de ce celle qui me semble pus légitime :
Qu'est-ce qui avait bien pu lui valoir cette cicatrice ?
Le "il" impersonnel de trop me gêne considérablement.
Je ne trouve pas la formulation correcte.
D'accord avec Lamaneur.
Qu'est-ce que questionnerait sur un COD inanimé :
Qu'est-ce que tu fais ? > Que fais-tu ?
Et Qu'est-ce qui questionne sur un sujet inanimé :
Qu'est-ce qui avait pu… ?
et n'est pas réductible à un pronom interrogatif simple.
Mais bien sûr, vous avez raison tous les deux !
J’ai mal lu et répondu trop vite.
Pas bien réveillée. Ce il ne convient pas.
Toutes mes excuses. 😞
lamaneur a écrit :"Qu’est-ce qu'il avait bien pu lui valoir une telle cicatrice ?"
phrase qui diffère de ce celle qui me semble pus légitime :
Qu'est-ce qui avait bien pu lui valoir cette cicatrice ?
Le "il" impersonnel de trop me gêne considérablement.
Je ne trouve pas la formulation correcte.
D'accord avec toi, lamaneur (et aussi Jehan), c'est ce "il" qui me gênait, sans que je sache l'identifier.
« Qu'est-ce qui avait bien pu lui valoir cette cicatrice ? » me semble correct, mais plus lourd.
Je cherche une formulation plus proche de l'original.
Après recherche… Le pronom interrogatif
quoi peut être utilisé en fonction de sujet, à condition d'être séparé du verbe par un mot ou par une incise :
3. [Suj.] Quelque chose ne te plaît pas? Quoi?
− [Peut figurer dans une prop. à verbe explicite, pour peu qu'il soit séparé de celui-ci par un mot ou une prop. en incise] Quoi donc t'étonne ? (Flaub.,MmeBovary, t. 2, 1857, p. 228).Quoi, dans la vie, lui donnait le droit de parler ainsi ? (Daniel-Rops,Mort, 1934, p. 372).
https://www.cnrtl.fr/definition/quoi
Je te suggère donc :
Quoi donc avait bien pu lui valoir une telle cicatrice ?Merci pour ta recherche.
L'utilisation de quoi est une bonne solution, juste et "be-bop" !
Peut-être un peu littéraire (le texte en question est un polar).
C'est une formulation correcte, sûrement, mais un peu étrange quand même. La reformulation de Paulang, un peu plus haut, ou une autre du même genre, me semble préférable.