Analyse grammaticale

Langue française

4319 réponses · Page 138 / 216

Bonjour

1) Quelle fonction aurait pour vous le pronom "nous"?

il nous est indispensable

Je vois un attributif mais on ne le dit plus me semble-t-il alors coi du verbe être?


2) elles sont fières de ceux à qui nous avons déjà tout pardonné

pour l'analyse logique

elle sont fières prop principale

de ceux à qui nous avons déjà tout pardonné

prop sub relative substantive / c de l'adjectif fières

êtes-vous d'accord?


merci pour vos réponses
Il nous est indispensable.
nous complément de l'adjectif indispensable.

Elles sont fières de ceux à qui nous avons déjà tout pardonné.
elles sont fières de ceux : proposition principale
à qui nous avons déjà tout pardonné : proposition relative complément du pronom ceux.
Autre analyse possible.

Elles sont fières :
Proposition principale.
de ceux à qui nous avons déjà tout pardonné. :
Proposition relative périphrastique, complément de l'adjectif fières.
Le pronom composé "ceux à qui" est appelé pronom décumulatif.
Tout dépend si le démonstratif ceux a un antécédent identifié, ce qui me semble le plus vraisemblable ici, ou non.
Pour qu'il s'agisse d'une périphrastique, il suffirait que l'expression "ceux à qui nous avons déjà tout pardonné" soit remplaçable par un GN cité antérieurement, ce qui n'est pas invraisemblable non plus. Attendons des précisions sur le contexte…
Anne345 a écrit :Il nous est indispensable.
nous complément de l'adjectif indispensable.

Elles sont ières de ceux à qui nous avons déjà tout pardonné.
elles sont fières de ceux : proposition principale
à qui nous avons déjà tout pardonné : proposition relative complément du pronom ceux.
Je vous remercie pour votre réponse
J'avais bien envisagé la fonction de complément de l'adjectif mais ce qui me gêne , c est que j ai l impression que "nous " est plutôt un ancien datif et de plus on peut facilement le séparer de l'adjectif comme "pour nous ,il est indispensable"

Quelqu'un d'autre a un avis ?Merci


2) le "ceux est bien identifié (pour Jéhan) merci
Bonjour,

Dans la phrase Il n'est pas là.
La fonction de l'adverbe est attribut du sujet il, c'est bien cela ?

Merci.
Non.
Là indique un lieu, non une façon d’être de « il ».
Bien que le sens soit voisin de "Il n'est pas présent", la fonction de "là" est différente de la fonction de "présent" qui est bien attribut.
Jehan a écrit :Non, c'est bien un adverbe.

Que n'ai-je étudié ? (sans "pas") signifie "Pourquoi n'ai-je pas étudié ?" avec une nuance de regret. Si seulement j'avais étudié !

Ce serait un pronom dans la phrase : Que n'ai-je pas étudié ? (= Quelle chose n'ai-je pas étudiée ? )
Exact ! Merci beaucoup !

Bonjour !

Est-ce que dans ces trois phrases nous sommes en présence de subordonnées relatives ?

-J'ai obtenu bien plus de réponses que ce qu'on pouvait en attendre (qu'on pouvait en attendre)

-La réalité s'avère tout autre que ce qu'on s'imagine en pareil cas. (qu'on s'image en pareil cas)

-Nous ne savons plus ce qu'il faut en penser (qu'il faut en penser)


Merci !
Oui. Subordonnées relatives périphrastiques.
Compléments du comparatif dans les deux premiers cas.
COD de "savoir" dans le dernier cas.
Jehan a écrit :Non, c'est bien un adverbe.

Que n'ai-je étudié ? (sans "pas") signifie "Pourquoi n'ai-je pas étudié ?" avec une nuance de regret. Si seulement j'avais étudié !

Ce serait un pronom dans la phrase : Que n'ai-je pas étudié ? (= Quelle chose n'ai-je pas étudiée ? )
Bonjour!!
C'est un extrait du livre "Madame Bovary":

"Que ne pouvait-elle s’accouder sur le
balcon des chalets suisses ou enfermer sa tristesse
dans un cottage écossais, avec un mari vêtu d’un
habit de velours noir à longues basques, et qui
porte des bottes molles, un chapeau pointu et des
manchettes !"

Ce "que" fait-il partie de ce même cas?
Oui :
Pourquoi ne pouvait-elle s'accouder sur le balcon des chalets suisses ou enfermer sa tristesse dans un cottage écossais…
Avec la nuance de regret : comme il aurait été bien qu'elle puisse s'accouder sur le balcon…
Jehan a écrit :Oui. Subordonnées relatives périphrastiques.
Compléments du comparatif dans les deux premiers cas.
COD de "savoir" dans le dernier cas.
Merci beaucoup !

Sur un QCM, dans "Il partit séance tenante" , il est dit que "séance tenante" est un gérondif. J'ai un petit doute ! Qu'en dites-vous ? Merci beaucoup !
Pas de gérondif ici pour moi. Voici ce qui est écrit dans le cnrtl :

https://www.cnrtl.fr/definition/s%C3%A9ance
Bonjour,

Ma question va vous sembler bête mais je me tortille l'esprit depuis un moment dessus alors je tiens à savoir si mon raisonnement est bon ou non.

Dans l'exemple : le soldat a froid. La fonction de "froid" est attribut du sujet "le soldat" ? de plus, "froid" est bien ici un adjectif ?

Merci pour vos lumières,
Flora.
Bonjour.

On considère "avoir froid" comme une locution verbale, formée du verbe avoir et d'un nom sans article. Dans ce genre de tournure, "froid" s'apparente plutôt à un objet qu'à un attribut (avoir froid = "ressentir le froid", ce qui n'est pas la même chose qu' "être froid").
"Froid" est un nom. Certes, le grammairien Le Goffic fait remarquer qu'ici il semble modifiable par un adverbe, comme un adjectif : avoir froid, bien froid, très froid, trop froid.. Mais on peut aussi considérer que dans ce cas, c'est la locution verbale entière qui est modifiée par l'adverbe d'intensité.
Dans l'exemple : le soldat a froid. La fonction de "froid" est attribut du sujet "le soldat" ? de plus, "froid" est bien ici un adjectif ?
Non, dans cette locution, froid n'est pas un adjectif. Tu ne peux pas le remplacer par "froide" si le concerné est féminin, par exemple : "La femme a froide", ne peut se dire.
Cela serait possible avec emploi de l'auxiliaire être, mais le sens n'est plus du tout le même et peut être interprété de deux façons différentes :"La femme est froide".
Je vois, merci pour vos réponses. Donc dans mon exemple, "avoir froid" est une locution verbale et là dans cet exemple il s'apparente à un objet, donc on peut dire qu'il est complément d'objet c'est ça ? Si oui, il est CO du verbe avoir ? Ou bien il ne faut pas séparer la locution et l'analyser en entier ?

Ici donc froid n'est pas un adjectif, mais par contre dans la phrase : cette femme est froide , là oui, il est attribut du sujet ?