Analyse grammaticale

Langue française

4319 réponses · Page 136 / 216

Désolé, ça me choque 😞

D'ailleurs, il y a pour moi tout autant une erreur dans l'autre phrase :

"La plupart des députés ont voté cette loi."

Le sujet c'est "La plupart des députés", pas "les députés".
Dans ces cas spéciaux, on considère "la majorité des" ou "la plupart des" comme une sorte de déterminant composé, un quantificateur.
La grammaire Riegel consacre pas mal de lignes à ce type d'accord.
Le choix du singulier ou du pluriel dépend du sens que l'on veut privilégier, de ce qu'on veut souligner en particulier.

N'en déplaise à ta logique choquée, "la plupart" seul en sujet entraîne bien un verbe au pluriel. On ne dit pas "La plupart est partie" mais bien "La plupart sont partis".
Mais sur le fond, que l'on considère un nom ou un autre comme devant commander l'accord, c'est bien le nom qui commande.

Nomen substantivum quasi substantia propositionis est.
Jehan a écrit :Dans ces cas spéciaux, on considère "la majorité des" ou "la plupart des" comme une sorte de déterminant composé, un quantificateur.
La grammaire Riegel consacre pas mal de lignes à ce type d'accord.
Le choix du singulier ou du pluriel dépend du sens que l'on veut privilégier, de ce qu'on veut souligner en particulier.

N'en déplaise à ta logique choquée, "la plupart" seul en sujet entraîne bien un verbe au pluriel. On ne dit pas "La plupart est partie" mais bien "La plupart sont partis".
Admettons que ce soit à la fois la règle et la norme. Et d'ailleurs c'est le cas.
Est-ce bien logique pour autant ?
Ne dit-on pas "Tout le monde est parti." ?
Mais sur le fond, que l'on considère un nom ou un autre comme devant commander l'accord, c'est bien le nom qui commande.
D'accord.
En fait, je comprends très bien pourquoi c'est le nom qui commande l'accord en genre puisque c'est marqué dans le dictionnaire ==> n.m. ou n.f.
Mais je ne vois pas pourquoi ce serait lui qui commanderait l'accord en nombre.
Nomen substantivum quasi substantia propositionis est.
À vos souhaits 🙂
J'ai cherché sur Google (mes cours de latin remontent à mes années de secondaire…) et n'ai rien trouvé (sauf la même phrase mais en légèrement différente.

À vue de pif, je dirais : "Le nom substantivé est quasiment une proposition." Mais comme ça ne veut rien dire…
Comme te l'a dit Yvain, dans tous les cas, c'est le nom qui impose des variations de forme au déterminant, à l'adjectif qualificatif et au verbe si ce nom est sujet.
Quand le nom change de nombre, il impose une variation de forme au déterminant.

En cas d'ambiguïté, la forme du déterminant permet certes de déceler si tel ou tel nom est au singulier ou au pluriel : (une souris, des souris) Mais c'est bien le nom qui impose la forme du déterminant. Le nom cheval impose l'article un. Le nom chevaux impose l'article des.
Oui, je crois que je me suis un peu compliqué la vie dans cette histoire en ayant voulu dissocier le genre et le nombre. À trop réfléchir, on a le nez dans le guidon et on ne réfléchit plus forcément bien.

Merci pour vos éclaircissements 🙂


Mais je reviens quand même sur l'accord avec "la plupart". Pourquoi faudrait-il un verbe au pluriel alors que le sujet est singulier et qu'un cas semblable tel que "tout le monde" fait appel à un verbe conjugué au singulier ?
Et que dis-tu de l'accord tout aussi "illogique" du verbe au singulier quand le sujet est "plus d'un" ?
Plus d'un peut trouver ça bizarre…
Mais bon, il se fait bien tard.
Pour la suite, demain, il fera jour.
HarolDts a écrit :
Nomen substantivum quasi substantia propositionis est.
À vos souhaits 🙂
J'ai cherché sur Google (mes cours de latin remontent à mes années de secondaire…) et n'ai rien trouvé (sauf la même phrase mais en légèrement différente.

À vue de pif, je dirais : "Le nom substantivé est quasiment une proposition." Mais comme ça ne veut rien dire…
Ah, mais c'est que mes œuvres post-aristotéliciennes ne sont pas encore sur google !

Cela veut dire : "Le substantif est comme la substance de la proposition". Si Aristote (ou Saint-Thomas) ont dit quelque chose d'approchant, tant mieux, mais je l'ai mieux dit qu'eux.

De même l'adjectif représente la qualité, le verbe, l'accident, et la proposition, la forme.

C'est dire l'importance de la grammaire dans la formation philosophique.
Si je comprends bien, si on nomme parfois "substantif" le nom commun, ce n'est pas par hasard, c'est qu'il serait la "substance" du discours.
La forme substantive ou nominale renferme toujours l'idée d'existence; car, dire qu'une idée a tel nom, est nommée de telle manière, c'est dire implicitement qu'elle est, qu'elle existe
(Cnrtl) https://www.cnrtl.fr/definition/substantif
Bonjour !

Dans "il se demande où partir en vacances cet été", "où" est bien adverbe interrogatif ?

Merci !
Specifique a écrit :Dans "il se demande où partir en vacances cet été", "où" est bien adverbe interrogatif ?
Oui.
Bonjour,

J'ai eu la semaine dernière un test de base de données avec -entre autres- les consigne suivante,

-Chaque séjours peut se dérouler dans des lieux différents.
-Le prix du séjour dépend du lieu ou il se déroule.

Le contexte est de créer une base de données capable de gérer les réservations des différents clients.

Aussi il me semble que la première phase peut avoir deux sens :
1) Un séjour peut se dérouler dans plusieurs lieux
2) Un séjour peut se dérouler dans plusieurs lieux mais chaque séjour peut se dérouler dans un lieu différent
Cependant le "du" de la 3eme phrase semble m'indiquer que la seconde option est la bonne, voir même qu'un séjour ne peut se dérouler qu'en un lieu


Autre question toujours liée au même sujet, dans la phrase : "A Chaque réservations le client paye un acompte qui dépend du lieu de séjour." Dans cette phrase il me semble que le lieu de séjour est l'unique paramètre qui influence la valeur de l'acompte, cependant le professeur affirme que la réservation influence également.


Ces questions peuvent sembler anodines mais sont déterminantes pour la définition d'un cahier des charges -et peuvent donc me faire passer d'un 10 a un 18 ce qui peut me valoir mon semestre-. Aussi, dans le cas ou mes analyses sont juste, savez-vous ce que je dois faire si le professeur ne veut pas entendre raison ?

Au passage je ne cherche pas à discréditer mon prof -même s'il le mérite un peu- mais juste à avoir mon semestre pour ne pas perdre mon vœu de double diplôme. Merci d'avance pour vos réponses.
-Chaque séjours peut se dérouler dans des lieux différents.
-Le prix du séjour dépend du lieu ou il se déroule.
Information essentielle :
Selon le lieu dans lequel il se déroule, le séjour coûte plus ou moins cher.
A Chaque réservations le client paye un acompte qui dépend du lieu de séjour.
Interprétation :
Le client réserve un séjour qui va se dérouler dans tel ou tel lieu. Selon les options choisies, le prix sera plus ou moins élevé et le client paiera un acompte proportionnel au prix de la prestation choisie.
Actuellement, je suis en train de patauger dans Linux (informatique), chose que je n'ai plus faite depuis au moins deux ans.
Du coup, je me pose des question de français, simples, mais comme ma tête est fatiguée, je ne sais comment les résoudre.
Au fait :
Je ne sais pas comment analyser cette phrase, au niveau des accords. Il s'agit d'un titre d'une émission d'une des radios d'infos continues :
"Paris les rend-ils fous ?"
Quelles sont les questions à se poser ?
Merci.
Paris les rend-il fous ?(Il, mis pour Paris)
Qu'est-ce qui les rend fous ? > Paris, repris par le pronom il (et non ils).
Et fous est attribut du pronom COD les.
Merci, je vous embrasse tous les deux très fort.
C'est bien là où mon interrogation portait.
Je n'osais pas dire qu'une chaine de TV très regardée affichait un titre avec une telle faute, titre qui resta à l'antenne pendant toute l'émission. Je pense que certains vont se faire taper sur les doigts.
Je mettais ça sur le compte de ma fatigue cérébrale actuelle, bien que j'aie passé hier un dernier examen de contrôle qui s'est révélé excellent.
Bonjour à tous,

Riegel (chapitre X- La sémantique des formes verbales - page 528) donne la phrase suivante :

(1) Quand le soleil a disparu, nous rentrons.

Je ne perçois pas l'aspect accompli et/ou l'antériorité du passé composé de la subordonnée par rapport au présent de la principale. En fait c'est le quand qui me gêne. Il me semble préférable de dire (2) Le soleil a disparu, nous rentrons.

Pouvez-vous m'expliquer ce qu'exprime dans le temps le rapport des procès de la phrase (1) ?

Merci d'avance.
Le soleil ne disparaît pas instantanément, il disparaît progressivement.
Le soleil a disparu = Sa disparition est achevée (aspect accompli).
Quand sa disparition est achevée, nous rentrons…