Analyse grammaticale
4319 réponses · Page 135 / 216
Bonjour,
comment analysez-vous la phrase "Il est là qui t'attend" ?
Si je comprends bien, d'après la grammaire Denis Sancier, "qui t'attend" est attribut du sujet, et "est là" est considéré comme une locution. Est-il possible de considérer le groupe entier "là qui t'attend" comme attribut ?
Dans la phrase : "Il est ici". Ici est attribut ? Complément essentiel locatif ?
Bonjour.
Dans Il est là qui t'attend, "qui t'attend" est en effet attribut du sujet Il.
C'est une relative attributive.
Et l'adverbe là est un complément essentiel de lieu, non supprimable.
Il n'a pas de fonction attribut.
Pas plus que le complément essentiel de lieu ici dans Il est ici.
Merci beaucoup 🙂 . On ne peut pas considérer aussi "être là" comme une locution verbale ?
Non. On ne peut pas considérer toute expression du type "être+ complément de lieu" comme une locution verbale…
D'accord, merci.
"à quoi il doit s'attendre" dans "A quoi il doit s'attendre, il n'en sait rien !" C.O.D ce "il n'en sait rien"?
Merci beaucoup
En fait, dans cette phrase, il y a une mise en relief de "À quoi il doit s'attendre", placé en tête de phrase et repris par le pronom COI en.
(Il n'en sait rien = Il ne sait rien de cela = Il ne sait rien de ce à quoi il doit s'attendre.
On peut considérer que cette proposition est apposée au pronom en.
Merci Jehan 🙂
Bonjour à tous,
tout d'abord bien vouloir m'excuser si cette question a déjà été posée.
Si chacun est le déictique humain (Chapitre 5.2.4. Les pronoms de la totalité - Grammaire méthodique du français - Martin Riegel), quel est le déictique non humain (non animé), chaque étant considéré comme un abus de la langue commerciale par les puristes (mais cité dans la remarque page 379 dudit chapitre) ?
Merci d'avance.
Bonjour,
Je fais l'analyse logique de cette phrase Ma mère était, je le vis bien quand elle entra, fâchée.
je le vis bien quand elle entra : principale incise (principale + complétive circonstancielle)
ma mère était fâchée : subordonnée complétive
Est-ce juste ? Merci.
Bonjour.
Ma mère était, je le vis bien quand elle entra, fâchée.
Une incise comporte un verbe de parole (me dit-elle, par exemple) et s'insère dans des propos rapportés, ce qui n'est pas le cas ici.
Il s'agit d'une incidente, qui fait des commentaires sur le reste du discours.
Elle est supprimable.
Une incidente ou une incise n'ont pas de fonction par rapport au reste de la phrase.
Phrase principale : Ma mère était fâchée.
Phrase incidente : je le vis bien quand elle entra.
Cette phrase incidente est elle-même composée d'une proposition principale (je le vis bien) et d'une proposition subordonnée CC de temps (quand elle entra).
Plus naturellement, on écrira :
Ma mère était fâchée, je le vis bien quand elle entra.
Franchement,
merci Jehan.
C'est clair maintenant.
Bonsoir !
Dans "Elle est heureuse. Je me réjouis des nouvelles que j'en ai reçues" , quelle est la fonction de "en" ?
Merci !
En = d'elle. *J'ai reçu des nouvelles d'elle : complément de provenance.
Bonjour à tous,
Je n'ai pas trouvé de fil consacré à l'accord au sein du groupe nominal, du coup je pose ma question ici. J'espère que ça ne fera pas trop tache.
Je me demandais quels étaient les mots qui, dans un groupe nominal, avaient autorité pour dire le genre et le nombre du groupe nominal en question.
Peut-on dire que le déterminant a autorité pour informer sur le nombre et que le nom commun a autorité pour informer sur le genre ?
Je me pose cette question car je me rends compte qu'il n'y a pas de différences chez la plupart des déterminants entre le masculin et le féminin. Ils ne peuvent donc pas avoir autorité sur le genre du groupe nominal lors des accords. En revanche, c'est bien en fonction d'eux qu'on accorde en fonction du nombre, n'est-ce pas ?
Je ne saisis pas très bien.
Dans tous les cas, c'est le nom qui impose des variations de forme au déterminant, à l'adjectif qualificatif et au verbe si ce nom est sujet.
Vous pouvez dire en revanche que c'est grâce au déterminant ou à l'adjectif que l'on peut connaître le genre d'un nom en cas de doute :
Ex : j'ai acheté de beaux moules/j'ai acheté de belles moules.
D'accord pour dire que c'est le nom qui impose le genre et que c'est ensuite le reste du groupe nominal qui s'adapte.
Peut-on en dire autant pour le nombre ? N'est-ce pas plutôt le déterminant qui impose au reste du groupe nominal l'accord en nombre ?
Dans la phrase suivante :
"Les maisons sont très jolies".
C'est bel et bien le nom "maison" qui contient en lui-même la notion de féminin. Pas besoin de contexte, c'est écrit dans le dictionnaire.
Mais pour le pluriel, quel est le mot qui le décide ou qui l'impose au reste du groupe nominal ? Ne serait-ce pas plutôt le déterminant ?
Pourquoi cela serait-il forcément le nom qui décide du nombre ? Je le comprends pour le genre, mais pas pour le nombre.
Dans tous les cas, c'est le nom qui impose des variations de forme au déterminant, à l'adjectif qualificatif et au verbe si ce nom est sujet.
Pour ce qui est de l'accord du verbe avec le GN sujet, selon ce qu'on veut exprimer et souligner, on a parfois le choix quant au nom à considérer pour l'accord. Par exemple :
La majorité des députés a voté cette loi.La majorité des députés ont voté cette loi.La majorité des députés ont voté cette loi.
?? C'est pas une faute ça ??
Ça me heurte. Quel intérêt à faire cet accord ? Ça souligne quoi ? Ça exprime quoi ?
Et sinon, ma question portait vraiment sur l'accord au sein du groupe nominal (même s'il est vrai que dans mon exemple se trouve un verbe).
Non, pas de faute. C'est selon l'intention.
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca//bdl/gabarit_bdl.asp?id=1682La majorité des députés a voté cette loi. (On met l'accent sur le nombre, le bloc, l'effet de masse).
La majorité des députés ont voté cette loi. (On met l'accent sur les individus).
Compare, d'ailleurs, avec
La plupart des députés ont voté cette loi.