Analyse grammaticale

Langue française

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Relis mon message, j'ai proposé une analyse différente.
On ne peut pas dire que "c'est lire" soit une proposition infinitive, vu qu'il y a un verbe conjugué.
J'ai bien compris ton analyse mais je souhaiterais mettre un nom sur la proposition "c'est lire" dans "Son activité favorite, c'est lire." Comment appelle-t-on une proposition composée de "C'est" suivi d'un verbe à l'infinitif ?

En revanche, pour toi, le pronom démonstratif "c'" serait l'apposition de "son activité favorite". Je ne suis pas tout à fait d'accord puisque l'apposition est censée apporter une précision sur le nom ou le GN qu'elle complète. Ainsi, dans une phrase telle que : "J'ai adoré le cd que tu m'as prêté.", ce n'est pas le pronom relatif "que" qui apporte une précision sur l'antécédent "le cd" mais toute la subordonnée relative "que tu m'as prêté".

Je considère donc que la précision du GN "son activité favorite" est contenue dans toute la proposition "c'est lire" et pas uniquement dans le pronom "c'".
Dans "Son activité favorite, c'est lire." Comment appelle-t-on une proposition composée de "C'est" suivi d'un verbe à l'infinitif ?
Dans ce cas précis, "c'est lire" ne constitue pas ici une proposition complète.
La proposition (indépendante) complète est : "Son activité favorite, c'est lire."
Il y a une mise en relief par dislocation, et une reprise par un présentatif suivi de son complément (on dit plutôt "régime").

C'est lire.
C'est la lecture.
C'est quelque chose.
C'est beau.

Propositions indépendantes.
Présentatif suivi de son régime (qui peut être de nature variée).
Je ne suis pas tout à fait d'accord puisque l'apposition est censée apporter une précision sur le nom ou le GN qu'elle complète.
Eh bien, l'apposition "son activité favorite" apporte une précision essentielle : elle précise ce que désigne le pronom démonstratif sujet c'.
Merci ! Mais alors, dans ces exemples :

C'est lire.
C'est la lecture.
C'est quelque chose.
C'est beau.

"lire", "la lecture", "quelque chose", "beau" ont-il une fonction grammaticale commune, à savoir la fonction régime du présentatif, ou la fonction attribut du sujet "c'" ?
Les deux analyses sont possibles, selon que l'on décompose le présentatif ou qu'on le considère "en bloc".
Si je comprends bien, tu considères donc que dans "Son activité favorite, c'est lire.", ce n'est pas le groupe de mots "c'est lire" qui précise le GN "son activité favorite" mais le GN "son activité favorite" qui précise le pronom "c'" ?
C'est bonnet blanc blanc bonnet : Son activité favorite est la lecture/ La lecture est son activité favorite.
Oui. Cela dit, ce qui préoccupe Sam, c'est plus précisément l'analyse "décortiquée" de cette tournure:
Son activité favorite, c'est lire.
Exactement, mon cher Jehan ! 😉 Si dans "Son activité favorite, c'est lire", l'apposition de "c'" est le GN "son activité favorite" qui est mis en relief par dislocation, qu'en est-il dans "Lire, c'est son activité favorite" ? "Lire" serait donc l'apposition du pronom "c'" ?
Eh bien, tu l'as dit plus haut, non ?
Mais je n'avais pas vu le début de l'échange
Il est sûr que si l'on décortique la phrase, on en vient à se poser des questions.
Son activité favorite dans la phrase ainsi formulée ressemble à une apposition à c'
Le c'est est un gallicisme (?), qui permet ici une mise en relief, et l'on pourrait, sans changer le sens, mais peut-être avec moins de conviction, écrire : Son activité favorite est la lecture.
Pour répondre à Sam, on déduit aisément de ce qui précède que dans
Lire, c'est son activité favorite
c'est l'infinitif lire qui est apposé au démonstratif sujet c'.
Et son activité favorite devient l'attribut du démonstratif sujet.
En effet ! Par conséquent, deux appositions du pronom "c'" sont possibles : "son activité favorite" dans la première phrase (Son activité favorite, c'est lire), et le verbe "lire" dans la seconde (Lire, c'est son activité favorite).


Quelle différence y a-t-il entre un présentatif et un gallicisme ?
Le terme "gallicisme" est plus général. c'est une tournure propre au français, et la plupart du temps intraduisible mot à mot dans une autre langue. Il y a d'autres gallicismes que les présentatifs…

Quant aux présentatifs :
https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/pr%C3%A9sentatif/63697
Peux-tu me donner des exemples de gallicismes autres que des présentatifs ?
Il y en a vraiment beaucoup.
S'en faire pour dire se tracasser, ou avoir beau dire ou bien en vouloir à quelqu'un, par exemple, c'est intraduisible mot à mot dans une autre langue.
https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/gallicisme/35919?q=gallicisme#35881
Je vois ! Merci infiniment à toi et à Laoshi pour toutes vos précisions.
Bonjour !

Dans "La facture sera envoyée par voie postale" , "par voie postale" est un complément circonstanciel de moyen ?

Merci !
Oui, complément de moyen.

Ce n'est pas un complément d'agent.
On ne pourrait pas dire : *La voie postale enverra la facture. 😉
"Sur les arêtes, sont posés des maillons multifacettes en cristal"

Dans cette phrase, tirée du Figaro en ligne d'aujourd'hui à propos des fontaines sur la place des Champs-Elysées, je me demande comment analyser multifacettes. Est-ce bien un adjectif épithète ?

Merci à l'avance de vos opinions.
Oui, il est directement lié au nom "maillons".