Analyse grammaticale

Langue française

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il serait difficile de dire aux élèves que la fonction de la PSC est appelée "complément du nom propositionnel" tandis que la fonction de la PSR est nommée "complément de l'antécédent". Trop compliqué !
La fonction des deux est tout simplement "complément du nom"…
Ce sont deux propositions compléments du nom.
À distinguer des groupes prépositionnels compléments du nom.

Mais bon, si l'utilisation de la terminologie "complément de l'antécédent" est obligatoire…
Obligatoire, je ne sais pas. Comment fais-tu auprès de tes élèves ?
Pour une leçon sous forme de tableau, j'hésite entre 3 ou 4 entrées :

1) L'épithète
2) Le CDN (groupe prépositionnel + PSR + PSC)
3) L'apposition

ou bien

1) L'épithète
2) Le CDN (groupe prépositionnel)
3) Le CDA (PSR)
4) L'apposition
Je suis professeur des écoles, à la retraite depuis déjà pas mal d'années, et je n'ai enseigné que dans les petites classes du primaire…

Pourquoi pas une présentation de ce genre ?

♦ l'épithète

groupe prépositionnel
♦ le complément de nom {
proposition relative ou complétive

♦ l'apposition
Et tu ne mentionnerais donc pas la fonction spécifique (CDA) de la PSR ?
Encore une fois, je ne vois pas la nécessité de le marquer dans le tableau… Même si bien sûr on peut faire la remarque que dans le cas d'une relative, le nom qu'elle complète est l'antécédent du pronom relatif.
Bonsoir !

Dans "Les boutiques étant fermées, il ne restait plus qu'à rentrer." Pourquoi il est dit que "Les boutiques étant fermées" est une proposition circonstancielle de cause ? Ici, ce n'est pas plutôt un complément circonstanciel, étant donné qu'il n'y a pas de conjonction de subordination ?

Merci !
Il s'agit d'une proposition participiale.
Une proposition participiale n'est introduite par aucun mot subordonnant.
Elle comporte un verbe au participe présent ou passé qui possède un sujet propre, un sujet distinct du sujet de la proposition principale.
Ici, le sujet propre de la participiale est les boutiques, distinct du sujet il (impersonnel) de la principale. Et le verbe de la participiale est le participe présent étant.
Une subordonnée participiale joue le rôle d'un complément circonstanciel (de cause, de temps, de condition, de concession selon les cas).
les boutiques étant fermées… = comme les boutiques étaient fermées…
https://www.uoh.fr/front/document/1aed48d3/6c6d/429b/1aed48d3-6c6d-429b-a900-dad5e1a862a9/co/02_01_definition.html
Bonjour à tous,

Ne renversons pas le principe de la primauté du droit sur la force.

S'agit-il d'un complément du nom ou d'une apposition ?

Merci d'avance.
Bonjour,

Pour moi, il s'agit d'un groupe prépositionnel (nature) / complément du nom "principe" (fonction).
Oui, d'accord avec Sam2017.
Riegel dit que de telles constructions, quoique classées par certains dans les appositions, n'ont en fait rien d'appositif.
Autres exemples analogues : la barrière du langage, la catégorie de l'adjectif, le problème des réfugiés…
Certains les qualifient d' appositions pour l'unique raison qu'il y a identité référentielle entre le nom et son complément (le langage est une barrière, l'adjectif est une catégorie, les réfugiés sont un problème… )
Or, l'ensemble du syntagme se pronominalise seulement en référence au premier nom, et non en référence au second.
Le problème des réfugiés est préoccupant >Il est préoccupant et non *Ils sont préoccupants.
Bonjour,

Tout à l'heure en révisant ma grammaire, j'ai eu un doute sur la fonction d'un groupe prépositionnel :

Il part pour Rome.

Quelle est la fonction du groupe "Pour Rome" ? L'utilisation de la préposition "pour" me fait douter étant donné qu'il s'agit d'une préposition qui exprime le but…

Je vous remercie
Robertnadege a écrit :Tout à l'heure en révisant ma grammaire, j'ai eu un doute sur la fonction d'un groupe prépositionnel :

Il part pour Rome.

Quelle est la fonction du groupe "Pour Rome" ? L'utilisation de la préposition "pour" me fait douter étant donné qu'il s'agit d'une préposition qui exprime le but…
Bonjour.

La préposition pour peut également introduire un complément exprimant la destination, le lieu où l'on va. Il s'agit donc d'un complément essentiel de lieu.
Bonsoir !

Dans "une prairie verdoyante", doit-on dire que "verdoyante" est un participe présent utilisé comme adjectif ou qu'il est adjectif verbal ? Et est-ce qu'un participe passé employé comme adjectif est un adjectif verbal ? J'ai cru comprendre que seul le participe présent pouvait être dénommé "adjectif verbal", et je ne comprends pas vraiment pourquoi…

Exemple d'une leçon sur la nature de l'épithète :

1) adj qualificatif : Une voiture rouge.
2) groupe adjectival : Des élèves issus de la même classe.
3) participe passé (employé comme adj) : Un contrôle réussi.
4) participe présent (employé comme adj) : Une prairie verdoyante.
5) groupe participial : Un chien perdu dans la forêt. Un outil permettant de tailler des pierres.

J'aimerais la simplifier ainsi :

1) adj qualificatif : Une voiture rouge.
2) adj verbal : Un contrôle réussi. Une prairie verdoyante.
3) groupe adjectival : Des élèves issus de la même classe. un chien perdu dans la forêt. Un outil permettant de tailler des pierres.

Merci !
Bonsoir !

Dans "Dis-lui ton sentiment et tu t'en trouveras soulagé", quelle est la fonction de "en" ?

Merci beaucoup !
Bonsoir,

Pour moi, "en" est le COI du verbe "soulager" (De quoi te trouveras-tu soulagé ?).
Plus précisément, le pronom en est ici COI du participe passé attribut soulagé, et il exprime une nuance de cause (= "grâce à cela", grâce au fait de lui dire tes sentiments).
Merci!
Bonjour à tous,

J'ai un doute sur l'analyse de la phrase suivante :

"Elle s'adonne à son activité favorite : lire"

Pour moi, le verbe "lire" est l'apposition du GN "activité favorite".
Mais si l'on transforme cette phrase ainsi : "Elle s'adonne à son activité favorite : c'est lire".
Quelle est la nature de "c'est lire" et peut-on dire qu'il s'agit d'une apposition ? Ce n'est pas une simple proposition juxtaposée ?

Merci !
On dira certes : Son activité favorite, c'est lire
dans laquelle on peut considérer "son activité favorite" et "c'" comme étant en apposition l'un à l'autre, et "lire" comme un attribut du sujet "c'".
Mais je me demande si l'on peut, comme tu l'as fait dans ta phrase, ainsi reprendre un syntagme COI par "c'est…"
D'autant que le "c'est" est tout à fait superflu.
La question m'a été posée par une élève… Je trouve la formulation de cette phrase (Elle s'adonne à son activité favorite : c'est lire) grammaticalement incorrecte mais peux-tu me dire quelle est la nature grammaticale de "c'est lire" ? Est-ce bien une phrase infinitive ? Si oui, peut-on dire que dans "Son activité favorite, c'est lire", la proposition infinitive "c'est lire" est l'apposition du GN "son activité favorite" ?

Merci !