Analyse grammaticale

Langue française

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On parle aussi de "pêne dormant" en serrurerie.
Bonjour à toutes et à tous,

Je voudrais savoir quel est la figure de style (ou l'acte de langage : par exemple excuse, remerciement, compliment…) concernant une situation de communication où le locuteur se justifie et produit des énoncés tels que: je suis obligé, j'ai pas le choix pour expliquer les raisons de sa demande de changer le jour d'un rendez-vous qui a été déjà fixé.

Je vous remercie d'avance pour votre aide !

Bonne soirée.
@ Yvain :
Oui, et en matière de confection de nœuds aussi.
Pour Hicham 20;

je ne crois pas répondre à ta question avec "Chleuasme"
Bonjour,

Tous les jours avec mes élèves nous analysons des phrases mais comme nous travaillons sur des textes qui ne sont pas forcément issus de manuels scolaires certaines fonctions m'échappent. Par exemple, nous avons tenté d'analyser la phrase suivante :

Ils doivent donner leur récolte en échange. . Nous avons buté sur la fonction de en échange. Est-ce un complément circonstanciel ? Si oui, lequel?

Merci d'avance à ceux qui se pencheront sur cette question.
Bonsoir.

Il s'agit bien d'un complément circonstanciel.
Il est supprimable, déplaçable en début de phrase.
Mais toutes les nuances circonstancielles n'ont pas forcément de dénominations aussi précises que lieu, temps, manière, cause, concession, etc. pour ne citer que les principales.
Du moment que le sens est compris…
Le principal, c'est de l'identifier en tant que complément circonstanciel.
Le Trésor de la Langue française traite "en échange" comme une locution adverbiale, ce qui confirme bien sa fonction de complément circonstanciel.
Et à la réflexion, sans doute une nuance proche d'un complément de manière.
floreale a écrit :Pour Hicham 20;

je ne crois pas répondre à ta question avec "Chleuasme"
Je vous remercie pour votre réponse. Oui, il y a cette idée-là de s'auto-dépréciation en vue de réfuter le positionnement de son interlocuteur.

Bonne journée !
@Jehan
Je vous remercie pour votre réponse.
Bonsoir !

Dans "Sans en faire part à quiconque" , "quiconque" est pronom indéfini ? Ou un pronom relatif ?

Merci !
Bonsoir.

quiconque n'introduit ici aucune relative.
C'est un pronom indéfini.
Merci beaucoup !
Bonsoir à toutes et à tous,

D'après vous, dans l'énoncé suivant, quelles sont les nature et fonction de "qui aboie" ?

"- De quel animal parles-tu ?
- Du chien qui aboie."

Ce groupe de mots serait une proposition subordonnée relative (nature) / complément de l'antécédent (fonction) dans une phrase complexe comme : "Je parle du chien qui aboie."

Mais qu'en est-il dans la phrase simple : "Du chien qui aboie" ?

Il ne s'agit pas d'un complément du nom ? Pour moi, le CDN est introduit par une préposition, pas par un pronom relatif… Ou bien, s'agit-il d'une subordonnée relative à l'intérieur d'une phrase averbale (qui ne comporte pas de verbe principal) ?

Merci !
Bonjour.

La proposition relative étant complément de l'antécédent, et cet antécédent étant le nom "chien", elle est bien complément du nom dans les deux cas (phrase complète ou phrase elliptique).

Un complément du nom peut être aussi bien être un groupe prépositionnel (introduit par une préposition : le chien de mon voisin), qu'une proposition relative (le chien qui aboie) ou une proposition conjonctive complétive (la crainte qu'il me morde).
Bonjour !

Merci pour ta réponse. Toutefois, je fais une distinction entre "complément du nom" et "complément de l'antécédent". Sachant qu'une proposition relative ne se trouve qu'à l'intérieur d'une phrase complexe ou elliptique, je serais tenté de dire que la fonction de "qui aboie", dans cet exemple, est complément de l'antécédent "chien", et non complément du nom qui a pour particularité d'être introduit par une préposition et dont la nature grammaticale peut-être un GN : "le chien de mon frère", un pronom : "un livre pour tous", ou un verbe à l'infinitif : "le plaisir de lire").

Ai-je tort ?
la fonction de "qui aboie", dans cet exemple, est complément de l'antécédent "chien", et non complément du nom.
Ce n'est pas parce que "chien" est l'antécédent du pronom relatif qu'il cesse pour autant d'être un nom ! Je ne comprends pas ton raisonnement.
"qui aboie" est complément du nom antécédent "chien".
Qu'il s'agisse d'une relative dans une phrase complète ou dans une phrase elliptique…
complément du nom qui a pour particularité d'être introduit par une préposition
Tu as une définition trop étroite et restrictive du complément de nom.
Un nom peut également être complété par une subordonnée, je te l'ai déjà précisé.
Qu'on dise le chien de mon frère ou le chien qui est à mon frère, !e complément du nom chien donne un renseignement complémentaire à propos de ce nom; ici, dans les deux cas, il précise le possesseur du chien.
Il existe pourtant quatre expansions du nom : l'épithète, le complément du nom, la proposition subordonnée relative et l'apposition. Dans la plupart des grammaires, on distingue la fonction "complément du nom" de la fonction "complément de l'antécédent" (propre à la relative). L'antécédent est bien un nom mais la terminologie est différente pour ne pas confondre un CDN qui est introduit par une préposition avec un complément de l'antécédent qui est introduit par un pronom relatif et qui comporte un verbe conjugué.
Je comprends mieux… C'est là toute l'ambiguïté des terminologies et des étiquetages parfois purement formels.

Cela dit, dans la table des matières de la grammaire Riegel, à Complément de nom, il est mentionné prépositionnel et propositionnel.
Ce qui est plus rigoureux que de réserver complément de nom aux seules expansions prépositionnelles.
Vu que la relative est bien complément du nom (qui est son ) antécédent.

Mais je te concède que, pédagogiquement, prépositionnel et propositionnel (qui englobe d'ailleurs relatives et conjonctives) n'auraient pas été des termes aisés à mémoriser et à différencier… Bonjour les confusions !
En effet. Il faudrait trouver une classification pédagogiquement claire :

1) L'épithète (fonction) : adjectif qualificatif ou participe passé (natures).

2) Le complément du nom (fonction) : groupe prépositionnel (nature)

3) Le complément de l'antécédent (fonction) : prop. sub. relative (nature).

4) L'apposition (fonction) : GN (nature)

Deux questions :

- Comment devrait-on appeler la fonction de la sub. complétive lorsque celle-ci complète un nom ? CDN ou Complément de l'antécédent ? Il serait logique de la classer avec la sub. relative…


- L'apposition n'est-elle qu'un nom ou un GN ? Là encore, certains grammairiens considèrent que l'apposition peut-être un verbe à l'infinitif : "Il s'adonne à son occupation favorite : dormir."


Ainsi, une deuxième classification est possible :

1) L'épithète (fonction) : adjectif qualificatif ou participe passé (natures).

2) Le complément du nom prépositionnel (fonction) : groupe prépositionnel (nature)

3) Le complément du nom propositionnel (fonction) : prop. sub. relative et prop. sub. complétive (natures).

4) L'apposition (fonction) : GN, infinitif, sub. complétive (natures)

La seconde me semble plus précise. Laquelle proposeriez-vous à vos élèves ? La distinction CDN prépositionnel et CDN propositionnel me paraît plus rigoureuse et plus simple à comprendre que le couple CDN / Complément de l'antécédent. Ou alors, puisque la subordonnée complétive suit rarement un nom, peut-être qu'il vaut mieux ne pas l'aborder dans une leçon sur les expansions du nom… D'ailleurs, dans les manuels scolaires, la subordonnée complétive n'est jamais traitée, sauf exception, en tant qu'expansion du nom mais en tant que COD. On "oppose" traditionnellement la PSC (qui complète un verbe) à la PSR (qui complète un nom).
- Comment devrait-on appeler la fonction de la sub. complétive lorsque celle-ci complète un nom ? CDN ou Complément de l'antécédent ? Il serait logique de la classer avec la sub. relative…
Oui, comme je l'ai dit plus, la complétive fait partie, comme la relative, des compléments du nom propositionnels. Mais on ne peut pas l'appeler "complément de l'antécédent"…
En effet, on ne peut pas dire ici que le nom complété soit "antécédent" d'un mot quelconque.

C'est pour cela que ta seconde classification est plus rigoureuse.

Effectivement, les complétives compléments de nom sont plus rares que les relatives compléments de nom. Il existe aussi de rares complétives apposées : Je ne souhaite qu'une chose : que vous réussissiez.

Du fait de leur relative rareté, faut-il passer sous silence les complétives dans la liste des expansions du nom ? Difficile de donner un avis bien tranché. Tout dépend du niveau des élèves… et aussi du programme officiel de français correspondant à ce niveau.

Le principal est de comprendre que tout ce qui complète un nom pour donner un renseignement supplémentaire à propos de ce nom est une expansion du nom, qu'il s'agisse d'un adjectif ou d'un participe épithète, d'un complément prépositionnel, d'une subordonnée relative ou complétive, ou d'une apposition.
La difficulté réside dans le fait que si l'on décidait de choisir la terminologie "complément du nom propositionnel", qui me semble plus pertinente, il serait difficile de dire aux élèves que la fonction de la PSC est appelée "complément du nom propositionnel" tandis que la fonction de la PSR est nommée "complément de l'antécédent", en précisant que l'antécédent désigne le nom représenté par un pronom qui le remplace. Trop compliqué !

Je pencherais donc pour une terminologie commune : "complément du nom propositionnel" pour les deux types de subordonnées, en écartant volontairement l'appellation "complément de l'antécédent", mais comme je l'ai déjà écrit, dans la plupart des manuels le cas de la PSC en tant qu'expansion du nom n'est même pas abordée. En raison de cette lacune, on se sent donc contraint de ne voir que la PSR / complément de l'antécédent…