Analyse grammaticale

Langue française

4319 réponses · Page 131 / 216

Bonsoir,

"C'est une drôle de proposition, dois-je avouer."

"Dois-je" est-ce une proposition incise? Sont-elles tolérées à la première personne du singulier?


Autre question : "Je réussis à leur faire comprendre que je m'appelais/m'appelle Dupont"
Doit-on utiliser "appelais" pour la concordance des temps ou "appelle" car je m'appelle toujours pareillement?
Merci !
C'est une drôle de proposition, dois-je avouer.
Selon la distinction opérée par Riegel, il ne s'agit pas d'une incise, qui indiquerait un discours rapporté, mais d'une incidente, qui rajoute un commentaire au reste de la phrase… Autre exemple : C'est une drôle de proposition, je trouve.

Je réussis à leur faire comprendre que je m'appelais Dupont.
On respecte la concordance des temps.
En supposant que réussis est un bien un passé simple et non un présent.
Avec parvenir, on se rendrait mieux compte qu'il s'agit d'un passé simple.
Je parvins à leur faire comprendre que je m'appelais Dupont.
Bonjour,

Dans la phrase "je m'en allai avec l'impression que je lui ferais plaisir si…", "que je lui ferais plaisir si…" est-elle bien une proposition complétive (comme avec "j'ai l'impression que") ? Et si c'est le cas, l'utilisation du conditionnel dans la subordonnée vient-elle uniquement d'une concordance des temps : "je m'en vais avec l'impression que je lui ferai" / "je m'en allai avec l'impression que je lui ferais…" ? Enfin, peut-on considérer "avec l'impression que" comme une locution conjonctive ?

Merci pour votre aide
C'est la même construction et le même temps/mode qu'avec :
j'avais l'impression que je lui ferais plaisir si…
Le conditionnel exprime, classiquement, un futur dans le passé (imparfait).
Pour compléter.

Oui, que je lui ferais plaisir est bien une complétive, elle complète le nom impression.
Une conjonctive complétive est certes le plus souvent COD du verbe, mais pas toujours.

Il me semble abusif de parler de "locution conjonctive" à propos de avec l'impression que.
Bonjour,

Comment analyse-t-on cette phrase :
Toto est bête à manger du foin.

C'est le "bête à manger" qui me turlupine.

Merci.
Tu as déjà posé la question et obtenu une réponse de Jehan :
https://www.etudes-litteraires.com/514043.html#p514043
Tu voudrais autre chose ?
Non, désolé. Je n'ai pas retrouvé ce message.
Corrige-toi vite Hippo :/

Message à supprimer.
C'est déjà fait !!! 🙄
Bonjour,

Dans le titre " La Belle au bois dormant ", dormant est un participe présent et non un adjectif verbal, n'est-ce pas ?

Merci
A mon avis oui, car cela signifie: "la Belle qui dort au bois". Ce n'est pas le bois qui dort, mais la Belle.
C'est effectivement une interprétation fréquente :
La Belle au bois dormant, ce qui ne veut pas dire la belle au bois qui dort, mais la belle qui dort au bois
https://books.google.fr/books?id=MgsLAAAAQAAJ&pg=PA62#v=onepage&q&f=false
Pourtant, un bois dormant ne me déplairait pas, surtout dans un conte.
Bonjour,

Je bute sur une question. Analysez les propositions de la phrase suivante
Je suis de ceux qui pensent et affirment cela.

Je vois bien une principale et une subordonnée. Mais quelle est sa nature ?
Je pensais à une relative et dans ce cas la subordonnée commencerait par qui et le début de la phrase serait la principale.
Mais je suis pas sûre du tout…

Merci de votre aide
Bonjour,

Ton analyse est bonne :
Je suis de ceux (principale)
qui pensent et affirment cela. (subordonnée relative complément de l'antécédent ceux)
L'oiseau et la lune
devisent trop fort.
Leur voix importune
le bois qui s'endort.
M'a dit la branche d'orme
La belle au bois rêvant
Combien de chansons dorment
Dans les greniers du vent
lamaneur a écrit :C'est effectivement une interprétation fréquente :
La Belle au bois dormant, ce qui ne veut pas dire la belle au bois qui dort, mais la belle qui dort au bois
https://books.google.fr/books?id=MgsLAAAAQAAJ&pg=PA62#v=onepage&q&f=false
Pourtant, un bois dormant ne me déplairait pas, surtout dans un conte.
Mais ça existe !
En matière de menuiserie, Le "dormant" est la partie fixe d'un ensemble de porte (son entourage)
Mais, en vérifiant, j'ai trouvé mieux sur le TLFi :
a) ARCHIT. Pont dormant. Anton. pont-levis.Les baies où jouaient les bras du pont-levis, les rainures de la herse se voient encore. Un pont de bois dormant enjambe le canal (Du Camp, Hollande,1859, p. 101). https://www.cnrtl.fr/lexicographie/dormant
ConstiD a écrit :Je bute sur une question. Analysez les propositions de la phrase suivante
Je suis de ceux qui pensent et affirment cela.
Je vois bien une principale et une subordonnée. Mais quelle est sa nature ?
Je pensais à une relative et dans ce cas la subordonnée commencerait par qui et le début de la phrase serait la principale.
Mais je suis pas sûre du tout…
Jean-Luc a écrit :Ton analyse est bonne :
Je suis de ceux (principale)
qui pensent et affirment cela. (subordonnée relative complément de l'antécédent ceux)
Précisément, on appelle ceux qui pensent et affirment cela relative périphrastique.
Elle équivaut à un groupe nominal. ( par exemple : Je suis de ces gens-là )
L'antécédent est un pronom démonstratif à sens très large.
Le groupe ceux qui est appelé pronom décumulatif.

https://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2001.kim_bk&part=46818
a) ARCHIT. Pont dormant. Anton. pont-levis.Les baies où jouaient les bras du pont-levis, les rainures de la herse se voient encore. Un pont de bois dormant enjambe le canal (Du Camp, Hollande,1859, p. 101).
Oui, mais là c'est bien le pont qui est dormant (comme la Belle), pas le bois !