Oui, mais ce n'est pas qu'une question d'étiquette : la grammaire classique étant plutôt centrée sur le sens dans sa terminologie, il est paradoxal qu'on parle de circonstanciels pour tous les types de compléments que tu évoques. Le terme n'est vraiment pas approprié dans trois des cas que tu cites.C'était pourtant ainsi qu'on enseignait encore la grammaire durant ma scolarité au début des années 60 et cela n'avait à mon avis aucune conséquence néfaste sur le niveau de maîtrise de la langue française des élèves.
Analyse grammaticale
4319 réponses · Page 123 / 216
Je ne peux pas poster ans "divers questions de français" carje suis le dernier "répondeur".
Ma question porte sur les verbes transitifs et intransitifs.
J'ai lu l'explication qui est donnée sur le site :
https://www.etudes-litteraires.com/langue-francaise.
À la section "généralités/les espèces de verbe", il est écrit que les V transitifs ont besoin d'un complément. C'est ce dernier mot qui m'interpelle.
Est-ce d'un COD dont il s'agit, d'un COD ou d'un COI, autre complément ?
Merci
Liens plus complets bienvenus.
Ma question porte sur les verbes transitifs et intransitifs.
J'ai lu l'explication qui est donnée sur le site :
https://www.etudes-litteraires.com/langue-francaise.
À la section "généralités/les espèces de verbe", il est écrit que les V transitifs ont besoin d'un complément. C'est ce dernier mot qui m'interpelle.
Est-ce d'un COD dont il s'agit, d'un COD ou d'un COI, autre complément ?
Merci
Liens plus complets bienvenus.
Très basiquement, il existe des verbes transitifs directs, qui appellent un COD :
J'écris une lettre.
Et les verbes transitifs indirects, qui appellent un COI :
Marie ressemble à sa sœur.
lamaneur, je n'ai pas parlé de maîtrise de la langue, mais de représentations.
Sauf dans le cas de quelques notions, valables surtout pour l'orthographe, la grammaire analytique est pratiquement sans lien avec la pratique du langage.
Les élèves pourront confondre compléments circonstanciels et compléments essentiels, ça n'aura aucun impact sur la qualité de leur expression.
Pour moi, bien sûr.
J'écris une lettre.
Et les verbes transitifs indirects, qui appellent un COI :
Marie ressemble à sa sœur.
lamaneur, je n'ai pas parlé de maîtrise de la langue, mais de représentations.
Sauf dans le cas de quelques notions, valables surtout pour l'orthographe, la grammaire analytique est pratiquement sans lien avec la pratique du langage.
Les élèves pourront confondre compléments circonstanciels et compléments essentiels, ça n'aura aucun impact sur la qualité de leur expression.
Pour moi, bien sûr.
Les élèves pourront confondre compléments circonstanciels et compléments essentiels, ça n'aura aucun impact sur la qualité de leur expression.Très probablement, et c'est pourquoi je me demande s'il est intéressant de perdre en classe des heures là-dessus. De plus, les modifications permanentes de terminologie et de programmes ont amené le décrochage des parents qui se sentent incapables d'aider leurs enfants sur ces questions.
Je suis tout à fait d'accord.
De plus, les modifications permanentes de terminologie et de programmes ont amené le décrochage des parents qui se sentent incapables d'aider leurs enfants sur ces questions.Me voilà excusée. :/
C.O.D., C.O.I., COS, complément essentiel du verbe, complément non essentiel, complément de phrase, complément circonstanciel, complément adverbial, complément non adverbial, vrai C.O.D./élément d'une expression lexicalisée, complément d'attribution/COS/datif, complément d'agent, complément interne.
Pour n'évoquer que ces quelques compléments, combien d'entre nous savent (moins fréquemment : savons) :
- les définir et préciser comment les reconnaître ? Faire les distinctions qui s'imposent ? Le tout exemplifié clairement ?
- indiquer quels sont ceux qui sont en usage dans la terminologie grammaticale officielle actuelle et dans les programmes scolaires et ceux qui n'y figurent plus ?
😂
Pour n'évoquer que ces quelques compléments, combien d'entre nous savent (moins fréquemment : savons) :
- les définir et préciser comment les reconnaître ? Faire les distinctions qui s'imposent ? Le tout exemplifié clairement ?
- indiquer quels sont ceux qui sont en usage dans la terminologie grammaticale officielle actuelle et dans les programmes scolaires et ceux qui n'y figurent plus ?
😂
Je pourrais à peu près, mais à quoi bon ? Présenté ainsi, c'est un fatras, parce qu'on est face à l'empilement de strates déposées successivement par les approches logiques, sémantiques, structurelles, mixtes… Il y a aussi des termes spécifiques, d'autre englobant parce qu'ils définissent une classe.
Et avec toutes ces strates, je me demande si l'édifice n'est pas en équilibre instable! 😀
Bonjour !
Pouvez-vous m'aider s'il vous plaît ? 😀
"Je m'en vais, ajouta-t-il en se levant d'un air furieux, j'en ai assez vu"
Je dois donner la réponse qui convient :
a)Proposition principale, proposition participiale, proposition indépendante
b)Proposition principale, proposition juxtaposée, proposition indépendante
c)3 propositions indépendantes
d)Proposition indépendante, proposition incise, proposition participiale
Déjà pour moi, il n'y a aucune participiale ici ! Si ?
Et du coup je choisirais plutôt la réponse b) mais sans grande conviction ….
Est-ce correct ?
Merci !!
Pouvez-vous m'aider s'il vous plaît ? 😀
"Je m'en vais, ajouta-t-il en se levant d'un air furieux, j'en ai assez vu"
Je dois donner la réponse qui convient :
a)Proposition principale, proposition participiale, proposition indépendante
b)Proposition principale, proposition juxtaposée, proposition indépendante
c)3 propositions indépendantes
d)Proposition indépendante, proposition incise, proposition participiale
Déjà pour moi, il n'y a aucune participiale ici ! Si ?
Et du coup je choisirais plutôt la réponse b) mais sans grande conviction ….
Est-ce correct ?
Merci !!
Il serait curieux qu'il y ait une proposition principale sans proposition subordonnée !
L'option a) mentionne certes une principale et une subordonnée, mais cette subordonnée est présentée comme participiale. Or, dans cette phrase, pas de subordonnée participiale, mais un gérondif (en se levant d'un air furieux) CC de "dit-il".
L'option b) mentionne une principale, mais pas de subordonnée. Cela ne convient donc pas non plus.
L'option d) mentionne une proposition participiale, mais il n'y en a pas dans la phrase. De plus, une subordonnée participiale supposerait une principale, mais il n'est pas fait mention de principale.
Reste donc l'option c), que j'aurais plutôt libellée ainsi :
proposition indépendante, proposition indépendante incise, proposition indépendante.
L'option b) mentionne une principale, mais pas de subordonnée. Cela ne convient donc pas non plus.
L'option d) mentionne une proposition participiale, mais il n'y en a pas dans la phrase. De plus, une subordonnée participiale supposerait une principale, mais il n'est pas fait mention de principale.
Reste donc l'option c), que j'aurais plutôt libellée ainsi :
proposition indépendante, proposition indépendante incise, proposition indépendante.
Personnellement, je ne comprends pas comment on peut considérer comme indépendante une proposition incise, c'est-à-dire une proposition qui a nécessairement besoin d'une autre proposition.
Peut-on vraiment concevoir la proposition suivante comme faisant phrase à elle seule : "Ajouta-t-il en se levant d'un air furieux." ?
Peut-on vraiment concevoir la proposition suivante comme faisant phrase à elle seule : "Ajouta-t-il en se levant d'un air furieux." ?
Oui, Jehan, je ne voulais pas en dire plus pour que le demandeur cherche encore. La proposition c), même si elle est incomplète, n'en est pas moins formellement juste.
Piège ? Maladresse dans la formulation ? HarolDts, la proposition que vous citez est bel et bien une indépendante grammaticalement parlant.
Mais pour la citer, il faut rétablir l'ordre "naturel" : "Il ajouta en se levant d'un air furieux."
Certes, la proposition n'est pas satisfaisante stylistiquement, mais elle n'en forme pas moins un ensemble grammaticalement complet.
On dit qu'elle est indépendante parce qu'elle n'est subordonnée à aucune autre et qu'aucune subordonnée n'en dépend.
Piège ? Maladresse dans la formulation ? HarolDts, la proposition que vous citez est bel et bien une indépendante grammaticalement parlant.
Mais pour la citer, il faut rétablir l'ordre "naturel" : "Il ajouta en se levant d'un air furieux."
Certes, la proposition n'est pas satisfaisante stylistiquement, mais elle n'en forme pas moins un ensemble grammaticalement complet.
On dit qu'elle est indépendante parce qu'elle n'est subordonnée à aucune autre et qu'aucune subordonnée n'en dépend.
Excellente remarque, que j'ai failli faire en répondant.
J'ai tenu à laisser le terme, mais je ne comprends pas trop pourquoi elle est traditionnellement considérée comme "indépendante" au sens habituel.
Cela dit, on ne peut pas non plus la considérer vraiment comme la proposition principale de la phrase. Ni comme une subordonnée , d'ailleurs.
C'est une proposition incise, quoi. 😜
J'ai tenu à laisser le terme, mais je ne comprends pas trop pourquoi elle est traditionnellement considérée comme "indépendante" au sens habituel.
Cela dit, on ne peut pas non plus la considérer vraiment comme la proposition principale de la phrase. Ni comme une subordonnée , d'ailleurs.
C'est une proposition incise, quoi. 😜
"Il ajouta en se levant d'un air furieux."Cette phrase, que tu qualifies de "stylistiquement insatisfaisante", je la ressens comme grammaticalement insuffisante. Le verbe "ajouter" n'est-il pas transitif direct ? C'est-à-dire : n'appelle-t-il pas obligatoirement un cod, absent de cette phrase ?
@Jehan
Mine de rien — et sans vouloir donner l'impression de toujours tout rapporter à moi — on en revient à mon fameux tableau (l'arborescence que je vous avais soumise il y a peu) et dans lequel je plaçais côte à côte les propositions indépendantes, incises et incidentes, disant par là que les incises et les incidentes, quoique se construisant au moyen de la juxtaposition, n'étaient pas des indépendantes. Aurais-je eu tort, au regard de la grammaire la plus rigoureuse, ou tout au moins de la grammaire classique ?
Oui, il manque un COD à ajouter, mais c'est un problème qui tient au choix du verbe, donc qui est d'ordre stylistique. D'autre part, je peux ajouter un COD nominal au verbe, la phrase sera plus satisfaisante, mais cela ne changera pas son statut d'avant l'ajout du COD.
Il ajouta quelques mots en se levant d'un air furieux.
Si vous me dites à présent que cette grammaire risque d'embrouiller l'esprit des élèves, je vous dirai mille fois oui !
Si je compare :
"Je m'en vais, ajouta-t-il en se levant d'un air furieux, j'en ai assez vu."
et :
Il ajouta en se levant d'un air furieux : "Je m'en vais, j'en ai assez vu."
Il n'y a aucune différence structurelle entre les deux propositions soulignées.
Les deux introduisent du discours direct et sont donc sémantiquement incomplètes…
Il ajouta quelques mots en se levant d'un air furieux.
Si vous me dites à présent que cette grammaire risque d'embrouiller l'esprit des élèves, je vous dirai mille fois oui !
Si je compare :
"Je m'en vais, ajouta-t-il en se levant d'un air furieux, j'en ai assez vu."
et :
Il ajouta en se levant d'un air furieux : "Je m'en vais, j'en ai assez vu."
Il n'y a aucune différence structurelle entre les deux propositions soulignées.
Les deux introduisent du discours direct et sont donc sémantiquement incomplètes…
Oui, elle risque d'embrouiller l'esprit d'élèves, je suppose, mais ce n'est pas ce qui me gêne.
Ce qui me gêne, c'est que ce COD "quelques mots" n'est rien d'autre que la reformulation du contenu de la première proposition : "Je m'en vais".
"Je m'en vais" = "quelques mots"
En fait, plus ça va, plus j'ai envie de considérer les incises comme des subordonnées mais construites sans subordonnant (n'est-ce pas déjà le cas des infinitives et des participiales ?)
Peut-on d'ailleurs remplacer le verbe "ajouter" par un autre qui ne soit pas transitif direct ?
Ce statut des propositions incises me pose vraiment problème 😞
Ce qui me gêne, c'est que ce COD "quelques mots" n'est rien d'autre que la reformulation du contenu de la première proposition : "Je m'en vais".
"Je m'en vais" = "quelques mots"
Je m'en vais, ajouta-t-il en se levant d'un air furieux, j'en ai assez vu.
Il ajouta quelques mots en se levant d'un air furieux.Du coup, si on considère que ce verbe "ajouter" a besoin d'un cod, c'est donc que la proposition incise a vraiment besoin de la première proposition, qualifiée d'indépendante.
En fait, plus ça va, plus j'ai envie de considérer les incises comme des subordonnées mais construites sans subordonnant (n'est-ce pas déjà le cas des infinitives et des participiales ?)
Peut-on d'ailleurs remplacer le verbe "ajouter" par un autre qui ne soit pas transitif direct ?
Ce statut des propositions incises me pose vraiment problème 😞
Oui. J'ai ajouté un complément à ma réponse précédente, ce sera peut-être plus clair.
J'ai l'impression que le problème demeure :
Il n'y a aucune différence structurelle entre les deux propositions soulignées.
Les deux introduisent du discours direct et sont donc sémantiquement incomplètes…
Il ajouta en se levant d'un air furieux : "Je m'en vais, j'en ai assez vu."La proposition en gras a besoin d'au moins une des deux suivantes. C'est la seule des trois à n'être pas indépendante selon ce que je comprends de l'indépendance.
Si on est d'accord pour dire que cette phrase
Il ajouta en se levant d'un air furieux.n'est pas possible sans un cod ("quelques mots" ou "Je m'en vais, j'en ai assez vu."), alors c'est qu'elle n'est pas indépendante. Et j'avoue ne pas comprendre en quoi le choix du verbe y change quelque chose.
Je m'en vais, grommela-t-il en se levant d'un air furieux, j'en ai assez vu.
Je m'en vais, grogna-t-il en se levant d'un air furieux, j'en ai assez vu.
Je m'en vais, dit-t-il en se levant d'un air furieux, j'en ai assez vu.
Je m'en vais, éructa-t-il en se levant d'un air furieux, j'en ai assez vu.On est, je crois, de toute façon obligé d'employer un verbe transitif direct ici. (modification apportée après première publication du message : indirect ==> direct ; j'avais fait une confusion).
Je suis désolé si je me montre un peu insistant, mais j'aimerais bien comprendre cette histoire d'indépendance.