Analyse grammaticale

Langue française

4319 réponses · Page 120 / 216

Quelles sont la nature et la fonction des propositions en gras dans les phrases suivantes :

Qu'ils se soient enrichis, ils restent bien lourdauds.
2° Tu es comme un malade, mon petit, constata Antoine sur un ton attristé. Mais cela passera, aie confiance. (R. Martin du Gard)

Merci d'avance.
Bonjour,

1 - concessive
2 - indépendante incise
Bonjour.

Qu'ils se soient enrichis, ils restent bien lourdauds.
Subordonnée conjonctive, CC d'opposition de la principale.

Tu es comme un malade, mon petit, constata Antoine sur un ton attristé.
Proposition incise, servant à signaler un discours rapporté. Pas de fonction.
S'il s'agit d'une indépendante dans 2° (Jean-Luc), la proposition peut être isolée telle que "Antoine constata sur un ton attristé." Mais a-t-elle encore un sens (constater quoi) ?
Bonjour à tous,

Je vous envoie la dernière version de mon arborescence 🙂

Je pense que j'ai vraiment optimisé la page A4 pour synthétiser, classer, ranger tous les types de propositions possibles en langue française. J'ai essayé d'y insérer un maximum d'informations dans la limite de la lisibilité, de l'intelligibilité.

Toutefois, s'il vous semble qu'on pourrait y ajouter autre chose d'intéressant, n'hésitez pas à me le faire savoir, je ne me découragerai pas. Surtout, si vous constatez des oublis importants, des incohérences voire des erreurs dans l'organisation, il faudrait que je puisse apporter les modifications qui s'imposent.

Si vous me dites que tout va bien, alors je serai satisfait 🙂

Merci pour votre aide 🙂


HarolDts, si je comprends bien votre arborescence, vous faites une distinction entre proposition incise et proposition indépendante. Or ce n'est pas toujours le cas (ex : Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr (Hugo) : l'incise est une indépendante). Une incise peut être principale, indépendante ou subordonnée, sauf erreur de ma part (mais je n'ai pas d'exemple d'incise subordonnée).

Qu'est-elle dans la phrase 2° ?
hey c'est cool ça!
pourquoi ne pas numéroter chaque cas et renvoyer dans une deuxième page à des exemples de phrases pour illustrer le tout ?
Je pensais que "indépendante" signifiait pour une proposition qu'elle pouvait faire phrase à elle seule. Me serais-je trompé ? Si je ne me suis pas trompé, la proposition "dit-il" est-elle vraiment indépendante ?

hey c'est cool ça!
pourquoi ne pas numéroter chaque cas et renvoyer dans une deuxième page à des exemples de phrases pour illustrer le tout ?
Content que ça plaise 🙂 Je ne l'ai pas fait que pour mon usage personnel.

Ce que tu proposes est prévu 😉
"dit-il" est une incise indépendante (= Il dit : "Arrêtons-nous") coordonnée par "car" à l'indépendante "cet asile est sûr".
Puisqu'il y a trois verbes conjugués, il faut déduire qu'il y a trois propositions. La proposition "il dit" n'est pas la même que "Arrêtons-nous", en tout cas pas d'un point de vue grammatical. Enfin, je crois, je ne suis pas du tout un spécialiste
(re bonjour et désolé d'interrompre le fil de cette discussion, j'ai une petite question qui n'ouvre pas de grands débat🙂

Dans une subordonnée interrogative du type:

je voudrais savoir comment il fait.

ou

je voudrais savoir quel est son secret

ou

je voudrais savoir qui est cette personne

"comment" "quel" et "qui" (et les autres) gardent-ils leur nature d'origine ou deviennent-ils des conjonctions de subordination ?

Merci
Il n'existe pas d'incise subordonnée.
Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr (Hugo)
azinwxon a écrit :"dit-il" est une incise indépendante (= Il dit : "Arrêtons-nous") coordonnée par "car" à l'indépendante "cet asile est sûr".


Non. La conjonction de coordination car coordonne la proposition indépendante cet asile est sûr à la proposition Arrêtons-nous, pas à l'incise.
Flute0123 a écrit :Dans une subordonnée interrogative du type:

je voudrais savoir comment il fait.
ou
je voudrais savoir quel est son secret
ou
je voudrais savoir qui est cette personne

"comment" "quel" et "qui" (et les autres) gardent-ils leur nature d'origine ou deviennent-ils des conjonctions de subordination ?
Une subordonnée interrogative n'est pas forcément une subordonnée conjonctive.
Une subordonnée interrogative peut être introduite par un adverbe interrogatif, un pronom ou un adjectif interrogatif, ou par la conjonction si (quand elle correspond à "est-ce que" dans le discours direct ). C'est seulement dans ce dernier cas qu'on peut parler de subordonnée conjonctive.
Bonsoir à tous,

1) Dans la phrase : " J'ai toujours été intéressé par les langues modernes "

Quel est le statut du mot "intéressé" ? (nom + accord + …)

2) Dans la phrase : " Dans une ville appelée Rosenheim …"

Quel est le statut du mot "appelée" ? (idem)

Merci par avance,

HB
Bonsoir.

J'ai toujours été intéressé par les langues modernes.

intéressé : participe passé du verbe "intéresser", ce verbe étant conjugué ici à la voix passive et au passé composé. Comme l'auxiliaire est "être" (ai été), accord de ce participe avec le sujet J'.
On écrirait à la voix active : Les langues modernes m'ont toujours intéressé.
Le verbe étant alors conjugué avec l'auxiliaire "avoir", l'accord du participe se ferait avec le pronom COD m' écrit avant.

Dans une ville appelée Rosenheim…

appelée : participe passé du verbe "appeler", employé sans auxiliaire, épithète du nom ville, avec lequel il s'accorde.
Bonjour,

Un étudiant voulant progresser dans l’apprentissage du français a fait l'analyse grammaticale de la phrase ci-dessous. Il vous serait reconnaissant de compléter l'analyse en fournissant une explication, et, éventuellement, en signalant les erreurs.
(Le jardin, comme Camille, semblait mépriser la maison.) De très grands arbres, d'où pleuvait la noire brindille calcinée qui choit de l'orme en son vieil âge, la défendaient du voisin et du passant.
— La Chatte, Sidonie-Gabrielle Colette.
- De très grands = adjectif.
- arbres, = sujet.
- d'où = complément circonstanciel de lieu, du verbe pleuvait.
- pleuvait = verbe, dont le sujet est brindille.
- la noire brindille calcinée = sujet.
- la noire brindille calcinée = adjectifs.
- qui = conjonction de subordination.
- choit = verbe, dont le sujet est brindille.
- de l'orme = complément d'objet indirect, du verbe choit.
- en son vieil âge, = ?
- la = complément d'objet direct (Camille), du verbe défendaient.
- défendaient = verbe, dont le sujet est arbres.
- du voisin et du passant. = complément d'objet indirect, du verbe défendaient.
Il manque des éléments presque à chaque fois. Et il y a une confusion entre mot et groupe.

- De très grands = adjectif.
Non, seul grands est un adjectif qualificatif. Et il manque la fonction.

- arbres, = sujet.
Il manque la nature, et sujet… de quel verbe ??

- d'où = complément circonstanciel de lieu, du verbe pleuvait.
On a deux mots, mais soit. Il manque la nature.

- pleuvait = verbe, dont le sujet est brindille.
Inutile de préciser le sujet du verbe.

- la noire brindille calcinée = sujet.
Il manque la nature de ce groupe. Et sujet de quel verbe ?

- la noire brindille calcinée = adjectifs.
???
Je prends le relais… 🙂
-
la noire brindille calcinée = adjectifs.
???
Les mots analysés ("noire" et "calcinée" ) étaient bien soulignés.
Cela dit, il manque là aussi leur fonction.

qui = conjonction de subordination.
Ici, erreur de nature. Et il manque la fonction.

- choit = verbe, dont le sujet est brindille.
Ce n'est pas le bon sujet. Et inutile de donner le sujet du verbe.

- de l'orme = complément d'objet indirect, du verbe choit.
Ce complément répond à la question "d'où ?". Donc…

- en son vieil âge, = ?
Ce complément répond à la question "à quel moment ?". Donc…

- la = complément d'objet direct (Camille), du verbe défendaient.
Oui, ce mot "la" représente Camille. Il faut préciser sa nature.
Quaro, l'étudiant en question ne possède pas les bases pour effectuer des analyses grammaticales (notions de base, comme celle de "groupe"*, indications à donner pour faire l'analyse).

* Groupe (certains grammairiens préfèrent syntagme) = terme formé de plusieurs mots organisés autour d'un noyau, qui a une fonction au sein de la phrase.

A mon avis, il faudrait qu'il commence par cela.
Je vous remercie pour vos réponses, et pour votre bienveillance qui me permettent de m'orienter et de comprendre les erreurs que je commets. Je vais donc essayer de répondre correctement à vos remarques.
- De très grands = adjectif.
Non, seul grands est un adjectif qualificatif. Et il manque la fonction.
"De très grands" est l'attribut du sujet "arbres".
- arbres, = sujet.
Il manque la nature, et sujet… de quel verbe ??
"arbres" est un nom, il est le sujet du verbe "défendaient".
- d'où = complément circonstanciel de lieu, du verbe pleuvait.
On a deux mots, mais soit. Il manque la nature.
"d’où" est un adverbe.
- la noire brindille calcinée = sujet.
Il manque la nature de ce groupe. Et sujet de quel verbe ?
C’est un groupe nominal, "brindille" est sujet du verbe "choit"
qui = conjonction de subordination.
Ici, erreur de nature. Et il manque la fonction.
Je ne sais pas…
- de l'orme = complément d'objet indirect, du verbe choit.
Ce complément répond à la question "d'où ?". Donc…
Donc "de l'orme" est un complément (essentiel ?) de lieu.
- en son vieil âge, = ?
Ce complément répond à la question "à quel moment ?". Donc…
Donc je conclus qu’il s’agit d’un complément (circonstanciel ?) de temps.
- la = complément d'objet direct (Camille), du verbe défendaient.
Oui, ce mot "la" représente Camille. Il faut préciser sa nature.
Je ne sais pas…