Analyse grammaticale

Langue française

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C'est ce qu'on appelle une phrase non verbale, avec ellipse du verbe.
Que de joie (avons-nous eue) à te retrouver !

Mais peut-être t'interroges-tu plutôt sur la fonction de tel ou tel élément ?
Non, c'est bon, merci.
Bonsoir,

Il ne sera pas dit que je ne poserai aucune question !

Quelles sont la nature et la fonction de passer dans : L'ouragan ne fait que passer.
Bonsoir.

Le Tlfi considère ne faire que, suivi d'un infinitif, comme un semi-auxiliaire de mode ou de temps. Consulter l'onglet FAIRE[sup]3[/sup], verbe auxil.
Voir IIA en bas de page.
https://www.cnrtl.fr/definition/faire
Il est donc vain de chercher une fonction à la forme infinitive passer, comme il serait vain de lui en chercher une dans Il vient de passer ou Il va passer, par exemple. Dans tous les cas, c'est le verbe passer conjugué à l'aide d'un semi-auxiliaire de mode ou de temps.

Diverses "modalités" possibles.
Ne pas cesser de : Il ne fait que pleuvoir.
Se contenter de, faire à peine; action brève : Il ne fait que passer.
N'avoir d'autre effet que : Ça ne fait qu'aggraver les choses.

On peut rajouter la variante ne faire que de, qui exprime le passé immédiat : Il ne fait que de sortir. = Il vient à peine de sortir, il vient tout juste de sortir.
Bonjour,

Une question qui vous paraîtra simple, je suppose, mais qui sollicite chez moi des connaissances trop émoussées pour que être sûr de moi.

Dans la phrase suivante, sauriez vous me donner la nature du groupe nominal « son enfant » :

« Elisabeth n’aime pas que son enfant dorme la fenêtre ouverte. »

Je me dis qu’il est sujet du verbe « dormir » mais je me dis qu’il occupe aussi une autre fonction par rapport à la principale. Mon intuition me tromperait-elle ?
Il va de toute façon falloir que je fasse un petit point sur les fonctions des mots dans les subordonnées pour mon fils qui rencontre quelque difficulté en français. Si vous avez des liens à partager, ça m’intéresse.

Merci pour votre aide.
Bonsoir.

La nature de "son enfant", tu l'as donnée toi-même : il s'agit d'un groupe nominal. Tu as sans doute voulu écrire la fonction… 😉
Sa fonction est bien "sujet du verbe dorme".

Ce qui occupe une fonction par rapport à la principale, c'est toute la proposition subordonnée complétive "que son enfant dorme la fenêtre ouverte".

Cette proposition est COD du verbe de la principale : (n') aime (pas)
(Elisabeth n'aime pas quoi ? > que son enfant dorme la fenêtre ouverte.)
Ah oui, en effet, j’ai fait une confusion 🙂 Merci pour ta rectification et ta réponse Jehan.

Et pour le mot « que », toujours dans cette phrase, je sais que parfois il a une, voire plusieurs, fonctions et d’autres fois pas du tout. Comment savoir ?


Et je profite d’être de passage parmi vous pour recueillir votre opinion concernant la question suivante, question qui, je l’avoue, m’apparaît un peu relever de la diptérophilie.

Les mots « boucher » (le verbe) et « boucher » (le nom commun) sont-ils un seul et même mot pouvant avoir deux natures différentes ou bien, justement parce qu’ils ont deux natures distinctes, s’agit-il de deux mots tout aussi distincts ?

Je me demandais si les linguistes avaient une opinion nette là-dessus ou non.

Je vous remercie pour vos éclaircissements 🙂
Effectivement, disons que le mot que a plusieurs natures.
Mais il n'a pas toujours de fonction.
Cela dépend justement justement de sa nature.
Il a une fonction, notamment, quand il est pronom relatif.
Il peut être alors COD du verbe de la relative.
Mais quand il est conjonction de subordination, il ne fait qu'introduire la subordonnée sans avoir de fonction dans cette subordonnée. C'est le cas dans ta phrase.
Le message n° 14 du 04-10-2008 à 13h 53, dans cette discussion
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/9219/nature-et-fonction-de-que
récapitule les natures et fonctions possibles de que.
Tu vois que ce n'est pas simple !
Si tu as des doutes sur la nature ou la fonction de que dans une phrase précise, n'hésite pas à poser ta question dans la discussion dont je viens de donner le lien.

Quant à boucher (verbe) et boucher (nom) ce sont simplement deux homographes (mots s'écrivant de la même façon) mais on ne peut évidemment pas dire qu'il s'agit du "même mot". Ils n'ont d'ailleurs pas du tout la même origine. Le nom boucher est de la famille du mot "bouc", tandis que le verbe boucher est apparenté au latin bosca, broussaille.
Super comme réponse ! Merci beaucoup !

La langue français est, il me semble, pleine d'homographes alors !
tente (nom) tente (verbe)
de (préposition) de (déterminant)
noyer (nom) noyer (verbe)
etc…

Très intéressant 🙂


Sans vouloir abuser du temps que certains consacrent à leurs concitoyens 🙂, je voulais m'assurer que j'avais bien avec moi l'intégralité des natures de la langue française avec :

nom, pronom, déterminant, adjectif,
verbe
préposition, conjonction, adverbe, interjection

et s'il y avait un ordre précis plus logique qu'un autre de les présenter.

En ce qui concerne les fonctions, j'ai ceci mais je crains de ne pas toutes les avoir :

sujet - verbe (s'il fallait être scrupuleusement rigoureux, le verbe est-il une nature, une fonction ou les deux ?) - attribut du sujet - épithète - et complément (mais pour les compléments, il y en a de diverses sortes, c'est là que c'est compliqué.

Si vous pensez pouvoir m'aider à compléter, c'est avec plaisir. J'aimerais avoir la liste la plus complète possible de toutes les fonctions possibles des mots et groupes de mots en français.

Merci de votre aide 🙂
Voir par exemple
natures

fonctions
Merci beaucoup pour tes liens, Anne. Ils me permettent de compléter certaines choses.

J'ajoute donc à mes fonctions celles de l'apposition (pas toujours facile de la distinguer de l'épithète détachée), de l'attribut du cod, de l'apostrophe, des compléments d’agent, de l’adjectif et de détermination même si je n'ai pas bien compris ce que ce dernier signifiait.

J'aurais toutefois encore quelques questions à vous soumettre, des questions d'ordre critique dirons-nous.

1) J'aurais voulu savoir si, selon vous, on pouvait classer les neuf (ou dix) natures non pas en 2 mais en trois colonnes, avec une colonne rien que pour le verbe ? L'idée, ce serait de subdiviser la colonne des natures variables en deux sous-colonnes : celles des mots qui s'accordent (noms, pronoms, déterminants, adjectifs) la deuxième avec les mots qui se conjuguent (le verbe). La troisième colonne serait traditionnellement consacrée aux natures invariables (adverbe, conjonctions, préposition, interjection). Cela vous semble-t-il pertinent, faux, inutile ?

2) Par ailleurs, je me demandais dans quelle mesure on pouvait considérer le verbe comme étant à la fois une nature et une fonction. Est-ce que ça se fait ou est-ce que ça vous semble injustifié ?

3) Dernière chose, tous ces compléments divers et variés, j'aimerais les regrouper en plusieurs catégories afin d'en faciliter l'approche, j'aurais voulu savoir ce que vous pensiez de ce classement :

a) les compléments de verbes (cod, coi, cos) + complément d'agent ;
b) les compléments de phrases (tous les compléments circonstanciels) ;
c) le complément du nom
d) le complément de l'adjectif

En fait, l'idée ce serait de faciliter l'apprentissage de tous ces types de compléments en les classant d'une façon raisonnée. Mais peut-être connaissez-vous un meilleur classement, plus rigoureux et/ou plus efficace. Je reconnais que celui-ci est un peu limité (je ne sais même pas si on peut rigoureusement considérer les compléments circonstanciels comme des compléments de phrases).
Pour l'analyse du verbe, j'ai trouvé ceci :
https://www.cordial.fr/grammaire/manuels/ANAL_VER.htm

Le complément circonstanciel est bien un complément de phrase.
Ainsi : Dans la rue, j'ai rencontré Paul. (complément circonstanciel de lieu)
Il est déplaçable et supprimable.
Tandis que dans cette phrase : Je vais dans la rue, il s'agit d'un complément de verbe, non déplaçable, non supprimable. On parle ici de complément essentiel de lieu.
Et formellement, c'est un COI.

Les natures de mots que tu évoques sont celles de la grammaire traditionnelle.
On pourrait rajouter les présentatifs (voici, voilà, c'est, il y a…)
Certains sont invariables, d'autres peuvent varier en nombre ou en temps.
Une fonction de plus : complément du présentatif; mais on parle plutôt de "régime du présentatif" : Voilà le facteur !

Dans ta liste de compléments, tu peux rajouter aussi le rare complément d'adverbe :
conformément à vos promesses...
Merci, j'en déduis, après rapide coup d'œil, qu'en effet, le verbe est à la fois une nature et une fonction. Voilà qui me semble plus clair à présent (j'ai horreur de douter). Mais tu ne m'as pas dit ce que tu pensais de mon tableau en trois colonnes :

NATURES des mots VARIABLES NATURES des mots INVARIABLESNatures des mots qui s’accordentNature des mots qui se conjuguent

Déterminants VERBE Prépositions
Noms Conjonctions
Adjectifs Adverbes
Pronoms Interjections


Je n'ai trouvé que des tableaux à deux colonnes sur le net, mêlant le verbe aux autres natures variables, ce que je ne trouvais pas assez précis. J'ai pensé qu'ainsi c'était plus rigoureux, mais je ne voudrais pas me méprendre.

J'aurais aimé avoir un tableau ou une carte mentale qui range avec autant de précision les fonctions, mais je ne trouve rien de vraiment satisfaisant.


Merci pour avoir complété ma liste des natures et des fonctions : je n'avais jamais entendu parler de cette dixième ou onzième nature des présentatifs, et à fortiori pas non plus de son complément.
Pour ce qui est des natures, deux catégories suffisent : variable /invariable
Et une troisième catégorie uniquement pour le verbe ne s'impose pas : "se conjuguer", c'est une manière de varier, une manière de s'accorder. (tu viens, elle vient, elle est venue…)

Cela dit - sans vouloir te décourager - il existe cependant des noms invariables (des laissez-passer) des adjectifs invariables (des crayons orange) et au moins un adverbe variable (tout content, toute contente).
Mais bon, tout cela, ce sont des exceptions !

Pour ce qui est d'un tableau récapitulant les fonctions, ceci me semble assez satisfaisant.
Je doute que tu puisses trouver beaucoup mieux.
https://www.clg-monet-magny.ac-versailles.fr/IMG/pdf/Les_fonctions_grammaticales.pdf
Merci beaucoup !
Le lien me semble correspondre en effet en tout point à mes attentes.

Par ailleurs, je me demandais (je pense que cette question a sa place dans ce fil) si la formulation — très courante — suivante était correcte :

"La façon dont on a traité cette affaire…"

Intuitivement, l'emploi de ce pronom relatif me gêne mais je ne saurais expliquer pour quelle raison.

Je préfèrerais entendre :

"La façon avec laquelle on a traité cette affaire…"

Mais j'ai peut-être tort. J'ai pensé que vous pourriez confirmer ou infirmer mon intuition par les règles adéquates.

Merci beaucoup.
"La façon dont on a traité cette affaire…"
Intuitivement, l'emploi de ce pronom relatif me gêne mais je ne saurais expliquer pour quelle raison.
Il te faut admettre que ton intuition n’est pas forcément fiable. 😉
L’expression que tu cites est tout à fait correcte et bien meilleure que celle que tu proposes. 🙂
HarolDts a écrit :Par ailleurs, je me demandais (je pense que cette question a sa place dans ce fil) si la formulation — très courante — suivante était correcte :

"La façon dont on a traité cette affaire…"

Intuitivement, l'emploi de ce pronom relatif me gêne mais je ne saurais expliquer pour quelle raison.
On a traité cette affaire de la façon suivante/précédente ou de telle façon.

C'est ce de qui justifie parfaitement le dont.
Merci beaucoup pour votre réponse, j'admets m'être laissé abuser par mon intuition même si celle-ci provient forcément d'un raisonnement grammatical que j'ignore encore.

Toutefois, je ne comprends pas bien le rapport entre le mot "de" et le mot "dont" sur lequel Lamaneur fonde sa réponse.

Et d'ailleurs, ne peut-on pas dire d'une affaire qu'elle a été traitée avec succès, ou avec distraction ou encore avec dilettantisme… d'où la proposition, "la façon avec laquelle etc." ?
Le pronom relatif dont correspond à un complément introduit par de.

L'homme dont je parle. >Je parle de cet homme.
La femme dont on a vanté la beauté. > On a vanté la beauté de la femme.


La façon avec laquelle on a traité cette affaire équivaudrait à "On a traité cette affaireavec cette façon", ce qui est incorrect.
Aucun problème en revanche pour
La façon dont on a traité cette affaire > On a traité cette affaire de cette façon.
Fichtre ! Il va falloir que je revoie mes tournures : j'ai pris depuis des années l'habitude de dire ça !
Mais bon, toute la vie il faut progresser 🙂

Merci beaucoup pour votre aide aux uns et aux autres.
Jehan a écrit :Quant à boucher (verbe) et boucher (nom) ce sont simplement deux homographes (mots s'écrivant de la même façon) mais on ne peut évidemment pas dire qu'il s'agit du "même mot". Ils n'ont d'ailleurs pas du tout la même origine. Le nom boucher est de la famille du mot "bouc", tandis que le verbe boucher est apparenté au latin bosca, broussaille.
Bonjour à tous,
Je reviens là-dessus en espérant ne pas paraître trop inopportun.
Peut-on conclure par là que jamais un mot de langue française ne peut avoir plusieurs natures ?
Peut-on affirmer que si on a l'impression qu'un mot possède plusieurs natures, c'est que ce sont en réalité systématiquement deux homonymes (homographes+homophones) ?

Merci pour vos éclaircissements 🙂