Analyse grammaticale

Langue française

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Bonsoir !

Dans la phrase " Elle, elle était toute à s'expliquer , pour qu'il ne la crût pas déraisonnée "
Quelle est la nature de "toute" ?
Adjectif qualificatif ?

Merci !
Specifique a écrit :Dans la phrase " Elle, elle était toute à s'expliquer , pour qu'il ne la crût pas déraisonnée "
Quelle est la nature de "toute" ?
Adjectif qualificatif ?
Je dirais adjectif indéfini… Mais ici en fonction d'attribut.
Il est donc ici très proche, en fait, d'un adjectif qualificatif.
D'accord, merci !
Bonjour à vous

Dans la phrase " C'est un objet de tristesse que de voir les maisons délabrées" je n'arrive pas à déterminer la nature de "que".
Pourriez-vous m'aider?
Par avance merci!
Bonjour.

On a une structure emphatique, avec mise en relief de l'attribut "un objet de tristesse" au moyen de l'encadrement par C'est…que.
Voir les maisons délabrées est un objet de tristesse.
C'estun objet de tristesse que de voir les maisons délabrées.

Le grammairien Le Goffic y voit une relative incomplète, avec ellipse du verbe être, et le que serait, dans cette optique, un pronom relatif attribut du sujet de ladite relative elliptique.
C'est un objet de tristesse que (de) voir les maisons délabrées (est).
Effectivement! Je comprends.
Merci d'avoir pris le temps de me répondre. 🙂
Bonjour à tous,
J'ai besoin de votre contribution pour l' analyse des phrases ci-après:
« Oui, vous savez mieux que nous ce que coûte d’être soumis à la cupidité et à l’orgueil d’un maître, de vivre et de travailler pour un tyran qui vous domine et vous blesse dans ce que vous avez de plus cher : Votre dignité. »

« Ah ! dis-moi encore ceci : à qui les gens donneraient-ils la charité car il faut bien qu’on la donne, cette charité qui est un précepte de la religion. »


voici la façon dont j'entends les analyser :

Oui : proposition implicite signifie nous affirmons

Vous savez mieux : Proposition principale
Que nous : Proposition subordonnée complétive de comparaison de la principale
Ce que coûte d’être soumis à la cupidité et l’orgueil d’un maître, de vivre et de travailler pour un tyran : Proposition subordonnée relative complément de l’antécédent ce
Qui vous domine : Proposition subordonnée de l’antécédent tyran
Et vous blesse dans votre dignité : proposition subordonnée relative elliptique du pronom relatif qui complète l’antécédent tyran.

Dans ce que vous avez de plus cher : Proposition subordonnée relative de l’antécédent Ce

2e phrase :
Ah ! dis-moi encore ceci : à qui les gens donneraient-ils la charité : Proposition indépendante juxtaposée ;
Car il faut : proposition indépendante coordonnée à la première ;
bien qu’on la donne, cette charité : Proposition subordonnée complément d’opposition ;
Qui est un précepte de la religion : Proposition subordonnée relative complément de l’antécédent cette charité
Bonsoir.
« Oui, vous savez mieux que nous ce que coûte d’être soumis à la cupidité et à l’orgueil d’un maître, de vivre et de travailler pour un tyran qui vous domine et vous blesse dans ce que vous avez de plus cher : Votre dignité. »
« Ah ! dis-moi encore ceci : à qui les gens donneraient-ils la charité car il faut bien qu’on la donne, cette charité qui est un précepte de la religion. »
Je ne relève et ne rectifie ci-dessous que les inexactitudes :
Ce que coûte d’être soumis à la cupidité et l’orgueil d’un maître, de vivre et de travailler pour un tyran : Proposition subordonnée relative complément de l’antécédent ce
En fait, il s'agit de ce qu'on appelle une relative périphrastique.
[lien invalide]
Sa fonction ici : COD du verbe "savez".
Qui vous domine : Proposition subordonnée de l’antécédent tyran
Oui, complément de l'antécédent "tyran".
Dans ce que vous avez de plus cher : Proposition subordonnée relative de l’antécédent Ce
Le "dans" ne fait pas partie de la relative.
"ce que vous avez de plus cher" est une relative périphrastique (voir lien plus haut) complément indirect du verbe "blesse".
Car il faut : proposition indépendante coordonnée à la première ;
La proposition complète est "car il faut bien" ("bien" est un adverbe renforçant "il faut" )
bien qu’on la donne, cette charité : Proposition subordonnée complément d’opposition ;
Attention, il ne s'agit pas de la locution conjonctive de concession "bien que", puisque l'adverbe "bien" fait partie de la principale.
La proposition est "qu'on la donne, cette charité", proposition complétive, sujet réel de la tournure impersonnelle "il faut".
Bonsoir,
Merci Jehan. Vos réponses ainsi que le lien m’ont beaucoup aidé.
Cependant, je dois effectuer une leçon avec mes élèves contenant des analyses de mots les ci-après soulignés.
J’hésite fort sur mes réponses:

« A l’école nous gagnions nos places, filles et garçons mêlés, réconciliés, et, sitôt assis, nous étions tout oreille, tout immobilité, si bien que le maître donnait ses leçons dans un silence impressionnant »


« L’idée de dissipation ne nous effleurait même pas ; c’est ainsi que nous à attirer l’attention du maître »

« Ce que le plus petit détail ici prenait de l’importance : le fameux tableau amplifiait tout ; et il suffisait en vérité, dans les lettres que nous tracions, d’un jambage qui ne fût pas à la hauteur des autres, pour que nous fussions invités soit à prendre, le dimanche, une leçon supplémentaire, soit à faire visite au maître, durant la réaction, dans une classe qu’on appelait la classe enfantine, pour y recevoir sur les derrière une correction toujours mémorable »

Silence : Complément prépositionnel ou complément second
Dissipation : Complément déterminatif
Classe : cc de manière
Il y a presque un an, tu avais déjà demandé l'analyse des mêmes phrases que tu as proposées tout à l'heure à 17h 36, et j'avais commencé à te répondre, mais tu n'avais pas répondu…
Ce n'était donc pas un travail très urgent, apparemment ! 😉
(…) le maître donnait ses leçons dans un silence impressionnant
C'est un complément prépositionnel, de toute façon, puisqu'il est introduit par une préposition. Mais ce n'est pas un complément d'objet second, c'est un complément de manière.
L’idée de dissipation
Ce n'est pas un complément déterminatif, c'est une apposition au nom "idée", tout comme "Paris" est en apposition à "ville" dans "la ville de Paris", par exemple…
dans une classe qu’on appelait la classe enfantine
Il s'agit d'un attribut du pronom relatif COD qu' (qui a pour antécédent "une classe").
"qu'on appelait la classe enfantine"< > on appelait cette classela classe enfantine.
Bonjour,
Merci pour ce rappel.
Effectivement, j'avais posté ces questions depuis un moment. Pour moi ce plus qu'urgent. Les élèves ne cessent de me saisir de ces questions. Ce sont des anciens sujet bac que l'établissement met à la disposition des candidats. Du coup, ils cherchent des réponses. Une fois qu'ils arrivent à ces analyses ils passent me voir. J'avais même partagé ces questions avec quelques collègues de la boite sans succès. C'est ainsi qu'on a procédé aux réponses que je vous ai proposées à l'instant.

Depuis lors, je suis resté dans le doute jusque l'heure où vous leur répondiez.
Aussi, je me suis fais voler mon ordinateur et cela m'a privé de connexion pendant quelques mois encore moins me rappeler du mot de passe de mon compte de ce forum.

En ce qui ce concerne vos dernières réponses, je suis vraiment édifié. Je vous remercie infiniment pour l'effort que fournissez pour nous satisfaire.
Merci de ces précisions. Par curiosité, ce sont des élèves de quel âge et de quel niveau ?
Quelle sorte d'établissement ?
Est-ce en France ?
Merci, ce sont des élèves en classes de terminales LL. Le pays, c'est le Mali.
Bonsoir
je voudrais bien savoir si la valeur argumentative de ces connecteurs est bien correcte:

1- Hegel affirme que le désir le plus profond de chaque individu vise à être reconnu par une autre conscience de soi que l'individu reconnaît comme telle.
=> Comme: adverbe exprimant la manière? :/
2- Raison pour laquelle, chez Hegel, le Maître, même reconnu comme tel par l'Esclave.
=>groupe nominal exprimant la conséquence
3- on ne peut supposer qu’il en soit ainsi pour toutes les autres formes d’amour.
=>adverbe exprimant la manière.
4- s'il y a vraiment espoir, on sortira d'ici vivants.
=> si: conjonction exprimant l’hypothèse
5- Il est absurde d’imaginer que l’on ne puisse aimer une chose que si l’on a prononcé à voix haute la phrase: "je t'aime".
=> si: conjonction exprimant la condition.

Est-ce que les deux "si" ont la même valeur argumentative?

pour cet exemple "la terreur primale de se retrouver seule" j'ai un petit doute concernant la fonction du groupe souligné: est-ce un complément du GN "la terreur primale" ou bien un complément de l'adjectif "primale"
Bonsoir Vemissa.
une autre conscience de soi que l'individu reconnaît comme telle.
=> Comme: adverbe exprimant la manière? :/
C'est une conjonction, il s'agit de comparaison
S'il y a vraiment espoir, on sortira d'ici vivants.
=> si: conjonction exprimant l’hypothèse
Il est absurde d’imaginer que l’on ne puisse aimer une chose que si l’on a prononcé à voix haute la phrase: "je t'aime".
=> si: conjonction exprimant la condition.
Est-ce que les deux "si" ont la même valeur argumentative ?
Oui, on peut le considérer.
pour cet exemple "la terreur primale de se retrouver seule" j'ai un petit doute concernant la fonction du groupe souligné: est-ce un complément du GN "la terreur primale" ou bien un complément de l'adjectif "primale"
Le groupe infinitif "de se retrouver seule" est une apposition au GN "la terreur primale".
Merci beaucoup
pour le dernier exemple: pourquoi tu le considères comme une apposition? est-ce que tu peux m'expliquer s'il te plait? (avec d'autres exemples si cela est possible)

-"raison pour laquelle": est un groupe nominal ou une locution conjonctive?
Pour la nature de (C'est la)raison pour laquelle, tu avais déjà posé la question le mois dernier, et Laoshi et moi t'avions répondu.
Le roi Henri IV.
Le nom "Henri IV" est en apposition au nom "roi".
"Henri IV" et "le roi" désignent le même être.
La ville de Paris.
Le nom "Paris" est en apposition au nom "ville".
"Paris" et "la ville" désignent la même chose.
La préposition "de" est une simple béquille et n'introduit pas un complément de nom.
(En revanche, dans "Le maire de Paris", "Paris" n'est pas une apposition, il ne désigne pas la même réalité que "le maire".)

Dans ta phrase, "se retrouver seule" et "la terreur primale" désignent bien la même réalité. Et "se retrouver seule" a donc bien une fonction d'apposition.
ah oui c'est vrai, j'ai déjà posé cette question 😂

Merci beaucoup pour tes explications précieuses: les deux éléments référent à un état d'esprit donc "de se retrouver seul" n'apporte pas un complément d'information au nom.
Bonsoir,

Comment analyse-t-on la phrase suivante :

Que de joie à te retrouver !