Analyse grammaticale

Langue française

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Oui, je suis bien d'accord, ce n'est pas une analyse, mais une statistique à la louche.
Je pense cependant qu'elle autorise à voir une évolution de l'un vers l'autre (puisqu'il s'agit de livres, je doute du nombre d'occurrences de l'interrogatif composé "pour quand..?")

Je crois en revanche que les étiquettes "familier" et "poli" ou "soutenu" n'appartiennent - ausi riche soit l'expérience liguistique de l'auteur - qu'à sa propre subjectivité, sans avir fait l'objet d'une étude. Mon propos
s'arrête là.


et j'ai enfin su insérer une image!
RP78 a écrit :Même si l'agonistique grammaticale est très amusante, puis-je rappeler que le travail du grammairien est d'humblement relever les faits de langue, retrouver les structures qui paraissent les générer, et que celles-ci ont beau s'appeler des "règles", cela ne fait pas du grammairien un législateur.
Il y a bien des définitions de "grammairien". Le TLFi donne, entre autres : "Celui qui, versé dans la connaissance d'une langue, contribue par ses avis à épurer celle-ci, à fixer les règles du bon usage". Autrement dit, en partie observateur, en partie législateur. Et de fait, leurs ouvrages se rangent en descriptifs ou en prescriptifs. Pas étonnant donc que parmi les participants de ce forum, certains cherchent des oracles dans les "grammaires".
(puisqu'il s'agit de livres, je doute du nombre d'occurrences de l'interrogatif composé "pour quand..?")
On trouve des phrases de structures très variées, dans les livres… 😉
Parfaitement, Jehan. J'ai jeté un rapide coup d'oeil sur les premiers exemples sortis par Google Livres pour "pour quand" et on y trouve pas mal de questions, ainsi que, comme d'habitude, des résultats non pertinents (par exemple ceux où 'pour' et "quand" sont séparés par une virgule). J'ajoute que les pourcentages indiqués sur le graphique Ngram montrent que les occurrences représentent un pourcentage très faible, et que dans de tels cas, les graphiques doivent être interprétés avec beaucoup de précaution.

J'ai quand même pu voir avec une certaine surprise que le tour est assez ancien et s'employait alors dans des textes peu suspects de familiarité.
https://books.google.fr/books?id=UCIj4t_yMXgC&pg=PA361&dq="pour+quand"&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiZ8uvCq73cAhUJ0RoKHf6VDjA4FBDoATAFegQIARAi#v=onepage&q="pour%20quand"&f=false
https://books.google.fr/books?id=J_M6AAAAcAAJ&pg=PP42&dq="pour+quand"&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjEiImaqr3cAhVF2xoKHXnKBqg4ChDoATABegQIARAI#v=onepage&q="pour%20quand"&f=false
Bonjour,

Faut-il mettre une virgule dans la phrase suivante, et comment l'analyse-t-on ?
Naturellement que je suis bon en français.
Ou
Naturellement, que je suis bon en français.
Bonsoir,

A mon sens, Naturellement que (dans le sens de "Bien sûr que", "C'est évident que", "Cela va de soi que", etc.) s'enchaîne sans virgule.

Toutefois, une virgule pour mettre en valeur l'adverbe ne me choquerait pas.
Pas de virgules, pour moi non plus, mais je préférerais employer :
Évidemment
En place de
Naturellement…
Et dans cette tournure, dans laquelle l'adverbe équivaut en fait à une tournure impersonnelle, la partie introduite par "que" est en quelque sorte une complétive "sujet réel" de ladite tournure.

Bien sûr que je suis bon en français= Il est évident que je suis bon en français. = Que je sois bon en français est évident.
Merci.

"Naturellement que" s'utilise-t-il dans un français relâché (je ne sais plus quel est le bon adjectif) ?
Je n'irai pas jusqu'à qualifier cela de relâché…
Je trouve que "naturellement" convient aussi bien qu' "évidemment", pour ma part.
Bien, encore merci.
Jehan a écrit :Je n'irai pas jusqu'à qualifier cela de relâché…
Je trouve que "naturellement" convient aussi bien qu' "évidemment", pour ma part.
Aussi bien… ou aussi mal. Il me semble que c'est relâché par rapport à la formule canonique :
Evidemment/naturellement/bien sûr je suis bon en français.
qui n'a pas besoin d'un "que".
Mais la force expressive est un peu différente.
Bonjour !

Petite question :
dans la phrase "l'écureuil est un joli petit animal qui n'est qu'à demi-sauvage" j'aimerais savoir si l'attribut du sujet est forcément "joli petit animal" ou s'il peut-être aussi "petit animal" ou bien "joli animal" . En gros, peut-on , dans un qcm par exemple, cocher vrai pour "petit animal" attribut du sujet "écureuil", sans "joli" ?
Ou bien est-ce que l'attribut du sujet est un seul bloc?

Merci d'avance !
Bonsoir.

A mon sens, l'attribut du sujet est l'entier groupe nominal, soit "un joli petit animal".
En toute logique, il faudrait rajouter aussi la relative : c'est une expansion du nom noyau animal : un joli petit animal qui n'est qu'à demi-sauvage
Je suis d'accord, pour les raisons suivantes :
- le noyau "animal" se subordonne la proposition relative "qui n'est qu'à demi-sauvage" (= celle-ci est sous la dépendance de ce noyau) ;
- une expansion du nom peut être une relative.
Bonsoir à toutes et tous,

Je suis nouvelle sur ce forum, mais je le consulte fréquemment et j'ai souvent trouvé des réponses à mes questions.

Je ne parviens pas à déterminer la fonction du GN "des ruses de ses adversaires" dans la phrase "instruit des ruses de ses adversaires, il peut les affronter".
J'aurais tendance à considérer "instruit" comme un adjectif et dans ce cas "des ruses de ses adversaires" serait un complément de cet adjectif, mais je n'en suis pas certaine.

Quelqu'un pourrait-il m'éclairer?
Un grand merci par avance pour vos réponses!
Bonsoir.

C'est un complément du participe passé instruit.
Instruit, adjectif, n’appelle pas de complément, du moins de ce genre. Il est la plupart du temps employé absolument.
Il a beaucoup lu. Il a des connaissances. Il est instruit, bien que d’intelligence médiocre.
Bonjour!

Merci beaucoup pour vos réponses.

J'ai un peu de mal à voir une fonction grammaticale dans la terminologie "complément du participe passé", c'est la raison pour laquelle j'avais opté pour le complément de l'adjectif.

Si on considère "instruit" comme un participe passé, ce serait le verbe "instruire" qui pourrait, comme le signale Le Robert, avoir la construction "instruire quelqu'un de quelque chose" ou "être instruit de". De ce fait, ne pourrait-on pas considérer "des ruses de ses adversaires" comme un COI?

Merci !