Analyse grammaticale

Langue française

4319 réponses · Page 110 / 216

Ah bon …. Mais pour moi "le" est sujet …
C'est "le" qui arrive non ? Je n'ai pas compris !
Le sujet de arrive est qui. Le pronom relatif qui a pour antécédent le. Voici = vois ici. le est COD de vois.
Oui, vois ici lui qui arrive.
Mais lui devient le s'il passe avant le verbe :Le vois ici qui arrive.
(comme Je vois luidevient je le vois).
Ah oui d'accord, merci ! Je visualise mieux la chose ! 😉

Rebonjour !

Dans une correction d'annales, il me semble que les 3 phrases que je vais vous écrire possèdent un pronom indéfini, mais comme je veux en être certaine (c'est une correction non officielle) j'aimerais avoir votre avis !

"Tu pourras choisir n'importe lequel" -> Donc là le pronom indéfini serait "lequel" ?

"Ils coûtent deux euros chacun" -> Ici le pronom indéfini est "chacun" ?

"On en a trop vu" -> Ici c'est "on" !

Merci d'avance !
Lequel est un relatif ou un interrogatif.
Le pronom indéfini est n'importe lequel.

Chacun et on sont bien des pronoms indéfinis.
Ok, merci beaucoup !
Elle a trouvé un sens à sa vie

quel pronom peut-on y mettre?

Elle lui a trouvé un sens
ou bien
Elle y a trouvé un sens
Remplacer quoi par quoi ?

Est-ce que tu veux dire :
"Sa vie, elle lui a trouvé un sens" ?
Bonjour j'ai acheté un BLED pour faire un stage de grammaire à mes enfants pendant les vacances. Stupéfaction, le BLED comporte des fautes de français. Notamment cette construction qui m'amène sur cette page de forum : "Je garde ça pour quand j'en aurai besoin".
Registre familier, peut-être Jéhan, mais aussi erreur grammaticale, il me semble. Donc on ne peut tout simplement pas l'analyser grammaticalement.
C'est une construction familière, certes, mais ce n'est pas pour autant une véritable faute de français. Cette tournure a un sens parfaitement clair. Je suppose en outre que le Bled ne demandait pas de l'analyser. Essayons, cependant.
On pourrait parler ici d'un complément de but ou de destination, la préposition "pour" introduisant une proposition substantivée équivalant à un groupe nominal.
"pour quand tu rentreras" = "pour le moment de ton retour"
[Précédé d'une prép.] Quelques bons mots, quelques répliques heureuses, que je vais mettre de côté pour quand j'irai te voir, ces jours-ci (Villiers de L'Isle-Adam, Corresp., 1884, p. 30). https://www.cnrtl.fr/definition/quand
Sans oublier que "quand" n'est plus un pronom relatif depuis longtemps, c'est tout de même très proche d'une proposition relative sans antécédent (une proposition circonstancielle utilisée comme régime prépositionnel) et c'est assez habituel:
"Je le garde pour qui en voudra"
"Cela dépend d'où ils se sont arrêtés"
..
D'ailleurs, les propositions relatives sans antécédent (dites "relatives substantives") sont également des équivalents de GN.
Zabine a écrit :Bonjour j'ai acheté un BLED pour faire un stage de grammaire à mes enfants pendant les vacances. Stupéfaction, le BLED comporte des fautes de français. Notamment cette construction qui m'amène sur cette page de forum : "Je garde ça pour quand j'en aurai besoin".
Registre familier, peut-être Jéhan, mais aussi erreur grammaticale, il me semble. Donc on ne peut tout simplement pas l'analyser grammaticalement.
Les "Bled" que je possède ne comportent pas de fautes de français !

Sauf erreur de ma part, l'éminent grammairien qu'était Joseph Hanse ne considère même pas que pour quand paraît familier lorsqu'une question porte sur l'adverbe.
Est-ce que vous voulez apprendre à danser pour quand vous n'aurez plus de jambes ? (Molière, Le Bourgeois gentilhomme, cité par Hanse, cf. son dico des difficultés, 3e éd., p. 735).

L'Académie française me paraît aller dans le même sens, puisqu'elle donne cet ex. sans formuler aucune réserve : Pour quand me promettez-vous une réponse ?
II. Adv. interrogatif (dans l'interrogation indirecte, d se lie et se prononce t devant une voyelle ou un h muet ; dans l'interrogation directe, la liaison ne se fait généralement que dans le tour familier Quand est-ce que… ?). À quel moment, dans combien de temps. Quand tiendrez-vous votre promesse ? Quand arriverez-vous ? Quand partir ? « Quand ? –Je le lui demanderai. » Il ignore quand la cérémonie aura lieu. Il se demande quand démissionner. Dites-moi quand et où. Précédé d'une préposition. De quand date cet usage ? À quand la partie est-elle remise ? Jusqu'à quand ou, litt., jusques à quand faudra-t-il attendre ? Pour quand me promettez-vous une réponse ?
Dictionnaire de l'Académie française, art. QUAND
https://academie.atilf.fr/consulter/quand
Cela dit, le côté interrogatif de Je garde ça pour quand j'en aurai besoin. ne saute pas aux yeux…
C'est ce que j'allais dire ! La structure de Est-ce que vous voulez apprendre à danser pour quand vous n'aurez plus de jambes ? est différente de Pour quand me promettez-vous une réponse ? .
Autres exemples tirés du TLFi :
-− Fam. Pour quand… Mes parents lui ont arrangé notre ancienne chambre, à Georges et à moi, en cabinet de consultation, pour quand il aura de la clientèle (Gide, Faux-monn.,1925, p. 955).
- Il le fit venir et lui dit : « Vieux dégoûtant! va, je connais ton vice. Vends-moi ton corps (pour quand tu seras mort, s'entend) service pour service. » Vous devez bien penser que notre saligaud accepta tout de suite. Ayant de l'or, il but à tire-larigot un jus moins insolite. Ponchon, Muse cabaret,1920, p. 57.
- La maman tremblait, pour quand arriverait l'âge scolaire. La petite était de ces enfants qui rapportent, entre les feuillets de leur livre d'écolier, toutes les maladies traînant sur les préaux (Malègue, Augustin, t. 1, 1933, p. 290).
- Et n'oublions pas un coussin, un machin, un fourbi quelconque rouge potiron, pour quand je me baladerai tout nu dans le fumoir (Colette, Chéri,1920, p. 116).
- J'irai de capitale en capitale en touchant des cachets monstrueux, je pourrai même mettre de l'argent à gauche pour quand je serai vieux (Queneau, Loin Rueil, 1944, p.110).
Jehan,

Ben oui, justement ! Selon ce qu'écrit Hanse* et ce que j'ai dit de la position de l'Académie française (= identique à celle de l'ancien président du CILF), pour quand n'est pas familier lorsqu'une question porte sur l'adverbe :
Sauf erreur de ma part, l'éminent grammairien qu'était Joseph Hanse ne considère même pas que pour quand paraît familier lorsqu'une question porte sur l'adverbe.
Est-ce que vous voulez apprendre à danser pour quand vous n'aurez plus de jambes ? (Molière, Le Bourgeois gentilhomme, cité par Hanse, cf. son dico des difficultés, 3e éd., p. 735)**.

L'Académie française me paraît aller dans le même sens, puisqu'elle donne cet ex. sans formuler aucune réserve : Pour quand me promettez-vous une réponse ?
Par conséquent, a contrario,Je garde ça pour quand j'en aurai besoin, qui ne présente aucun aspect interrogatif, "paraît familier" selon Joseph.

* Hanse : "L'emploi de quand après ces prépositions [ de, pour, à, etc.] paraît familier lorsqu'une question ne porte pas vraiment sur l'adverbe" [..]

** Attention, cette phrase (citée par Hanse) exemplifie le cas où la question ne porte pas vraiment sur l'adverbe !

P.S. Il t'est loisible de considérer que je me suis mal exprimé (en dépit du gras de "adv. interrogatif" et du soulignement de "lorsqu'une question"), cela ne me gênera aucunement. 😜 "Le responsable, c'est moi seul."
J'assumerai puisque je serai le seul et unique responsable.
Les citations ne doivent-elles pas être mises entre guillemets ? 🙂 🙂 🙂
Floréale,
Si, bien sûr. Mais je n'ai pas mis J'assumerai… entre guillemets car ce n'était pas une citation ! Maintenant, c'en est une, et elle est guillemetée. 😜 🙂
Roméo31 a écrit :Sauf erreur de ma part, l'éminent grammairien qu'était Joseph Hanse ne considère même pas que pour quand paraît familier lorsqu'une question porte sur l'adverbe.
Est-ce que vous voulez apprendre à danser pour quand vous n'aurez plus de jambes ? (Molière, Le Bourgeois gentilhomme, cité par Hanse, cf. son dico des difficultés, 3e éd., p. 735).
Il faudrait donner la citation complète de Hanse, car la citation de Molière n'est pas pertinente, dans la mesure où la question n'y porte pas sur l'adverbe.
Roméo31 a écrit :Ben oui, justement ! Selon ce qu'écrit Hanse* et ce que j'ai dit de la position de l'Académie française (= identique à celle de l'ancien président du CILF), pour quand n'est pas familier lorsqu'une question porte sur l'adverbe :
[…]
Par conséquent, a contrario,Je garde ça pour quand j'en aurai besoin, qui ne présente aucun aspect interrogatif, "paraît familier" selon Joseph.

* Hanse : "L'emploi de quand après ces prépositions [ de, pour, à, etc.] paraît familier lorsqu'une question ne porte pas vraiment sur l'adverbe" [..]
Hanse est un éminent grammairien mais il joue les girouettes d'une édition à l'autre. Si, dans la troisième édition, à vous en lire, il trouve que l'emploi paraît familier, il était nettement plus catégorique dans la seconde édition (« Pour quand est correct mais familier en dehors de l'interrogation. »)
https://ibb.co/esZsuT
En revanche, il n'indiquait pas cette nuance familière dans la première édition !
https://ibb.co/j0R5ET
Même si l'agonistique grammaticale est très amusante, puis-je rappeler que le travail du grammairien est d'humblement relever les faits de langue, retrouver les structures qui paraissent les générer, et que celles-ci ont beau s'appeler des "règles", cela ne fait pas du grammairien un législateur.
L'appréciation de la langue n'est pas non plus de son ressort, et l'idée d'une langue familière - ou tout autre "niveau de langue" utile pour le professeur - relève de la sociolinguistique, qui commence par définir les groupes qu'elle étudie, et ne suppose pas que l'intégralité des locuteurs d'une langue apprécie l'usage des règles de la même façon.

Pour en revenir à notre discussion, vous pouvez comprendre la structure "pour quand il reviendra" comme une subordonnée (relative, conjonctive, selon le système grammatical dans laquelle vous vous insérez) qui a été substantivée, puisque l'ensemble peut-être remplacé par un substantif et ses déterminants éventuels: "pour son retour".
Il est difficile d'y voir une interrogative indirecte; mais on peut transposer la phrase à sa forme *directe pour y réfléchir: *"Pour quand reviendra-t-il?" me semble véhiculer une borne temporelle similaire. Reste à savoir pourquoi compliquer une analyse par ailleurs plus simple.


La relative "substantivée" a l'avantage du temps: elle est indo-européenne.


Et le caractère familier ne pourra prendre sens que lorsqu'un groupe définira en partie son bon parler par l'usage d'une tournure concurrente à "pour quand il reviendra". Je ne suis pas sûr que cela fasse partie des corrections que l'on s'impose pour bien parler, mais il n'y a guère qu'une étude statistique qui permettra de le savoir… et justement, Google a digitalisé tout un tas de livres français!:
(j'espère que mon lien marche!)

Visiblement, quelle qu'en soit la raison, la forme "pour quand" semble de moins en moins choquante…
J'espère avoir rendu son prestige au BLED!
Oui, cet outil est assez fréquemment utilisé, sur ce forum.
Cela dit, les occurrences de "pour quand" ne concernent pas uniquement la structure qui nous occupe.