Analyse grammaticale

Langue française

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A mon humble avis, il n'y a rien à corriger.
Bonjour Laoshi. Merci pour ta réaction rapide
Bonsoir à toutes et à tous,

Je procède à l'analyse grammaticale d'un extrait de La Forme d'une ville de Julien Gracq.

Je vais couper la phrase qui me donne du fil à retordre pour mettre en exergue le point qui me pose le plus de souci.

"La route (…) laisse sur sa droite, (…) un enclos autour duquel, autrefois, j'ai beaucoup rêvé.

Mon analyse des éléments en gras est la suivante:
"autour duquel, autrefois, j'ai beaucoup rêvé" est une proposition subordonnée relative explicative complément de l'antécédent "enclos" introduite par le pronom relatif "duquel" qui est complément d'objet indirect antéposé de "j'ai beaucoup rêvé".

Toutefois, ne peut-on pas dire que "duquel" est complément circonstanciel de lieu ? Ici, "autour" est-il adverbe, ou locution prépositionnelle (autour de)?

Peut-on parler de "proposition subordonnée circonstancielle de lieu"? Je crois qu'elle n'existe pas et que l'on se cantonne à la proposition subordonnée relative, en montrant qu'elle donne une indication sur le lieu.

Je vous remercie bien sincèrement, je vous prie de m'excuser si je dis plein de bêtises, je suis là pour apprendre, donc je me tourne vers vous! 🙂
Bonsoir.

un enclos autour duquel, autrefois, j'ai beaucoup rêvé.
La partie soulignée est bien une subordonnée relative, complément du nom antécédent "enclos".
Le complément de lieu de "ai rêvé" est "autour duquel", autour de étant une locution prépositive.
autour duquel j'ai rêvé = j'ai rêvé autour de l'enclos.

Pas de subordonnée circonstancielle de lieu ici.
Juste une subordonnée relative exprimant une nuance de lieu, ce qui est différent.
Merci beaucoup, je comprends mieux !

Bonne soirée! 🙂
L'analyse grammaticale dans la phrase suivante me laisse rêveuse 🙂
Il est nécessaire de croire en Dieu.

Quel serait la fonction de " nécessaire " ?
Pour moi, attribut du sujet réel " croire en Dieu ".
Qu'en pensez-vous?
Oui, c'est cela.
Merci Jehan
Bonjour à tous,

Je reviens vers vous avec une nouvelle question:

Dans la phrase Il est douteux qu'ils soient là, on a affaire à une proposition subordonnée conjonctive, mais je n'arrive pas bien à voir quelle serait sa fonction, sans doute à cause de la tournure impersonnelle…

Selon moi (et la fiche que j'ai trouvée sur le site), une conjonctive pure ne peut avoir comme fonction, quand elle est dans le groupe verbal, que sujet, COD, COI, attribut et apposition.

J'ai trouvé dans d'autres sources la notion de " régime ou séquence d'une construction impersonnelle", mais cela ne me dit rien du tout, et ne renvoie à aucune fonction, du moins je pense…

Bref, voilà ma question: une tournure impersonnelle change-t-elle l'analyse grammaticale d'une subordonnée ?

Dans une autre phrase type il faut que jeunesse se passe; là j'aurais tendance à penser à un COD, à cause de la possibilité de pronominaliser, mais je n'ai pas l'impression que ce soit possible dans la première ..

Merci de votre aide.

Lebu
Bonjour.

Il est douteux qu'ils soient là. (= Qu'ils soient là est douteux.)
La complétive est "sujet réel" de la tournure impersonnelle, le "sujet grammatical" étant le pronom neutre il.
Bonjour,
Dans la phrase suivante : "Je voudrais que vous fassiez vos exercices de grammaire sans vous attarder". Est-il posible d'admettre
la notion de temps et/ou manière. Merci de votre précieuse aide.
Ednes a écrit :Dans la phrase suivante : "Je voudrais que vous fassiez vos exercices de grammaire sans vous attarder". Est-il possible d'admettre
la notion de temps et/ou manière. Merci de votre précieuse aide.
Bonjour.

sans vous attarder = rapidement

Complément de manière, donc.
Ce n'est pas un complément de temps, il n'indique ni le moment ni la durée.
Bonjour,

J'étais en train de m'exercer à l'analyse grammaticale dans le cadre d'une étude sur les infinitifs quand une phrase m'a posé problème : (et encore plus la correction donnée)

Nos Tupinambas sont fort ébahis de voir les Français prendre tant de peine d'aller quérir leur bois […]

Pour moi on avait une tournure au passif avec un complément d'agent . Donc voir est en emploi nominal. Cependant pour prendre je ne sais pas…

La correction laisse prendre sans donner d'indices et parle d'une subordonnée infinitive COD du verbe voir… En l'occurrence je suis dubitatif car je ne reconnais pas là les caractéristiques de la subordonnée infinitive. (Sujet propre??)

Je vous remercie de votre aide… Une nouvelle fois.
Joyeuses pâques

Lebu
Bonjour.

Il n'y a pas ici de tournure passive ni de complément d'agent.
Le participe ébahis est ici employé adjectivement.
On pourrait le remplacer par un adjectif : contents, mécontents…
D'ailleurs, il varie en degré : "fort ébahis" comme on pourrait avoir "fort mécontents"…
Et "de voir les Français prendre tant de peine" est un complément de ce participe-adjectif, à nuance causale.

de voir les Français prendre tant de peine
La subordonnée infinitive (COD de "voir") est les Français prendre tant de peine…
Le sujet propre est "les Français" , agent de l'infinitif "prendre".

Exemple analogue, tout à fait classique :
Je vois les enfants jouer. Subordonnée infinitive : les enfants jouer (COD de "vois")
Je suis très content de voir les enfants jouer. (COD de "voir")
Le sujet propre est "les enfants", agent de l'infinitif "jouer".
Mais oui… Que je suis bête… Donc le corrigé est partiellement faux… Et moi totalement à côté de la plaque !

Merci beaucoup!
La correction laisse prendre sans donner d'indices et parle d'une subordonnée infinitive COD du verbe voir…
Et en quoi ce corrigé serait-il "partiellement faux" ?
Ah pardon! Parce que je n'ai pas tout mentionné. Plus loin la même correction qui prend la forme d'un plan emploi verbal / emploi nominal parle elle aussi pour cette même phrase d'une forme passive avec complément d'agent ! C'est de là qu'est née mon interrogation à la base..

Il s'agit d'un ouvrage de préparation au capes… J'espérais ne pas y trouver ce genre d'erreurs ! Il doit s'agir d'une erreur corrigée (mais non supprimée) entre deux éditions.

Merci encore !

Bonjour à tous,


Le sujet du CAPES de 2011 en Grammaire concernait les constructions détachées, et donc les appositions. La lecture du rapport de jury a laissé quelques questions ouvertes dans mon esprit et comme j'ai besoin de me rassurer un peu, je préfère vous les soumettre… Encore merci pour ce merveilleux travail d'aide que vous organisez. Je vais vous livrer succinctement les quelques lignes à analyser et une brève correction qui ne sera pas sous forme de plan.



Sujet:

L'une, la Crampton, une adorable blonde, à la voix aiguë, à la grande taille frêle, emprisonnée dans un étincelant corset de cuivre, au souple et nerveux allongement de chatte, une blonde pimpante et dorée, dont l'extraordinaire grâce épouvante lorsque, raidissant ses muscles d'acier, activant la sueur de ses flancs tièdes, elle met en branle l'immense rosace de sa fine roue et s'élance toute vivante, en tête des rapides et des marées!



J'ai fait ma petite analyse avant de regarder le corrigé, et je ne comprends pas deux des éléments de correction:



1- L'une, la Crampton : Apposition

2- une adorable blonde / une blonde pimpante et dorée : appositions

3- emprisonnée dans un étincelant corset de cuivre : épithète détaché + son complément. Emploi adjectival du participe passé. (Ici premier point de désaccord: le corrigé semble parler d'une apposition, et c'est la même chose d'autres années, le jury ne semble pas souscrire à la vision de Sancier, qui différencie épithète détaché et apposition en fonction de la coréférentialité totale ou partielle). Dois-je considérer que apposition = épithète détaché?

4- raidissant ses muscles d'acier / activant la sueur de ses flancs tièdes: le corrigé parle ici aussi d'appositions. Est-ce bien cela ? Ici je ne comprends pas.

5- à la voix aiguë / à la grande taille frêle / au souple et nerveux allongement de chatte: constructions absolues détachées

6- En tête des rapides et des marées: le corrigé parle aussi d'appositions, ici idem, je ne comprends pas. J'aurais bien vu un circonstant, mais en l'occurrence je ne saurais pas lequel.

7- dont l'extraordinaire grâce épouvante: Proposition subordonnée relative en position détachée, (donc explicative).



Pour 1 / 2 / 5 et 7 pas de problème, je pense.

Mais quelqu'un peut-il m'expliquer 3 et 6 ? Je suis vraiment désolé de poser autant de questions à la suite, mais comme vous le savez, le CAPES est dans deux jours…



Merci beaucoup,



Bien à vous,

Lebu
Attention, écris bien épithète détachée… 😉
Le problème, c'est que certains grammairiens semblent prendre "apposition" dans un sens plus large que d'autres et classent les épithètes détachées dans les appositions.
Il semble bien que les correcteurs de 2011 soient du même avis.
Difficile de dire quel sera l'avis des correcteurs de 2018, mais en tout état de cause, quand il s'agit bien d'une épithète détachée, je ne pense pas que l'on considérera que ce soit une erreur de le dire.
Tu pourrais par exemple répondre : "apposition (et plus spécialement épithète détachée)".

En ce qui concerne la phrase 7, je vois plutôt un circonstant, moi aussi.
Attends d'autres avis…
Bonjour,je sais que le sujet a déjà été bien débattu et je ne me débrouille pas trop mal pour distinguer les compléments du verbe(essentiels) des compléments de phrase .
Mais ma question porte sur ce qu'il faut adopter comme terminologie ,en troisième primaire,pour ces groupes que l'on nommait avant "compléments circonstanciels",mais qui sont ,en fait,des compléments du verbe.
Peut-on parler alors de compléments indirects du verbe?
Je trouve ceci dans un travail de ma petite-fille.
Dans la phrase "La semaine prochaine ,nous partons en Espagne",il s'agissait de dire si oui ou non ,le groupes soulignés (dans ce cas"en Espagne")étaient des compléments indirects(C.I.).Ma petite-fille a coché oui et cela a été refusé.
Je crois pourtant que cela aurait dû être accepté.
Bonjour,
Pour moi, la semaine prochaine est et restera toujours un complément circonstanciel de temps, et en Espagne un complément circonstanciel de lieu. Cela paraît si simple.
Mais si le bon sens n'est plus la chose du monde la mieux partagée, je ne sais que vous dire d'autre.
Pour la terminologie à adopter, voyez dans le livre de grammaire de votre petite fille, ou sur le cours qu'elle a reçu.