Musset, La Nuit de mai - Poète, prends ton luth et me donne un baiser…

Entraide scolaire

14 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjour,

je vous écris car je suis en première année de lettres et ma professeur de méthodo me demande de faire pour vendredi une analyse linéaire des 4 première strophes de la "nuit de mai" de Musset.

Je ne sais pas trop faire d'analyse linéaire mais j'ai trouvé qu'il y avait comme un "choc" des paroles de la muse sur la solitude du poète. J'ai pensé à une sorte de point charnière lorsque la muse parle d'amour "Comme le lit joyeux de deux jeunes époux" et que le coeur du poète commence à battre..
pourriez-vous me dire si je suis dans la bonne voie?

mes axes seraient ceux-ci:

La solitude du poète face à l'exhortation de la muse qui provoque en luit quelques soubresaut,mais celui-ci redevient inaccessible dans son désespoir.

Par contre je n'arrive pas à trouver de figures de styles conséquentes?
Bien sur il y a l'anaphore "poète prends ton luth" mais je ne vois pas ce qu'elle veut dire, j'ai trouvé sur le net que le luth serait-synonyme d'inspiration..
j'ai peut-être aussi " lampe à demi morte, clarté "ou "m'éblouit" ? je ne sais pas trop..



Merci de m'aider s'il vous plaît!

je vous mets l'extrait:
LA MUSE

poète, prends ton luth et me donne un baiser;
La fleur de l’églantier sent ses bourgeons éclore.
Le printemps naît ce soir; les vents vont s’embraser;
Et la bergeronnette, en attendant l’aurore,
5 Aux premiers buissons verts commence à se poser;
Poète, prends ton luth et me donne un baiser.

LE POÈTE

Comme il fait noir dans la vallée!
J’ai cru qu’une forme voilée
Flottait là-bas sur la forêt.
10 Elle sortait de la prairie;
Son pied rasait l’herbe fleurie;
C’est une étrange rêverie;
Elle s’efface et disparaît.
LA MUSE

Poète, prends ton luth; la nuit, sur la pelouse,
Balance le zéphyr dans son voile odorant.
15 La rose, vierge encor, se referme jalouse
Sur le frelon nacré qu’elle enivre en mourant.
Écoute! tout se tait; songe à la bien-aimée.
Ce soir, sous les tilleuls, à la sombre ramée
Le rayon du couchant laisse un adieu plus doux.
20 Ce soir, tout va fleurir: l’immortelle nature
Se remplit de parfums, d’amour et de murmure,
Comme le lit joyeux de deux jeunes époux.

LE POÈTE

Pourquoi mon cœur bat-il si vite?
Qu’ai-je donc en moi qui s’agite
25 Dont je me sens épouvanté?
Ne frappe-t-on pas à ma porte?
Pourquoi ma lampe à demi morte
M’éblouit-elle de clarté?
Dieu puissant! tout mon corps frissonne.
30 Qui vient? qui m’appelle?—Personne.
Je suis seul, c’est l’heure qui sonne;
Ô solitude! Ô pauvreté!
Si c'est une analyse linéaire qu'on te demande, pourquoi cherches-tu des axes ? :/
C'est, je pense, un travail préparatoire à un commentaire : les axes viendront après. Il suffit de noter vers par vers les remarques intéressantes que tu relèveras de façon à pouvoir par la suite les organiser…
je recherche des axes parce que ma prof me demande de découper le poème, et que tous les autres l'ont fait..
le problème c'est que je n'arrive pas à relever de figures de styles, j'arrive seulement à paraphraser le texte 🙄
Merci de ta réponse en tout cas!!
On ne demande pas de découper, mais de déterminer les mouvements du texte: comment s'organise-t-il? Y-a-t-il un ou des moments de bascule? Comment progresse-t-il?
Chaque mouvement doit pouvoir se justifier par un trait spécifique, thématique ou formel, pour faire vite. Il faut le justifier, mais non lui donner des titres. Il ne s'agit en aucun cas de trouver des axes qui structureront votre analyse, car alors vous sortez de l'analyse linéaire pour basculer dans un commentaire composé.
Une fois que vous avez ces mouvements, il s'agit, vers par vers, sans oublier bien sûr qu'il s'agit d'un texte à prendre en considération comme une unité qui fait sens (et donc sans perdre de vue votre "problématique" qui doit tenir votre propos et lui éviter la dispersion), de commenter ce que vous voyez: quelle figure de style, en quoi fait-elle sens? Quel rythme? Que pouvez vous dire des rimes? etc. Il n'est pas question de tout dire, évidemment, ce serait impossible, mais de dégager déjà les principales idées qui pourraient nourrir un commentaire composé par la suite car, cela vous a été dit, l'analyse linéaire est souvent une étape préparatoire à celui-ci.
Merci nathalie pour ces conseils, mais c'est exactement ce que je n'arrive pas à formuler, lorsque je suis en cours, tout me parait clair, mais une fois à la maison je suis comme déboussolée…
le mouvement de bascule serait-il la reprise de parole? mais qu'est-ce que cela traduirait?
moi je pensais vraiment au rêve éveillé et à la solitude face aux encouragements de la muse, mais je ne sais pas..
Déjà j'sais pas si t'as grillé mais y a un truc chelou à la base : il fait genre il a plus d'inspiration et pourtant il écrit un pur poème…
oui j'ai vu cela, mais je ne crois pas que ce soit déjà mentionné dès le début..
Si je comprends bien il faut que je m'attarde sur chaque phrase 😞 et que je l'analyse?
Merci de m'aider, ça commence à me paniquer cette histoire
bah ouais
Personne pour m'aider?
peut-être que le sujet n’intéresse personne…
bon je vais essayer de me débrouiller autrement..
Dans un commentaire linéaire, il s'agit de décortiquer chaque vers pour découvrir comment sont produits l'émotion et le sens. Il te faut bien sûr relever des figures de style, mais en expliquant toujours l'effet qui en découle. Dans la première strophe, la Muse annonce au poète la venue de l'inspiration; tu peux par exemple relever l'allitération initiale en "P", "Poète, prends ton luth", et montrer l'effet de tremplin qui est produit par cette amorce. Cherche également les connotations des termes, regarde les mots qui sont mis en valeur par leur position dans le vers (à la césure, au début ou à la fin), les mots qui sont proche par leur place ou leur sonorité, et puis utilise la grammaire, demande-toi ce que traduit l'impératif "prends" dans les relations entre la Muse et le poète, par exemple. En revanche, il faut que ton analyse soit conforme à l'esprit du texte, c'est ta problématique qui te guide et te fait comprendre si tu es sur une fausse piste ou non.
Voilà ce que j'ai trouvé un peu en friche, un peu organisé… Qu'en pensez-vous?


Pour commencer, nous allons voir la solitude du poète,
La trahison des sens qui renforce la solitude

Remarquons que, dans cet extrait, le poète nous apparaît morose et seul. En effet quoique n'étant pas la seule, la solitude est sa principale souffrance. Elle est très clairement explicitée tout au long de cet extrait notamment aux vers 31 et 32: « Je suis seul »
* Le poète se sent impuissant et démunie : « voilée » « disparaît » « noir » « efface » naissance de l’inspiration qui aussitôt disparaît comme un fantôme.
« Lampe à demi morte » et « éblouit de clarté » antithèse, paradoxe interieur du poète.
Phrase interrogative puis exclamative.
« Ô » apostrophe
- la vue dans les vers 7 à 13 : "J'ai cru qu'une forme voilée / […] Elle s'efface et disparaît" ;
- l'ouïe dans les vers 24-33 : "Ne frappe-t-on pas à ma porte ? / […] Qui vient ? Qui m'appelle ? - Personne". En effet, les différents sens comme la vue vers 7 à 13 : « J’ai cru qu’une forme voilée […] Elle s’efface et disparaît » ainsi que l’ouïe dans le vers 26 : « Ne frappe-t-on pas à ma porte » et vers 30 : « Qui vient ? Qui m’appelle ?
- Personne » exprime la solitude.
Il y a aussi différentes souffrances qui marquent la solitude, la souffrance physique qui nous est montré au vers 30 : On voit aussi au vers 9 : « Flottait là-bas sur la forêt » et au vers 12 : « c’est une étrange rêverie » que à trop rêver, le poète commence peu à peu à perdre la tête.
B. Une parole inquiète
Instabilité et fragilité de la parole du poète:
- emploi d’un mètre relativement bref (l’octosyllabe)
- accumulation de phrases courtes (Qui vient? Qui m’appelle ? — Personne. », v. 35)
- ponctuation expressive abondante qui transforme la parole en un cri
(« Pourquoi mon cœur bat-il si vite ? », v. 27).
Nous voyons grâce à cela le mal être du poète, qui est totalement perdu, se pose des questions. Se demande s’il peut encore créer ;


Nous allons maintenant donc présenter le soutien de la muse dans la création poétique.
Le poète étant désespéré par le "mal de vivre" ne trouve plus la force ni l'inspiration nécessaire, on voit cela au vers 7 : « comme il fait noir dans la vallée ! » qui montre que le poète voit la vie triste et sombre. A l’arrivée du printemps, la muse apparaît et veut l’encourager à aller mieux, la muse elle, est joyeuse et positive la vie Petit à petit il se rend compte qu’une voix lui parle. Il sent germer quelque chose en lui.

Petit à petit les répliques de la muse s’allongent, elle s’affirme et se fait entendre. Elle souffle des idées au poète Allitération en f : « forme »
« Flottait » « foret » légèreté (idée de souffle) mais il les refuse
Elle sert à exalter le sentiment lyrique du poète.
Champ lexical de la nature : « fleur » « bourgeon » « buissons » « printemps » « rose » « pelouse » source d’inspiration : la renaissance de la nature. « La fleur de l'églantier ; ses bourgeons éclore ; Le printemps ; les vents ; Et la bergeronnette ; premiers buissons… » => nature, inspiration du poète. Thème typiquement romantique.
Pour l’instant la communication est presque inexistante entre le poète et la muse.
Le discours de la muse aborde donc des thèmes lyriques : la nature, l’amour, la musique (musicalité dans le poème) rapprochement avec Orphée et sa lyre. Elle attend du poète qu'il retrouve son inspiration lyrique et se mette à écrire." prends ton luth" comme si elle disait "prends ta plume et écrit". ca nous renvoi a la poésie lyrique d’Orphée : prends ta plume car c’est ton devoir et ton destin.

La muse est un peu comme une amante. Le baiser « et me donne un baiser » représente l’union entre l’inspiration et le poète. Le baiser est un thème très important chez Musset, il symbolise l’union charnelle mais aussi la prise de conscience du poète et comme une sorte de redemption.
« Comme le lit joyeux de deux jeunes époux » lien amoureux, c’est ce qui fait battre le cœur du poète, il n’est pas insensible.
* agitation physique : le cœur qui bat « Pourquoi mon cœur bat il si vite ? »
Poète, prends ton luth et me donne un baiser» ; telle est l'invitation de la Muse. Dans ce vers, Alfred de Musset évoque de manière imagée l'apparition de l'inspiration poétique. « Tout mon corps frissonne » et aussi une souffrance morale que l’on voit grâce aux exclamatives de la douleur au vers 33 :
« Ô solitude ! Ô pauvreté ! » . la voix de la Muse qui chante la vie et la beauté de la nature ne le touche point. Il reste inaccessible dans son désespoir. « Ô solitude! Ô pauvreté! ». On constate la présence du champ lexical de la détresse qui est, en outre, caractérisé au vers 32 dans lequel l'emploi d'apostrophes ce qui donne l'impression que l'auteur interpelle quelqu'un pour lui venir en aide. En effet il paraît supplier la solitude ainsi que la pauvreté de le laisser en paix



S'il vous plait quelqu'un pourrait me dire ce qu'il en pense c'est pour demain… 😐 😞 😞
tu est aller sur dissertation gratuite?
ton plan ressemble beaucoup a celui qu'on peut trouver la bas :/
je dois fair un commentaire comme toi sur nuit de mai
le truc c'est que je trouve pas de problematique….
c'était quoi la tienne? 😀
J'ai quelque problème sur ce meme texte.. je suis en seconde et j'ai un devoir sur les 4 nuit de Musset et je bloque sur les questions car j'ai beaucoup de lacunes.
J'aimerais être éclairer sur : comment est représenté la Muse dans " La nuit de Mai " ?
Si quelqu'un peu m'aider … Merci
bah je suis entrain d'étudier nuit de mai et pour moi la muse se voit comme une amante, une amie très proche du poète (on le vois avec le champs lexicale de l'amour) après je peux pas plus t'aider dsl