Mais pas que…

Langue française

18 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
Il semble que l’expression « pas que » ou « mais pas que » rencontre quelque succès et que sa fréquence augmente dans les cours d’école et sur les ondes . Je comprends qu’elle provient de l’esprit créatif de l’auteur de la publicité : « Sport 2000, le sport… mais pas que ».
Les observateurs de l’évolution de la langue français auraient-il d’autres informations sur l’origine de ce raccourci provocateur ?

Il faut sans doute comprendre « Sport 2000, c’est le sport, mais ce n’est pas que le sport » .
La seconde proposition «… c’est le sport, mais ce n’est pas que le sport », se trouve donc ramenée de 10 mots à 4 mots : « le sport …mais pas que » ! Quelle belle économie ! et quelle belle acrobatie .
On remarquera au passage que ce barbarisme ou peut-être solécisme emploie la négation de façon discutable , car en principe , en tout cas c’est ce que l’on devrait enseigner, la négation se fait , jusqu’ici…, par le couple « ne … pas » .
la négation se fait , jusqu’ici…, par le couple « ne … pas » .
Donc, selon vous, "le sport, mais ne pas seulement" ? ! 😞
Plutôt : Le sport, mais pas seulement.
( "non seulement" serait ambigu.)
Les observateurs de l’évolution de la langue française auraient-il d’autres informations sur l’origine de ce raccourci provocateur ?
Un raccourci elliptique de plus, qui ne me choque pas plus que
"faire comme si" "un jour sans", "je suis pour" ou "y a qu'à".
C'est un procédé courant du français parlé, une tendance naturelle de la langue orale.
OUI, d'accord, mais "pas seulement " n'est-il pas le raccourci de
"ce n'est pas seulement".
Dans la phrase négative, le verbe doit ( normalement et jusqu'à présent) être encadré par 'ne' et 'pas'.
On aurait pu en effet choisir d'exprimer la négation par le simple ajout de "pas" après le verbe ( 'je sais pas", 'je peux pas', 'je veux pas'… ), mais ce n'est pas la règle en français actuellement !
On aurait pu aussi exprimer l'interrogation en faisant précéder la phrase affirmative, tout simplement par "est-ce que" , mais la norme est encore l'inversion du verbe et du sujet, et je n'y suis absolument pour rien !
Toutes des formes d'expressions sont utiles et donnent toujours une information supplémentaire sur l'auteur : l'emballage importe aussi, n'est-ce pas ? Mais il ne faut pas faire disparaître trop vite ce que nos maîtres nous ont enseigné avec tant de considération , et à juste titre.
Dans la phrase négative, le verbe doit ( normalement et jusqu'à présent) être encadré par 'ne' et 'pas'.
Une phrase elliptique averbale (sans verbe), c'est correct, et cela existe chez les meilleurs auteurs.
Point de pain quelquefois, et jamais de repos. (LA FONTAINE)
Elle se passe de "ne".
mais la norme est encore l'inversion du verbe et du sujet, et je n'y suis absolument pour rien !
La construction sans inversion et avec "Est-ce que" est tout aussi normale, je crois l'avoir déjà précisé dans une autre discussion.
Mais il ne faut pas faire disparaître trop vite ce que nos maîtres nous ont enseigné avec tant de considération , et à juste titre.
J'ai été instituteur pendant plus de trente ans et j'ai enseigné les différentes formes de phrases interrogatives correctes, avec ou sans "est-ce que", avec ou sans inversion.
Je n'ai donc rien fait disparaître… 🙂
A mon humble avis, pas de quoi s'insurger non plus, pour les raisons qu'a données Jehan.

On entend souvent depuis quelque temps "mais pas que" suivi de rien du tout. C’est du bon français ?

Pour moi, non. La bonne formulation est "mais pas seulement".

Rajout : ou "pas uniquement", effectivement.

C’est aussi l’avis de l’Académie : https://www.academie-francaise.fr/pas-que-au-sens-de-pas-seulement-pas-uniquementCela dit, comme je l’ai écrit plus haut en 2011, c’est un raccourci elliptique qui ne me choque pas plus que"faire comme si" "un jour sans", "je suis pour" ou "y a qu’à". C’est à l’origine un procédé courant du français parlé, une tendance naturelle de la langue orale. C’est devenu un tic du français écrit.

Si je comprends bien c’est du français de plouc mais on peut faire comme si même si on n’est pas pour. Je préfère le français propre mais j’utiliserai cette tournure les jours sans. Il n’y a qu’à.Jehan, merci pour.

Cette expression est devenue "à la mode" il y a quelques années. Insupportable. Je lui donne les mêmes synonymes que Dudule. Ya qu’à bien dire et laisser faire ! 😉

Dans le même style

"il y en a des qui chantent"

est foireux, je suppose.

On peut aussi l’utiliser pour parodier la mode. Le tout est que l’interlocuteur comprenne l’intention, ce qui n’est pas forcément gagné ! Je fais plutôt ça dans des contextes qui permettent de comprendre ce que je dis vraiment.

oui, y’en a des qui croivent tout savoir mais qui comprennent pas tout très bien et aussi qui vont plus au coiffeur vu qu’ils ont pas été à l’école très beaucoup…. si vous faisez ce que vous disez alors le monde serait tellement si cool .

Je n’arrive pas à retrouver une citation de Jean Dutourd qui accumulait des cuirs et pataquès très drôles … Qui s’en souvient ?

( il était question de ’votre dame’ qui ’allait au coiffeur’ etc…)

Découverte tardive de ce fil grâce à son exhumation.

Dans le même style, il y a « ou pas » très fréquemment employé : « Ils vont gagner - ou pas », « Il va y avoir du grabuge - ou pas », etc.

On peut le placer presque en toutes circonstances afin de parler pour ne rien dire.

Si on ne parlait que pour dire quelque chose, ça se saurait…😉

Cela dit, comme je l’ai écrit plus haut en 2011, c’est un raccourci elliptique qui ne me choque pas plus que"faire comme si" "un jour sans", "je suis pour" ou "y a qu’à".Est-ce du même tonneau que "tu viens avec ?" qu’on entend dans le nord-est de la France ?

La structure est analogue, en tout cas.

Dans le nord-est, sans doute un calque de l’allemand Du kommst mit ?

C’est presque sûr.