Je dois effectuer un commentaire sur l'acte 1 et 2 (jusqu'à "… vains ornements.") scène IV de Bérénice mais je n'en ai encore jamais fait et je ne sais pas par où commencer :/ J'ai tout de même un plan:
I/ Une situation tragique
1. Enchaînement monologue/dialogue: de l'anxiété à la plainte
2. Absence d'action compensée par la vivacité du jeu scénique et par celle du discours.
3. Des éléments visuels, signes de l'égarement de Bérénice
II/ Du point de vue dramatique, la scène fonctionne sur le contraste entre les deux personnages:
1. Deux femmes associées: la reine et la confidente
2. L'agitation, la précipitation de Bérénice n'est pas la plus "maîtresse" d'elle même
3. Phénice, une confidente mesurée, maternante
III/ Bérénice, une héroïne tragique
1. La torture de la passion amoureuse
2. Le pressentiment du malheur à venir
3. L'impossible apaisement
Avez-vous quelques idées ou conseils à me donner s'il-vous-plaît? Merci 🙂
I/ Une situation tragique
1. Enchaînement monologue/dialogue: de l'anxiété à la plainte
2. Absence d'action compensée par la vivacité du jeu scénique et par celle du discours.
3. Des éléments visuels, signes de l'égarement de Bérénice
II/ Du point de vue dramatique, la scène fonctionne sur le contraste entre les deux personnages:
1. Deux femmes associées: la reine et la confidente
2. L'agitation, la précipitation de Bérénice n'est pas la plus "maîtresse" d'elle même
3. Phénice, une confidente mesurée, maternante
III/ Bérénice, une héroïne tragique
1. La torture de la passion amoureuse
2. Le pressentiment du malheur à venir
3. L'impossible apaisement
Avez-vous quelques idées ou conseils à me donner s'il-vous-plaît? Merci 🙂
ACTE IV
Scène 1
Bérénice, seule.
Phénice ne vient point ? Moments trop rigoureux,
Que vous paraissez lents à mes rapides vœux !
Je m’agite, je cours, languissante, abattue;
La force m’abandonne, et le repos me tue.
Phénice ne vient point ? Ah ! que cette longueur
D’un présage funeste épouvante mon cœur !
Phénice n’aura point de réponse à me rendre;
Titus, l’ingrat Titus n’a point voulu l’entendre;
Il fuit, il se dérobe, à ma juste fureur.
Scène 2
Bérénice, Phénice
Bérénice
Chère Phénice, eh bien ? as-tu vu l’empereur ?
Qu’a-t-il dit ? Viendra-t-il ?
Phénice
Oui, je l’ai vu, Madame,
Et j’ai peint à ses yeux le trouble de votre âme.
J’ai vu couler des pleurs qu’il voulait retenir.
Bérénice
Vient-il ?
Phénice
N’en doutez point, Madame, il va venir.
Mais voulez-vous paraître en ce désordre extrême ?
Remettez-vous, Madame, et rentrez en vous-même.
Laissez-moi relever ces voiles détachés,
Et ces cheveux épars dont vos yeux sont cachés.
Souffrez que de vos pleurs je répare l’outrage.
Bérénice
Laisse, laisse, Phénice, il verra son ouvrage.
Et que m’importe, hélas ! de ces vains ornements ?



