Correction d’un texte sur Marie Curie

Langue française

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, j'ai réalisé un dossier sur Marie Curie mais j'aimerais savoir les fautes d'orthographes et grammaire présentes. Etant donné que ce travail est très important je me permets de le poster, Celui sera en plusieurs parties.
Voici le texte que j'ai écris sur la position de la femme et la deuxième partie aura un lien avec Marie Curie
Je vous remercie d'avance!


Il faudra patienter jusqu'à la fin du XIXe siècle pour que les femmes soient acceptées à leur juste valeur et qu'une égalité des sexes soit envisageable. Jusqu'alors, il était inconcevable pour la majorité des hommes que celles-ci soient intégrées dans la société. Elles étaient exclues de la citoyenneté, de la vie politique et en aucun cas elles n'avaient le droit de vote au suffrage universel car elles étaient considérées comme incapables juridiques. La discrimination sexuelle régnait avec comme seule dominance: le sexe masculin qui ne se gênait guère pour réaffirmer l’infériorité naturelle de la femme.

Par la suite, après de nombreux combats féministes, dont celui qu'a tenu une minorité d'hommes et une majorité de femmes, comme Flora Tristan, en mettant en place une structure d'accueil et de logement pour les femmes seules, la femme se crée peu à peu une place dans la société.Malgré que les femmes ne soient que 3% à entrer à l'université. La femme devient semblable à l'individu masculin, au travailleur et au citoyen. Elle pourra également rompre les liens de dépendance économique et symbolique qui l'attache au mari et au père. Mais la femme ne peut toujours pas disposer de son salaire librement, et qui est bien inférieur à celui de l'homme. Le travail des femmes est autant un lieu d'une surexploitation que d'une émancipation et la société politique un espace d'exclusion puis de reconnaissance.

La situation va s'améliorer au XXe siècle, les femmes jouent un rôle un peu plus important dans la mutation de la société. Les salaires des instituteurs et institutrices deviennent égaux en 1909 selon un principe énoncé par Hubertine Auclert: "A travail égal, salaire égal".
Elles prouvent qu'hommes et femmes sont égaux. Pendant les années de guerre, elles vont remplacer les hommes dans les industries, et vont devenir les chefs de famille. Petit à petit, les femmes ont acquis une indépendance sans précédent mais leurs droits ne sont pas encore totalement égaux par rapport aux hommes.
La proposition de loi concernant le vote des femmes a été adoptée à maintes reprises dès le début du XXe siècle par une partie du gouvernement français, mais ce droit de vote ne sera obtenu qu'en 1945.
Je n'ai pas trouvé de fautes d'orthographe mais deux erreurs de syntaxe :

- dans le 2e paragraphe, « […].Malgré que » n'existe pas. Malgré ne doit pas être suivi de la préposition que. Utiliser plutôt bien que (de plus, il faut une espace après le point) ;

- dans le même paragraphe, dernière phrase, dans « […] autant un lieu d'une surexploitation que d'une émancipation… », enlever l'article défini. D'autant plus que vous l'avez bien écrit par la suite dans « … et la société politique un espace d'exclusion puis de reconnaissance ».
C'est vrai qu'on peut préférer ici bien que, si l'on est puriste.
Mais malgré que dans le même sens est admissible et se rencontre fréquemment.
Au fait, "que" n'est pas une préposition, c'est une conjonction.
La préposition, c'est "malgré".
Il existe déjà bien d'autres locutions conjonctives formées d'une préposition suivie de la conjonction que :
avant que, après que, dès que, sans que, pour que, etc.
La locution conjonctive malgré que est donc tout à fait conforme à l'esprit de la langue.


Pour le texte, je corrige également ici :

rompre les liens de dépendance économique et symbolique qui l'attachent au mari et au père

Mais la femme ne peut toujours pas disposer de son salaire librement, lequel salaire est bien inférieur à celui de l'homme.
D'après le wikitionnaire https://fr.wiktionary.org/wiki/malgr%C3%A9_que : « L’emploi de l’expression malgré que est assez critiqué. Il est préférable d’utiliser l’expression bien que ».
Le Larousse, lui, ne retient que malgré.
Ce fut également la remarque de mon professeur de français en 1re, qui s'indignait d'entendre les présentateurs des journaux TV parler ainsi.
Et ce n'est pas parce qu'on le rencontre fréquemment qu'on doit en faire une généralité.
La correction se doit d'être le plus juste possible en fonction des règles établies mais de là à relever du purisme…

À ce moment-là, on peut aussi affirmer qu'il y a redondance avec le mot salaire.
Ne peut-on pas dire :
Mais la femme ne peut toujours pas disposer de son salaire librement, lequel est bien inférieur à celui de l'homme ?

ou plus simplement :
Mais la femme ne peut toujours pas disposer de son salaire librement, qui reste bien inférieur à celui de l'homme
et qui est peut-être plus proche du style de l'auteur ?

Cordialement.
On peut aussi écrire l'antécédent juste avant le relatif, et déplacer l'adverbe "librement" :
Mais la femme ne peut toujours pas disposer librement de son salaire, qui reste bien inférieur à celui de l'homme.

C'est le Robert des Difficultés qui parle de purisme :
"Les puristes admettent malgré que seulement dans la tournure classique "malgré que j'en aie".
Grammaire Robert & Nathan :
Malgré que est aujourd'hui d'usage :
"Malgré que nous le lui assurions…" (M. PROUST)
Le Trésor de la Langue française mentionne aussi cette locution, assortie de plusieurs citations.
Donc si j'ai bien compris "malgré que" relèverait du registre soutenu puisque les auteurs de ces citations sont les écrivains Proust et Gide ?

« Car sa personnalité, malgré qu’il en ait [c’est-à-dire: quelque mauvais gré qu’il ait de cela, et non pas: bien qu’il ait de la personnalité], transparaît dans son œuvre. — (André Gide, Journal, 30 janvier 1931) »
Je ne parlais pas du sens vieilli et littéraire "quelque mauvais gré que".
Mais seulement du sens "bien que, quoique"…
Lequel, selon le Robert des Difficultés, "est passé dans l'usage des meilleurs écrivains" :
Malgré que me le conseillât ma prudence… (GIDE)
Malgré que le soir fût d'une tiédeur extrême… (MAURIAC)
Justin, malgré qu'il fût peu physionomiste… (AYMÉ)

Si l'on en croit le Trésor de la Langue française, la locution conjonctive malgré que, dans cet emploi, n'est considérée comme fautive que "par Littré et les puristes".

Avis de la grammaire Riegel, au chapitre des subordonnées concessives :
Malgré que est condamné par les puristes sous prétexte que l'expression ne serait justifiée que dans malgré que j'en aie (= quel que soit le mauvais gré que j'en aie); en réalité, malgré que, en face de la préposition malgré + GN, est parfaitement intégré au système grammatical.
Personnellement, je pense que quand les avis sont si divergeants, il vaut mieux s'en tenir à la règle initiale.

En tout cas, ces arguments m'auront éclairé sur l'emploi de cette locution.
Ici, il ne s'agit pas de règle absolue, mais d'usage…
Et les usages ont toujours évolué.
Si l'on s'en tenait toujours au statu quo, si l'on figeait à jamais l'usage par des interdits, les langues n'évolueraient jamais.
Des avis "si divergents" ? Pas tant que cela. Les avis sont très majoritairement nuancés, voire tolérants, parce qu'on ne peut rien reprocher d'anti-grammatical à cette locution, qui ne défigure nullement la langue.
Vous m'autorisez donc à l'utiliser ?
Merci bien.
Vous faites comme vous avez envie… 🙂