Je suis ici pour avoir quelques conseils philosophiques , je suis en train de disserter sur un intitulé :
Que gagne-t-on à douter ?
3 réponses
Bonsoir !
Dans ton " Je propose donc d'étudier " … J'ai l'impression que ton "donc" est purement rhétorique, qu'il veut donner l'impression d'un enchaînement logique, mais que cela cache quelque chose : tu n'as pas exposé ni les enjeux , ni les problèmes du sujet.
Tu es évidemment amené à traiter le doute socratique , sceptique et méthodique. Mais Faire ça comme tu le fais , c'est pas une dissertation, mais une analyse. ( Arbitraire en plus : pourquoi celui ci avant celui là? Pourquoi celui ci et pas celui là ? et pourquoi celui ci , tout simplement? )
Une fois que tu auras problématisé et cherché une construction logique de pensée, tu pourras réfléchir aux textes…
_ Pour Descartes, c'est bien sûr aux Médidations métaphysiques que tu dois te référer. Dans la première, analyse bien, chaque mot compte. Conditions de possibilité du doute, raison de douter etc. Les sens nous trompes, le rêve, la folie, le dieu trompeur, le malin génie etc… Et pour le coup, oui , tu peux et dois dire que ce qu'on gagne lorsqu'on doute, c'est qu'on ne peut pas douter qu'on doute, jusqu'au Cogito. Mais n'oublie pas que ce qu'on gagne aussi dans cette perspective, c'est l'existence de Dieu ( Mais étudier dans ta dissertation , l'argument ontologique de Descartes est hors-propos)
_ Kant dit qu'il est sorti de sa torpeur dogmatique grâce à Hume. Je crois que tu peux aussi voir et pousser un peu dans ce sens. Voir comment, pourquoi… Et surtout ce que ça donne, ce qu'on y "gagne". Parce qu'on ne gagne rien à douter à proprement parler, tout se fait dans "ce qu'on fait" de ce doute
_ Et dans cette perspective, tu peux aussi montrer ( et je crois que tu devrais le faire dès le début) les problèmes du doute, du scepticisme. Suspendre son jugement, c'est clairement se condamner au silence, à l'inaction. Si douter consiste à rester dans le doute , on renonce à tout. ( Et je crois que ça mérite d'être mentionné. On est pas naturellement porté à être Montaigne, Descartes ou Socrate ). Tu peux aussi dire que le doute, c'est le doute concernant la connaissance ( un doute gnoséologique, épistémologique ) mais aussi la pratique. Je doute, je ne peux pas savoir, je ne peux pas agir. C'est aussi la voie ouverte au relativisme , au nihilisme etc.
Dans ton " Je propose donc d'étudier " … J'ai l'impression que ton "donc" est purement rhétorique, qu'il veut donner l'impression d'un enchaînement logique, mais que cela cache quelque chose : tu n'as pas exposé ni les enjeux , ni les problèmes du sujet.
Tu es évidemment amené à traiter le doute socratique , sceptique et méthodique. Mais Faire ça comme tu le fais , c'est pas une dissertation, mais une analyse. ( Arbitraire en plus : pourquoi celui ci avant celui là? Pourquoi celui ci et pas celui là ? et pourquoi celui ci , tout simplement? )
Une fois que tu auras problématisé et cherché une construction logique de pensée, tu pourras réfléchir aux textes…
_ Pour Descartes, c'est bien sûr aux Médidations métaphysiques que tu dois te référer. Dans la première, analyse bien, chaque mot compte. Conditions de possibilité du doute, raison de douter etc. Les sens nous trompes, le rêve, la folie, le dieu trompeur, le malin génie etc… Et pour le coup, oui , tu peux et dois dire que ce qu'on gagne lorsqu'on doute, c'est qu'on ne peut pas douter qu'on doute, jusqu'au Cogito. Mais n'oublie pas que ce qu'on gagne aussi dans cette perspective, c'est l'existence de Dieu ( Mais étudier dans ta dissertation , l'argument ontologique de Descartes est hors-propos)
_ Kant dit qu'il est sorti de sa torpeur dogmatique grâce à Hume. Je crois que tu peux aussi voir et pousser un peu dans ce sens. Voir comment, pourquoi… Et surtout ce que ça donne, ce qu'on y "gagne". Parce qu'on ne gagne rien à douter à proprement parler, tout se fait dans "ce qu'on fait" de ce doute
_ Et dans cette perspective, tu peux aussi montrer ( et je crois que tu devrais le faire dès le début) les problèmes du doute, du scepticisme. Suspendre son jugement, c'est clairement se condamner au silence, à l'inaction. Si douter consiste à rester dans le doute , on renonce à tout. ( Et je crois que ça mérite d'être mentionné. On est pas naturellement porté à être Montaigne, Descartes ou Socrate ). Tu peux aussi dire que le doute, c'est le doute concernant la connaissance ( un doute gnoséologique, épistémologique ) mais aussi la pratique. Je doute, je ne peux pas savoir, je ne peux pas agir. C'est aussi la voie ouverte au relativisme , au nihilisme etc.
Merci pour toutes ces clés ,



