La Fontaine, Fables - Le vieux Chat et la jeune Souris / Le Vieillard et les trois jeunes Hommes

Entraide scolaire

2 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous !
Cela me gêne un peu de m'inscrire et vous demandez de l'aide sur ce forum de la sorte mais je n'ai pas d'autres choix 😞

Voilà, en résumé je viens de rentré en seconde cette année et je dois donc découvrir les joies du commentaire composé 😀 . Pour cela, j'ai un devoir lundi sur trois fables de La Fontaine que notre professeur nous a donné:

Le vieux Chat et la jeune Souris ;
Le vieillard et les trois jeunes hommes ;
L'écolier, le pédant et le maître d'un jardin.

Je ne sais pas sur quoi sera le devoir (hehe, logique …) mais la prof' nous a dit qu'il fallait "analyser" ces trois fables et j'ai un peu du mal pour ça. Enfin, j'ai bien lu la "méthode pour le commentaire composé" mais j'ai un peu de mal a établir un plan pour chacun de ces fables, puis je ne sais pas trop comment organisé toutes les petites "remarques indépendantes" que je trouve.

Pour la première, je pensais d'abord montrer les arguments de la souris pour ne pas être manger, puis ceux du chat, et enfin montrer comme La Fontaine se moque à la fois de la jeunesse et de la vieillesse.

Pour la seconde, je pensais d'abord voir comment la Fontaine caractérise l'insolence de la jeunesse / des jeunes et donne une sagesse bienveillante à la vieillesse / au vieillard et puis … Je ne sais pas trop pour le dernier, peut être le rapport de l'auteur à la mort ?

Pour ces deux là, j'ai trouvé quelques petites remarques, mais je ne sais pas vraiment comment les organiser, comme:

Pour le vieux Chat et la jeune Souris:

Le titre annonce un conflit entre deux personnages opposés et par le sexe et par l'âge.
Il y a une partie récit de 21 vers 1/2 et une partie morale de 3 vers 1/2
Pour répondre à la doctrine classique "plaire et instruire", la Fontaine utilise des personnages merveilleux pour plaire et utilise la morale pour instruire.

Pour le vieillard et les trois jeunes hommes:

Le titre programme un conflit entre des personnes inégaux et par le nombre et par l'âge. Il serait "logique" que les trois jeunes hommes soient supérieur au vieillard à première vu.
Les jeunes hommes sont qualifiés "d'enfants" et de "jouvenceaux".
Il y a une montée d'insolence dans le discours des trois jeunes hommes.
Il y a un répétition de questions rhétoriques de la part de ces derniers.
Le vieillard répond quand à lui par de vraies questions.
Pour répondre à la doctrine classique "plaire et instruire", la Fontaine varie les rimes et écrit une histoire courte pour plaire, et je ne sais pas ce qu'il fait pour instruire 😀 .


Ensuite, pour la dernière je suis un peu sans voix … Je bloque totalement dessus 😞 Donc, si vous avez petit peu de temps à m'accorder, ça serait pour cette fable que j'aurais le plus besoin d'aide 🙂 .

Voilà, encore une fois ça me gêne un peu et je suis désolé de venir comme ça et de vous demander un peu de temps pour m'aider mais je suis assez pommé dans tout ça.

Merci déjà de m'avoir lu, et merci d'avance à ceux qui voudront bien m'aider ! 🙂
Le vieux Chat et la jeune Souris
Une jeune Souris de peu d’expérience
Crut fléchir un vieux Chat, implorant sa clémence,
Et payant de raisons le Raminagrobis :
Laissez-moi vivre : une Souris
De ma taille et de ma dépense
Est-elle à charge en ce logis ?
Affamerais-je, à votre avis,
L’Hôte et l’Hôtesse, et tout leur monde ?
D’un grain de blé je me nourris ;
Une noix me rend toute ronde.
A présent je suis maigre ; attendez quelque temps.
Réservez ce repas à messieurs vos Enfants.
Ainsi parlait au Chat la Souris attrapée.
L’autre lui dit : Tu t’es trompée.
Est-ce à moi que l’on tient de semblables discours ?
Tu gagnerais autant de parler à des sourds.
Chat, et vieux, pardonner ? cela n’arrive guères.
Selon ces lois, descends là-bas,
Meurs, et va-t’en, tout de ce pas,
Haranguer les soeurs Filandières.
Mes Enfants trouveront assez d’autres repas.
Il tint parole ; Et pour ma Fable
Voici le sens moral qui peut y convenir :
La jeunesse se flatte, et croit tout obtenir ;
La vieillesse est impitoyable.
Le Vieillard et les trois jeunes Hommes
Un octogénaire plantait.
Passe encor de bâtir ; mais planter à cet âge !
Disaient trois jouvenceaux, enfants du voisinage ;
Assurément il radotait.
Car, au nom des Dieux, je vous prie,
Quel fruit de ce labeur pouvez-vous recueillir ?
Autant qu’un Patriarche il vous faudrait vieillir.
A quoi bon charger votre vie
Des soins d’un avenir qui n’est pas fait pour vous ?
Ne songez désormais qu’à vos erreurs passées :
Quittez le long espoir et les vastes pensées ;
Tout cela ne convient qu’à nous.
- Il ne convient pas à vous-mêmes,
Repartit le Vieillard. Tout établissement
Vient tard et dure peu. La main des Parques blêmes
De vos jours et des miens se joue également.
Nos termes sont pareils par leur courte durée.
Qui de nous des clartés de la voûte azurée
Doit jouir le dernier ? Est-il aucun moment
Qui vous puisse assurer d’un second seulement ?
Mes arrière-neveux me devront cet ombrage :
Eh bien défendez-vous au Sage
De se donner des soins pour le plaisir d’autrui ?
Cela même est un fruit que je goûte aujourd’hui :
J’en puis jouir demain, et quelques jours encore ;
Je puis enfin compter l’Aurore
Plus d’une fois sur vos tombeaux.
Le Vieillard eut raison ; l’un des trois jouvenceaux
Se noya dès le port allant à l’Amérique ;
L’autre, afin de monter aux grandes dignités,
Dans les emplois de Mars servant la République,
Par un coup imprévu vit ses jours emportés.
Le troisième tomba d’un arbre
Que lui-même il voulut enter ;
Et pleurés du Vieillard, il grava sur leur marbre
Ce que je viens de raconter.
L’Écolier, le Pédant, et le Maître d'un jardin
Certain enfant qui sentait son Collège,
Doublement sot et doublement fripon
Par le jeune âge, et par le privilège
Qu’ont les Pédants de gâter la raison,
Chez un voisin dérobait, ce dit-on,
Et fleurs et fruits. Ce voisin, en Automne,
Des plus beaux dons que nous offre Pomone
Avait la fleur, les autres le rebut.
Chaque saison apportait son tribut :
Car au Printemps il jouissait encore
Des plus beaux dons que nous présente Flore.
Un jour dans son jardin il vit notre Ecolier
Qui grimpant sans égard sur un arbre fruitier,
Gâtait jusqu’aux boutons, douce et frêle espérance,
Avant-coureurs des biens que promet l’abondance.
Même il ébranchait l’arbre, et fit tant à la fin
Que le possesseur du jardin
Envoya faire plainte au maître de la Classe.
Celui-ci vint suivi d’un cortège d’enfants.
Voilà le verger plein de gens
Pires que le premier. Le Pédant, de sa grâce,
Accrut le mal en amenant
Cette jeunesse mal instruite :
Le tout, à ce qu’il dit, pour faire un châtiment
Qui pût servir d’exemple, et dont toute sa suite
Se souvînt à jamais comme d’une leçon.
Là-dessus il cita Virgile et Cicéron,
Avec force traits de science.
Son discours dura tant que la maudite engeance
Eut le temps de gâter en cent lieux le jardin.
Je hais les pièces d’éloquence
Hors de leur place, et qui n’ont point de fin,
Et ne sais bête au monde pire
Que l’Ecolier, si ce n’est le Pédant.
Le meilleur de ces deux pour voisin, à vrai dire,
Ne me plairait aucunement.
Bizarre J'ai exactement le meme devoir que toi le meme jour … Interessant ! J'attend les reponses des internautes avec toi ! 😀