Bonjour a tous et a toutes!
Je voulais avoir des avis sur une question qui me chiffonne depuis quelques jours, je n'arrive pas a y repondre moi meme. Ainsi… pourriez vous me donner vos avis sur la question suivante, selon vous, pourrait-on qualifier le regard contemporain Flaubertien sur la societe de son epoque d'objectif? Bien qu'immerge dans le mouvement du realisme, on pourrait penser que ces "etudes" de la societe et des Hommes la composant ne sont pas forcement denue de tout point de vue personnel… ainsi qu'en dites-vous? 🙂
En attente de vos reponses, bonne journee a tous!
Camille.
Bonjour! 🙂
Plus que le procès du réalisme de Flaubert, c'est généralement le reproche que l'on fait au courant réaliste tout entier. Quel est son degré d'objectivité? L'auteur peut-il s'effacer complètement, ou plus justement se transformer en observateur d'une réalité, dont il se fait ensuite le témoin objectif? Flaubert, comme Zola, comme d'autres ont souffert de ces questions. (Oh mon Dieu, je prends un ton professoral que je déteste).
Bref! Il faut d'abord préciser que l'émergence du réalisme se fait un peu, (voire carrément), en réaction au courant romantique. Il faut préciser ensuite deux autres choses :
- Balzac, Flaubert et tout le bazar (pardon et Zola) sont les précurseurs du genre, puisqu'ils n'ont pas véritablement de modèle. Mais, ils demeurent dans une certaine mesure influencés par les Romantiques, parce qu'ils sont justement précurseurs . Les bases du roman réaliste ne sont pas encore posées. Par conséquent, leur éducation est romantique, leur style lui-même en est marqué et donc, on en retrouve nécessairement des traces dans leurs écrits. Or si un romantique est par définition un idéaliste, il ne saurait être en même temps réaliste. N'est-il pas, très chère?
- Deuxièmement, le Réalisme est un peu différent des autres courants, dans la mesure où il s'agit plus d'une méthodologie empruntée aux sciences expérimentales. Il repose sur trois choses ; Hypothèse + Expérience + Analyse. Par conséquent il laisse moins de place à l'imagination, qui devient une sorte d'intuition de l'auteur, si je puis dire. Donc intrinsèquement, le réalisme efface une grande partie de la subjectivité. L'auteur s'exprime oui, mais à travers le style et non plus l'imagination.
En conclusion, on ne peut jamais effacer l'humain….MAIS!!! (avec la musique qui fait peur)…il y a un abîme entre, par exemple l'auteur romantique et Flaubert ou Zola.
Voilà, c'est là mon humble avis. Mais je préviens juste que je ne suis qu'un pauvre con de 20 ans, qui ne s'est à la Littérature que trop tard, et que cela fait 30 heures que je n'ai pas dormi, ainsi je vous prie d'excuser mes fautes éventuelles. Merci et bonne année. À part ça, j'aime bien les poneys asiatiques.