Le bonheur doit-il être posé comme une norme ?

Entraide scolaire

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjours a tous, j'ai une dissertation sur "le bonheur doit-il être posé comme une norme".
J'ai déja trouver mes grandes parties mais je suis a cours d'idées. Pourriez vous m'aider à en trouver ?

Merci d'avance

Pistes de recherches personnelles :
Présupposé : Le bonheur comme une norme
Problème : doit-il
Notions principales : bonheur - norme(devoir)

Pour mes grands axes de réflexions de pense à :
I. Pourquoi le bonheur doit-il être posé comme une norme
II. Pourquoi le bonheur ne doit pas être posé comme une norme
Pour ma 3ème partie je bloque un peu 😐

Je suis surtout à la recherche d'idée. J'en est déja quelque une comme il existe plusieurs sorte de bonheur donc il ne peut pas etre posé comme une norme ou bien encore le bonheur est le but rechercher par tout les être vivant grace à la philosophie. Ou es-ce que je doit réfléchir sur le fait de voir que l'on accepte seulement une conception du bonheur (ce qui est totalement faux) ? S'il vous plait un peu d'aide ?
salut

je peux pas vous aider à 100% , je te donnerai ce que je connais sur le bonheur

a propos de votre dissertation sur le bonheur comme norme , le bonheur ne peut pas être poser comme norme comme tu as dit car le bonheur est une sorte de sentiment abstrait que personne ne peut le mesurer , c'est une sensation que personne ne peut même pas la définir et cette sensation est déférente de l'un à l'autre et ce qui est norme peut se mesurer et être définir comme critère de vie , alors on peut pas le considérer comme norme

et comme troisième réflexion:
qu'est ce que le bonheur et comment pourrai-il une norme ? et ça je pense qu'il doit classer comme premier axe de réflexion.


et merci
Merci de ton aide !
Et es-ce que quelqu'un aurait des idées pour le bonheur comme une norme ?
j'ai déjà trouver que le bonheur comme norme présente un monde parfait, présente des limitations, chacun aurai la même conception du bonheur donc plus d'inégalité
salut


je connais pas quelqu'un qui a des idées sur le bonheur comme norme mais j'ai trouvé un lien qui pourrai t'aider sur le bonheur comme norme sociale et voici le lien : [lien invalide]

et le bonheur a de multiple perspective, le bonheur comme norme politique aussi et le bonheur comme norme économique

j'espère que cela t'aidera bien dans ton projet et merci
Bonsoir !

Il est normal que tu sois "bloqué". Il faut voir le problème et l'analyse du sujet. Tu peux pas dire dans une première partie que le bonheur peut être une norme, puis, dans une deuxième , qu'il ne peut pas. D'abord parce que tu te contredis , et ensuite parce si tu dis oui, puis non, tu vas pas pouvoir dire oui et non , ou , oui ou non.

Bon, " Le bonheur doit-il être posé comme norme " ?

_Tout ton travail va consister à éclaircir , au fur et à mesure de ta dissertation, le concept de bonheur.

_ Le lien de farasArtiste est très intéressant. Il te dis ( au cas où tu ne t'en es pas encore rendu compte ) que c'est déjà le cas ! On t'impose le bonheur. Il faut être heureux, maintenant, tout de suite. C'est une obligation sociale, une assignation d'être. ( Mais évite de citer l'article, ou Pascal Bruckner, puisqu'il s'agit de lui. Ya mieux comme référence.) Et je crois que tu peux partir de là. Parce que ton sujet doit pas être abstrait, il doit avoir contact avec la vie et le réel. On nous impose le bonheur , un bonheur qui vient de la consommation. Il fonctionne par la technique du désir ( je désir, j'ai, je suis heureux. Mais puisque j'ai, je ne désire plus, donc je ne suis pas heureux.) d'où le problème de faire attention au bonheur qu'on veut ériger en norme ou critère.

_ Autre problème de cela, c'est l'aspect totalisant de tout processus de normalisation ( que tu pourras voir en détails chez Michel Foucault ). Posons comme norme le bonheur. Il doit donc y avoir un processus et des techniques de normalisation en parallèle des lois qui codifient la normes. 5 étapes du processus de normalisation ; on analyse et décompose les éléments pour établir les éléments minimaux du bonheur. Puis classification, puis enchaînement des élements, puis fixation du processus. et enfin on partage ceux qui sont capables et ceux qui ne le sont pas ; les premiers sont normaux, les autres anormaux.

_ Problème : Comment peut on déterminer les éléments minimaux du bonheur ? Comment peut on les classifier ? Comment peut on faire de cette classification une norme? Chacun est différent ( et heureusement ! ) : ce qui fais ton bonheur ne fera pas le mien et vice-versa.

_ Problème : Foucault nous dit donc que la loi codifie la norme ( et à bon droit ! ), mais c'est tout de même problématique lorsqu'il s'agit du bonheur. Puisque justement, il est différent pour chacun. Concrètement, ça donne : mon bonheur est d'avoir un enfant, ça me plait, cela est mon caprice. Mais je suis stérile. DONC on fait une loi pour autoriser l'insémination. ou alors, Mon bonheur est de me marier, ça me plait, cela est mon caprice. Mais je suis homosexuel. DONC on va faire une loi pour le mariage des personnes de même sexe.

MAIS ! Le bonheur n'est pas à fuir, il serait bête de dire que le bonheur est anormal. Aristote nous dit que c'est le souverain bien. Ce vers quoi TOUTES nos actions tendent. ( et comme il faut toujours donner raison à Aristote, il faut continuer )

_"Au contraire, le bonheur est beau à voir ; c'est le plus beau spectacle." Nous dit Alain dans ses " propos sur le bonheur" ; on ne peut , de toute manière y renoncer. C'est l'accomplissement de la vie " il faut donc
vouloir son bonheur et le faire." Mais on est ici , dans une nouvelle conception du bonheur, ce n'est plus, comme plus haut, la satisfaction du désir et en plus, ce n'est plus un bonheur égoïste "c'est un devoir aussi envers les
autres que d'être heureux" continue Alain

_ Le bonheur altruiste échappe aux critiques , il n'exclue pas , il accueille. Il n'est plus une norme sociale , mais une norme de relation sociale et par là , plus une norme de l'individu , mais une norme politique, esthétique, morale etc… Je dois m'efforcer d'être heureux, pour moi bien sûr ( pourquoi pas) mais surtout pour l'Autre. C'est en ce sens le fondement de l'Ethique d'Eric Weil qui parle explicitement de "devoir d'être heureux"

_ Norme sur laquelle on s'entend, on discute, on parvient ensemble à la justifier, à la pouvoir de critères etc. Le bonheur est le but de la politique chez Aristote ( reprends le début des "Politiques" ) , et en ce sens, il est une norme. Accomplissement de la nature humaine en vue du bonheur etc

Donc, reprenons. Le bonheur actuel , comme norme , ou plutôt comme assignation, injonction n'est pas vivable , n'est pas acceptable. En revanche, le bonheur véritable comme devoir personnel puisque collectif est en ce sens une norme qui peut être posé en vue du bonheur de chacun ( et pas du bonheur de tous).
Mais de quel droit? Qui juris ( nous dirait Kant ) ?

_ Superbe Texte de Nietzsche , Par-delà Bien et mal, II, § 44 " Ce à quoi il tendent de toutes leurs forces, c'est le bonheur général des troupeaux sur le paturage, avec la sécurité, le bien être et l'allègement de l'existence pour tout le monde. Les deux rengaines qu'ils chantent le plus souvent sont égalités des droits et pitié pour tout ce qui souffre, et ils considèrent la souffrance elle-même comme quelque chose qu'il faut supprimer." Texte dur, mais sérieux, qu'il faut prendre en compte. Que fabrique t on lorsqu'on met en norme le bonheur? Quel type d'homme? et bien Nietzsche nous dit clairement, ce sont les derniers hommes. Des moins-hommes.

_ Toujours dans une perspective Nietzschéenne, on peut dire que le bonheur comme norme, c'est ériger le Sermont sur le montage comme valeur absolue. Evangile selon Matthieu , Chap 5 " Heureux les pauvres en esprit (…) heureux les affligés (…) heureux les débonnaires (…) heureux ceux qui ont faim et soif de justice (…) heureux les misericordieux (…) heureux ceux qui ont le coeur pur (…) heureux ceux qui sont persécutés par la justice (…) heureux serez vous, lorsqu'on vous outragera, qu'on vous persécutera " Quel genre d'homme produit-on là? C'est là un projet sérieux de société ? Et c'est épanouissant pour l'individu? Non. Bon alors !