Le cas d' "après-guerre" est tout à fait similaire à celui d' "après-midi".
Les deux genres sont admis.
Je trouve cependant le masculin plus logique : c'est également un complément circonstanciel substantivé.
Merci Jehan =),
J'ai pour ma part toujours cru qu'il n'était que masculin.
Le petit Robert ne le donne que masculin, l'Académie ne le donne que féminin, mais le TLF et le petit Larousse mentionnent les deux genres.
Le Robert des Difficultés l'étiquette "genre indifférent", tout en précisant que le masculin semble aujourd'hui l'emporter.
Ces périodes d'après-guerre, c'est un peu la pagaille ! =)
Je propose : un astéroïde
Masculin, féminin et pourquoi pas androgyne ?
Pour introduire cette nouvelle classification, je propose "pamplemousse"
Androgyne ? Si tant est que le genre grammatical soit entièrement assimilable au sexe…
Bonjour,
Sauriez-vous comme s'appellent ces noms qui sont au masculin au singulier et au féminin au pluriel ?
Je trouve bien un exemple, "amour", qui devient féminin au pluriel. Par contre, ces mots sont si rares que je ne suis pas sûr qu'ils relèvent d'une catégorie dûment répertoriée.
Oui, il semble qu'il y ait seulement trois noms masculins à présenter parfois cette particularité :
amour, délice, orgue.
Au pluriel, amour est souvent masculin : "les amours débutants" (Brassens).
Le féminin, qui est un archaïsme, est soutenu et littéraire : "toutes ses autres amours" (Mauriac)
Toujours masculin au sens de "représentations du dieu de l'amour" : des amours joufflus.
Au pluriel, délice est en principe féminin : "délices profondes" (Bernanos)
Mais on écrira au masculin, par accord de genre avec le pronom numéral : "un de mes plus grands délices"
Au pluriel, orgue reste masculin si l'on parle bien de plusieurs instruments distincts :
Ces deux églises sont pourvues d'excellents orgues.
Il devient féminin quand le pluriel désigne un seul instrument, mais avec une valeur emphatique, une connotation d'ampleur : Orgues triomphantes (Anouilh). Les grandes orgues de Notre-Dame.
Pas d'appellation spécifique pour désigner ces trois exceptions… toutes relatives comme on voit.
Papik a écrit :Masculin, féminin et pourquoi pas androgyne ?
Pour introduire cette nouvelle classification, je propose "pamplemousse"
Bonsoir,
Il me semble bien que l'académie le donne féminin. Cela dit, je ne l'ai jamais entendu qu'au masculin, surtout que la plupart du temps, il s'agit en fait d'un pomélo !
a ajouter un cadet un chat un sot un candidat
Et pourquoi ?
Tout le monde sait bien que ces mots sont masculins…
On n'hésite pas du tout sur leur genre !
Le mot amour est masculin au singulier mais féminin au pluriel.
Au pluriel, on utilise souvent aussi le masculin, comme le signale le Robert des difficultés.
Le féminin pluriel est d'un registre plus soutenu et littéraire.
Georges Brassens a pu tout aussi bien écrire "les amours débutants" (masculin) que "de nouvell's amours" (féminin).
Plus que le registre de langue, il me semble que l'emploi du féminin ou du masuculin pour le pluriel d'amour relève du sociolecte. Son emploi montre un certain savoir de la langue française et de ses curiosités dont chacun n'oubliera pas de souligner pour justement montrer cette connaissance ("moi, j'accorde au féminin quand le mot amour est au pluriel" = "je maitrise la langue française et je suis cultivé" = "je montre que je ne suis pas un cul-terreux" en gros et de façon neutre).
Jehan, j'ai l'impression que ton exemple de Brassens montre que la chanson française n'est pas noble ; si bien que les paroliers ne connaissent même pas cette usage du féminin.
Ce n'était pas ton objectif mais j'aimerai quand même donner deux exemples qui inversent les rôles :
"De vrais petits amours de chaises en lisière" Les Assis/Rimbaud
"jour après jour, mes amours mortes, n'en finissent pas de mourir." La chanson de Prévert/Gainsbourg
Plus que ledu registre de langue, il me semble que l'emploi du féminin ou du masculin pour le pluriel d'amour relève du sociolecte. Son emploi montre un certain savoir de la langue française et de ses curiosités dontque chacun n'oubliera pas de souligner pour justement montrer cette connaissance.
Jehan, j'ai l'impression que ton exemple de Brassens montre que la chanson française n'est pas noble ; si bien que les paroliers ne connaissent même pas cettecet usage du féminin.
Eh oui, quel que soit le sociolecte (comme tu dis si savamment) et quel que soit le registre préférentiel qui en découle, "usage" reste, pour autant que je sache, toujours au masculin. 😉
Brassens, bien qu'issu d'un milieu social modeste, n'ignorait rien des subtilités de la langue française, et l'a montré abondamment dans ses textes. Il a utilisé "amours" aux deux genres. Je ne vois donc pas comment en déduire la noblesse ou l'absence de noblesse (? !) de la chanson française.
Brassens et les autres auteurs utilisent l'un ou l'autre genre du mot selon la cadence du vers ou les besoins de la rime, c'est tout.
un éléphantiasis une ébène
une écumoire