Bonjour, je suis en Seconde Générale.
Je dois rendre Jeudi mon premier commentaire de texte. La professeure n'ayant pas donné de sujet, nous devons trouver nous-mêmes la problématique, ce qui ne me déplaît pas, étant amateur de sudokus. Il se porte sur un passage de Thérèse Raquin, de Zola. J'ai donc fait le plan et tout rédigé, comme il se doit. 🆒
Mon problème est le suivant : j'ai rempli à peu près 2 copies doubles (7 pages en tout) pour un petit texte d'une feuille de livre de poche. Je me demande si je n'ai pas mis trop de détails inutiles, ou trop de significations par rapport à un terme, inutiles elles-aussi.
PS : C'est le passage où Laurent tue Camille, et où Thérèse est spectatrice :
Je dois rendre Jeudi mon premier commentaire de texte. La professeure n'ayant pas donné de sujet, nous devons trouver nous-mêmes la problématique, ce qui ne me déplaît pas, étant amateur de sudokus. Il se porte sur un passage de Thérèse Raquin, de Zola. J'ai donc fait le plan et tout rédigé, comme il se doit. 🆒
Mon problème est le suivant : j'ai rempli à peu près 2 copies doubles (7 pages en tout) pour un petit texte d'une feuille de livre de poche. Je me demande si je n'ai pas mis trop de détails inutiles, ou trop de significations par rapport à un terme, inutiles elles-aussi.
PS : C'est le passage où Laurent tue Camille, et où Thérèse est spectatrice :
Alors Laurent se leva et prit Camille à bras-le-corps.
Le commis éclata de rire.
« Ah ! non, tu me chatouilles, dit-il, pas de ces plaisanteries-là… Voyons, finis : tu vas me faire tomber.
Laurent serra plus fort, donna une secousse. Camille se tourna et vit la figure effrayante de son ami, toute convulsionnée. Il ne comprit pas ; une épouvante vague le saisit. Il voulut crier, et sentit une main rude qui le serrait à la gorge. Avec l’instinct d’une bête qui se défend, il se dressa sur les genoux, se cramponnant au bord de la barque. Il lutta ainsi pendant quelques secondes.
« Thérèse ! Thérèse ! » appela-t-il d’une voix étouffée et sifflante.
La jeune femme regardait, se tenant des deux mains à un banc du canot qui craquait et dansait sur la rivière. Elle ne pouvait fermer les yeux ; une effrayante contraction les tenait grands ouverts, fixés sur le spectacle horrible de la lutte. Elle était rigide, muette.
« Thérèse ! Thérèse ! » appela de nouveau le malheureux qui râlait.
À ce dernier appel, Thérèse éclata en sanglots. Ses nerfs se détendaient. La crise qu’elle redoutait la jeta toute frémissante au fond de la barque. Elle y resta pliée, pâmée, morte.
Laurent secouait toujours Camille, en le serrant d’une main à la gorge. Il finit par l’arracher de la barque à l’aide de son autre main. Il le tenait en l’air, ainsi qu’un enfant, au bout de ses bras vigoureux. Comme il penchait la tête, découvrant le cou, sa victime, folle de rage et d’épouvante, se tordit, avança les dents et les enfonça dans ce cou. Et lorsque le meurtrier, retenant un cri de souffrance, lança brusquement le commis à la rivière, les dents de celui-ci lui emportèrent un morceau de chair.
Camille tomba en poussant un hurlement. Il revint deux ou trois fois sur l’eau, jetant des cris de plus en plus sourds.
Laurent ne perdit pas une seconde. Il releva le collet de son paletot pour cacher sa blessure. Puis, il saisit entre ses bras Thérèse évanouie, fit chavirer le canot d’un coup de pied, et se laissa tomber dans la Seine en tenant sa maîtresse. Il la soutint sur l’eau, appelant au secours d’une voix lamentable.



