Bonjour, j'ai un passage de Roberto Zucco à commenter mais je n'arrive pas à faire un plan du fait que je ne sais pas quoi dire sur ce texte. Pouvez-vous me donner une idée de plan et les idées générales que je peux mettre à l'intérieur ? Merci d'avance.
J'ai essayé de tirer quelques idées du texte malgré tout pour pas que vous croyez que je vous donne mon commentaire à faire sans réfléchir : l'énervement de la mère qui se traduit par une série de questions qu'elle se pose elle même sur son flis.
Pour vous aider je vous mets quelques infos sur l'oeuvre : Roberto Zucco est une pièce de théâtre de Bernard-Marie Koltès (1988), inspirée de faits réels, qui relate l'histoire du tueur en série italien Roberto Succo, élevé à une dimension mythique et croisée à l'histoire de la « gamine », jeune fille en perdition.
Passage à commenter :
J'ai essayé de tirer quelques idées du texte malgré tout pour pas que vous croyez que je vous donne mon commentaire à faire sans réfléchir : l'énervement de la mère qui se traduit par une série de questions qu'elle se pose elle même sur son flis.
Pour vous aider je vous mets quelques infos sur l'oeuvre : Roberto Zucco est une pièce de théâtre de Bernard-Marie Koltès (1988), inspirée de faits réels, qui relate l'histoire du tueur en série italien Roberto Succo, élevé à une dimension mythique et croisée à l'histoire de la « gamine », jeune fille en perdition.
Passage à commenter :
LA MERE. – Est-ce moi, Roberto est-ce moi qui t’ai accouché ? Est-ce de moi que tu es sorti ? Si je n’avais pas accouché de toi ici, si je t’avais pas vu sortir, et suivi des yeux jusqu’à ce qu’on te pose dans ton berceau ; si je n’avais pas posé, depuis le berceau, mon regard sur toi sans te lâcher, et surveillé chaque changement de ton corps au point que je n’ai pas vu les changements se faire et que je te vois là, pareil à celui qui est sorti de moi dans ce lit, je croirais que ce n’est pas mon fils que j’ai devant moi. Pourtant, je te reconnais, Roberto. Je reconnais la forme de ton corps, ta taille, la couleur de tes cheveux, la couleur de tes yeux, la forme de tes mains, ces grandes mains fortes qui n’ont jamais servi qu’à caresser le cou de ta mère, qu’à serrer celui de ton père, que tu as tué. Pourquoi cet enfant, si sage pendant 24 ans, est-il devenu fou brusquement ? Comment as-tu quitté les rails, Roberto ? Qui a posé un tronc d’arbre sur ce chemin si droit pour te faire tomber dans l’abîme ? Roberto, Roberto, une voiture s’est écrasée au fond d’un ravin, on ne la répare pas. Un train qui a déraillé, on n’essaie pas de le remettre sur ces rails. On l’abandonne, on l’oublie. Je t’oublie, Roberto, je t’ai oublié.MERCI D'AVANCE POUR VOTRE AIDE.
ZUCCO.- Avant de m’oublier, dis moi où est mon treillis ?
LA MERE. – Il est là, dans le panier. Il est sale et tout froissé. (Zucco sort le treillis.) Et maintenant va-t’en, tu me l’as juré.
Il s’approche, la caresse, l’embrasse, la serre ; elle gémit. Il la lâche et elle tombe, étranglée. Zucco se déshabille, enfile son treillis et sort.



