Hugo, Sur la tombe de Louise Julien, proscrite, morte à Jersey

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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J'ai eu un texte, extrait du discours de 1853 "Sur la tombe de Louise Julien, proscrite, morte à Jersey."
Le "problème" est que nous devons trouver la problématique seuls, faire le plan et le commentaire. Donc je veux absolument m'assurer que ma problématique est correcte parce que sinon, ce serai foutu sur toute la ligne…

Je vous mets l'extrait avec ma proposition de problématique.
Pitié !… ce mot que je viens de prononcer, il a jailli au plus profond de mes entrailles devant ce cercueil, cercueil d’une femme, cercueil d’une sœur, cercueil d’une martyre ! Pauline Roland en Afrique, Louise Julien à Jersey, Francesca Maderspach à Temeswar, Blanca Téléki à Pesth, tant d’autres, Rosalie Gobert, Eugénie Guillemot, Augustine Péan, Blanche Clouart, Joséphine Prabeil, Elizabeth Parlès, Marie Reviel, Claudine Hibruit, Anne Sangla, veuve Combescure, Armandine Huet, et tant d’autres encore, soeurs, mère, filles, épouses, proscrites, exilées, transportées, torturées, suppliciées, crucifiées, ô pauvres femmes ! Oh ! quel sujet de larmes profondes et d’inexprimables attendrissements ! Faibles, souffrantes, malades, arrachées à leur famille, à leurs maris, à leurs parents, à leurs soutiens, vieilles quelquefois et brisées par l’âge, toutes ont été des héroïnes, plusieurs ont été des héros ! Oh ! ma pensée en ce moment se précipité dans ce sépulcre et baise les pieds froids de cette morte dans son cercueil ! Ce n’est pas une femme que je vénère dans Luise julien, c’est la femme ; la femme de nos jours, la femme digne de devenir citoyenne ; la femme telle que nous la voyons autour de nous, dans tout son dévouement, dans toute sa douceur, dans tout son sacrifice, dans toute sa majesté ! Amis, dans les temps futurs, dans cette belle, et paisible, et tendre, et fraternelle république sociale de l’avenir, le rôle de la femme sera grand ; mais quel magnifique prélude à ce rôle que de tels martyres si vaillamment endurés ! Hommes et citoyens, nous avons dit plus d’une fois dans notre orgueil : — le dix-huitième siècle a proclamé le droit de l’homme : le dix-neuvième proclamera le droit de la femme : — mais, il faut l’avouer, citoyens, nous ne nous sommes point hâtés ; beaucoup de considérations, qui étaient graves, j’en conviens, et qui voulaient être mûrement examinées, nous ont arrêtés ; et à l’instant où je parle, au point même où le progrès est parvenu, parmi les meilleurs Républicains, par mi les démocrates les plus vrais et les plus purs, bien des esprits excellents hésitent encore à admettre dans l’homme et dans la femme l’égalité de l’âme humaine, et par conséquent l’assimilation, sinon l’identité complète, des droits civiques. Disons-le bien haut, citoyens, tant que la prospérité a duré, tant que la République a été debout, les femmes ont été oubliés par nous, se sont oubliées elles-mêmes ; elles se sont bornées à rayonner comme la lumière ; à échauffer les esprits ; à attendrit les coeurs, à éveiller les enthousiasmes, à montrer du doigt à tous le bon, le juste, le grand et le vrai. Elle n’ont rien ambitionné au-delà. Elle qui, par moment, sont l’image de la patrie vivante, elles qui pouvaient être l’âme de la cité, elles ont été simplement l’âme de la famille. A l’heure de l’adversité, leur attitude a changé ; elles ont cessé d’être modestes. A l’heure de l’adversité, elles nous ont dit : — Nous ne savons pas si nous avons droit à votre puissance, à votre liberté, à votre grandeur ; mais ce que nous savons, c’est que nous avons droit à votre misère. Partager vos souffrances, vos accablements, vos dénuements, vos détresses, vos renoncements, votre exil, votre abandon si vous êtes sans asile, votre faim si vous êtes sans pain, c’est là le droit de la femme, et nous le réclamons. — Ô mes frères ! et les voilà qui nous suivent dans le combat, qui nous accompagnent dans la proscription, et qui nous devancent dans le tombeau !
Mon prof de français nous a dit que le morceau de phrase " toutes ont été des héroïnes, plusieurs ont té des héros" est très important. Selon moi, il insiste sur le fait que les femme ont beaucoup plus souffert que les hommes. Notamment avec l'énumération de noms de femmes pour insister sur le nombre important de militantes. Il donne en plus beaucoup d'adjectif pour appuyer sur les souffrances endurées.
Mais c'est encore un peu flou, pourriez vous m'aider s'il vous plait? Merci d'avance!
Bonjour,

Il me semble que Victor Hugo milite pour les droits politiques des femmes.
Oui je me suis renseigné sur ça, de toute façon le texte le montre bien, mais selon vous mon début de problématique est bonne?
Ce que tu as proposé n'est pas un début de problématique : tu as cerné un but, un enjeu de l'auteur. En problématique tu peux plutôt te demander comment il défend sa thèse, comment ce texte peut faire progresser les mentalité, comment il agit sur ses auditeurs… Ou bien en quoi ce texte est un véritable plaidoyer en faveur des femmes, quelque chose de cet ordre là.