Niveau hypokhâgne Bonjour,
L'effervescence de la rentrée étant passée, les devoirs commencent… Et voici mon problème: Notre professeur de philosophie nous a donné un sujet qui est bien vaste et je l'avoue, je peine à trouver un plan qui change de celui vu en lycée…
Le sujet est : Sommes nous de simples vivants?
J'ai déjà quelques axes mais le tout est bien allusif.. J'ai oublié de préciser que la dissertation est à rendre pour bientôt! Je pense que je vais bien faire la distinction de degrés et de nature qu'impose le sujet. Pouvez vous m'aider à y voir plus clair?
Merci d'avance
Bonsoir… Tu cherches un plan qui change de celui vu en lycée. Tu es où là?
Je préfère te dire de suite que tu ne peux pas avoir quelques axes, même allusifs, si tu n'as pas analysé les termes du sujet. Puis il faut trouver le problème que cela pose, et enfin tous les aspects et enjeux de ce problèmes.
Tu dis que le sujet impose des distinctions de nature et de degré… C'est que tu as commencé à réfléchir au problème, mais par contre, si tu ne dis pas ce que tu distingues, on ne peut pas comprendre
Je suis en Hypokhâgne. J'ai déjà analysé les termes du sujet, en donnant une définition d'un organisme vivant par exemple. La distinction de degrés et de nature s’opère entre nous et les autres vivants. En soi je n'ai pas vraiment de problèmes à avoir les idées, c'est vraiment le plan qui me pose problème.
Si tu ne nous donnes pas le problème que tu as choisi de traiter, il n'est pas facile de t'aider
Je pense qu'il est en effet très interessant de traiter la question de la solution de continuité entre l'Homme et les autres animaux. C'est une question très souvent traitée par les philosophe, et qui peut faire intervenir des découvertes scientifiques , dont certaines sont récentes ( étologie, ethnologie, génétique, neuro-biologie…)
Tu peux aussi réfléchir au concept de "nature humaine"
Si tu veux des références :
Sur ce sujet, il y a l'incoutournable Les parties des animaux de Aristote où il définit ce qu'est un être vivant : "Est vivant ce qui a en soi le principe de son mouvement" ( avec les problèmes que posent une définition si générale : Le virus par exemple , on en fait quoi? ). De là , il propose une première classification avec pour critère les fonctions : se nourir et se reproduire pour les Hommes, les animaux et les plantes , si tu ajoutes ressentir , pour les Hommes et les animaux, et si tu ajoutes penser, il ne reste que l'Homme. Donc ici , le Logos fait que l'Homme est particulier
Réfléchis aussi à cette phrase de Kant, issue de Fondement de la météphysique des moeurs : "Les êtres raisonnables sont appelées des Personnes parce que leur nature les désigne déjà comme des fins en soi, c'est-à-dire, comme ce qui limite toute faculté d'agir comme bon nous semble et qui est objet de respect "
Et sur ce sujet, comme sur beaucoup d'autres , les utilitaristes sont en oppositions ave Kant. Par exemple Peter Singer ( pas très connu, et qui fera peut-être plaisir au correcteur -ou pas-) qui a écrit La libération animale, qui sur ce sujet, peut t'aider à tout point de vue ( voir ce qu'il appelle le spécisme, l'argument des cas limites -à utiliser que si c'est bien compris- , la notion de Droit animal , etc)
Merci beaucoup! ça m'éclaire davantage