Caractéristiques de l’utopie

Entraide scolaire

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour.
J'ai en ma possession quatre textes :

Texte A : Extrait de Thomas More, Utopia (1516)
Texte B : Extrait de Campanella, La Cité du Soleil (1623)
Texte C : Extrait de Cyrano de Bergerac, L’autre monde ou les états et empires de la lune (1657)
Texte D : Extrait de Voltaire, Candide (1759)


Et ma question est :
Vous montrerez par l’étude de ces documents quelles sont les caractéristiques de l’utopie
considérée comme genre littéraire.

Travail personnel :

L’utopie est un genre littéraire qui est une représentation d'une réalité idéale et sans défaut.
Dans le texte C, qui est Extrait de Cyrano de Bergerac, L’autre monde ou les états et empires de la lune, ce texte représente une utopie philosophique.
Dans le texte D, Candide s’émerveille de tout ce qui montre que l’endroit est sans défauts, ce qui fait de ce monde une utopie.
Pour le texte A et le texte B, l’Extrait de Thomas More, Utopia pour le texte A et l’Extrait de Campanella, La Cité du Soleil pour le texte B, on peut voir rien qu’à leur titre que c’est une utopie.



Je le sais, je pense que ma réponse est assez limitée, et je pense que j'ai faux et que je ne fais pas ce qu'on me demande. Mais je vous ai mis ma réponse au cas où il aurait des trucs bons. Enfin voilà, pouvez vous m'éclairer, merci d'avance.
C'est en effet une réponse très limitée…

Il y a d'abord des choses qu'il ne faut IMPERATIVEMENT jamais faire, dans la forme:
_ Dans ton commentaire , ne dis pas " Le texte A " ( ou B etc..). Jamais. Parce que ce ne sont pas des textes A, B ou C. C'est là , pour t'aider à te repérer. Alors tu écris "dans l'extrait de Candide "
_ Analyser un texte par le titre de l'oeuvre ; tu ne peux pas dire " Le texte de Thomas More est une utopie parce que c'est le titre ". Il y a plein de choses interessantes à dire sur les titres, Genette ou Barthes le font très bien, mais toi , là , c'est pas ce qu'on te demande. En plus, tu peux avoir des pièges…
_ Analyser un texte avec un cadre ferme et stricte où tu imposes au texte de rentrer , du genre " L'utopie est la description d'un monde idéal. Candide opère la description d'un monde idéal, donc c'est une utopie ". Tu dois partir du texte pour répondre à la question. Question qui est ici de définir une sorte de définition de l'utopie en tant que genre littéraire. Ou plutôt de déployer , analytiquement, tout ce que comporte ce genre littéraire.

Sorti, de ces considérations ( qui ont peut-être été faites de manière abruptes, mais tu es surement en 1ère, alors il faut assimiler ça vite. ) , ce que tu commences à dire est intéressant. J'ai lu celui de Voltaire, de Cyrano et de More, je connais pas du tout Campanella. Et même en connaissant les autres je ne vais pas pouvoir t'aider davantage; je ne sais pas quelle partie de l'oeuvre tu as.

Mais, oui , Les états et empires de la lune est une utopie à caractère philosophique ; comment tu le sais? Qu'est ce qui, dans le texte, t'as amené à cette conclusion? C'est cela que tu dois écrire : Tel mot, tel expression , tel procédé littéraire. Objectif du texte aussi, puisqu'il est philosophique.
Oui , Candide s'emerveille ; Comment tu le sais? Relève les expressions. Les hyperboles etc…

Voilà la technique ; Tu prends ton texte à bras le corps. Tu le travailles. Qu'est ce qu'il a de spécial , d'inattendu? etc
Voilà, j'ai un peu étoffé ma réponse mais je ne trouve pas pour les deux extraits de textes.

L’utopie est un genre littéraire qui est une représentation d'une réalité idéale et sans défaut.
Dans l’extrait de Cyrano de Bergerac, L’autre monde ou les états et empires de la lune, ce texte représente une utopie philosophique.
Parce que le dialogue favorise une attitude de doute et de réserve, et cela est philosophique.
Dans l’extrait de Candide, Candice s’émerveille de tout ce qui montre que l’endroit est sans défauts, ce qui fait de ce monde une utopie.
En citant cette phrase : «Si nous ne trouvons pas des choses agréables, nous trouverons du moins des choses nouvelles. » Cela prouve que Candide est très optimiste.

Dans l’extrait de Thomas More, Utopia.

Dans l’Extrait de Campanella, La Cité du Soleil


Ces deux extraits je bloque, je ne trouve pas comment démontrer que ces deux extraits ont des caractéristiques utopique.

Si vous voulez bien m'aider à les trouver.
Voilà l’extrait de Thomas More, Utopia.
Qui connaît cette ville les connaît toutes, car toutes sont exactement semblables, autant que
la nature du lieu le permet. Je pourrais donc vous décrire indifféremment la première venue ;
mais je choisirai de préférence la ville d’Amaurote, parce qu’elle est le siège du gouvernement
et du sénat, ce qui lui donne la prééminence sur toutes les autres. En outre, c’est la ville que
je connais le mieux, puisque je l’ai habitée cinq années entières.
Amaurote se déroule en pente douce sur le versant d’une colline. Sa forme est presque un carré.
Sa largeur commence un peu au-dessous du sommet de la colline, se prolonge deux mille pas
environ sur les bords du fleuve Anydre et augmente à mesure que l’on côtoie ce fleuve.
La source de l’Anydre est peu abondante ; elle est située à quatre-vingts milles au-dessus
d’Amaurote. Ce faible courant se grossit, dans sa marche, de la rencontre de plusieurs rivières,
parmi lesquelles on en distingue deux de moyenne grandeur. Arrivé devant Amaurote, l’Anydre
a cinq cents pas de large. À partir de là, il va toujours en s’élargissant et se jette à la mer,
après avoir parcouru une longueur de soixante milles.
Dans tout l’espace compris entre la ville et la mer, et quelques milles au-dessus de la ville, le
flux et le reflux, qui durent six heures par jour, modifient singulièrement le cours du fleuve.
À la marée montante, l’Océan remplit de ses flots le lit de l’Anydre sur une longueur de
trente miles, et le refoule vers sa source. Alors, le flot salé communique son amertume au
fleuve ; mais celui-ci se purifie peu à peu, apporte à la ville une eau douce et potable, et la
ramène sans altération jusque près de son embouchure, quand la marée descend. Les deux
rives de l’Anydre sont mises en rapport au moyen d’un pont de pierre, construit en arcades
merveilleusement voûtées. Ce pont se trouve à l’extrémité de la ville la plus éloignée de la
mer, afin que les navires puissent aborder à tous les points de la rade.
Une autre rivière, petite, il est vrai, mais belle et tranquille, coule aussi dans l’enceinte
d’Amaurote. Cette rivière jaillit à peu de distance de la ville, sur la montagne où celle-ci est
placée, et, après l’avoir traversée par le milieu, elle vient marier ses eaux à celles de l’Anydre.
Les Amaurotains en ont entouré la source de fortifications qui la joignent aux faubourgs. Ainsi,
en cas de siège, l’ennemi ne pourrait ni empoisonner la rivière, ni en arrêter ou détourner le
cours. Du point le plus élevé, se ramifient en tous sens des tuyaux de briques, qui conduisent
l’eau dans les bas quartiers de la ville. Là où ce moyen est impraticable, de vastes citernes
recueillent les eaux pluviales, pour les divers usages des habitants.
Une ceinture de murailles hautes et larges enferme la ville, et, à des distances très rapprochées,
s’élèvent des tours et des forts. Les remparts, sur trois côtés, sont entourés de fossés toujours
à sec, mais larges et profonds, embarrassés de haies et de buissons. Le quatrième côté a pour
fossé le fleuve même.
Les rues et les places sont convenablement disposées, soit pour le transport, soit pour abriter
contre le vent. Les édifices sont bâtis confortablement ; ils brillent d’élégance et de propreté, et
forment deux rangs continus, suivant toute la longueur des rues, dont la largeur est de vingt pieds.
Derrière et entre les maisons se trouvent de vastes jardins. Chaque maison a une porte sur la
rue et une porte sur le jardin. Ces deux portes s’ouvrent aisément d’un léger coup de main,
et laissent entrer le premier venu.
Les Utopiens appliquent en ceci le principe de la possession commune. Pour anéantir jusqu’à
l’idée de la propriété individuelle et absolue, ils changent de maison tous les dix ans, et tirent
au sort celle qui doit leur tomber en partage.
Les habitants des villes soignent leurs jardins avec passion ; ils y cultivent la vigne, les fruits, les
fleurs et toutes sortes de plantes. Ils mettent à cette culture tant de science et de goût, que je n’ai
jamais vu ailleurs plus de fertilité et d’abondance réunies à un coup d’oeil plus gracieux. Le plaisir
n’est pas le seul mobile qui les excite au jardinage ; il y a émulation entre les différents quartiers de
la ville, qui luttent à l’envi à qui aura le jardin le mieux cultivé. Vraiment, l’on ne peut rien concevoir
de plus agréable ni de plus utile aux citoyens que cette occupation. Le fondateur de l’empire l’avait
bien compris, car il appliqua tous ses efforts à tourner les esprits vers cette direction.
Et voici maintenant l'extrait de Campanella, La Cité du Soleil
Au sein d’une vaste étendue découverte s’élève une colline. c’est là qu’est situé le gros de
l’agglomération. Cependant son enceinte déborde largement le pied de l’éminence, ce qui
donne à la ville plus de deux milles de diamètre et sept de pourtour et lui permet de contenir
plus d’habitations que si elle se trouvait toute dans la plaine. Sept grands cercles qui portent
le nom des sept planètes la constituent. L’accès de l’un à l’autre est assuré par quatre routes
et quatre portes orientées sur les quatre aires du vent. Mais tout est disposé de telle manière
qu’après la prise du premier cercle l’on rencontrerait plus de difficultés au deuxième et ainsi
de suite; et il faudrait la prendre sept fois d’assaut pour la vaincre. Mais je crois que le premier
cercle est lui-même imprenable tant il est large et protégé de terre, avec ses boulevards, ses
tours, son artillerie et, plus avant, ses fossés.
Nous entrâmes par la porte du Nord, qui est recouverte de fer et qu’un mécanisme ingénieux
fait lever et retomber. L’on aperçoit alors un espace de cinquante pas qui sépare la première
muraille de la seconde. Une chaîne continue de palais qui semblent n’en former qu’un s’appuie
au mur et en suit le mouvement. Au-dessus l’on a construit des balcons de garde bâtis avec
des colonnes, et qui ressemblent aux cloîtres de nos religieux; au bas il n’y a d’entrée que du
côté qui regarde vers l’intérieur du palais. Les chambres qui comportent des fenêtres orientées
vers l’intérieur et vers l’extérieur, sont belles; un petit mur les sépare les unes des autres. Le
mur extérieur a huit palmes d’épaisseur, le mur intérieur trois, et les murs médians environ un.
L’on arrive ensuite à la deuxième terrasse, inférieure en largeur de deux ou trois pas. On
aperçoit la seconde enceinte avec ses balcons surplombants et ses galeries. Vers l’intérieur,
il y a un mur circulaire qui enserre les palais compris dans cette terrasse. Ici les cloîtres ont
leurs colonnes situées en bas et en haut de belles peintures. Ainsi d’étage en étage, l’on
arrive à la dernière enceinte. L’on ne monte qu’au passage des portes, qui sont doubles, l’une
vers l’extérieur, l’autre vers l’intérieur. Mais les escaliers sont tels qu’ils rendent la montée
insensible car les degrés sont inclinés et d’un relief à peine perceptible.
Au sommet de la colline s’étend une vaste esplanade. Un temple monumental merveilleusement
conçu se dresse au milieu.
Voilà, je vous remercie d'avance pour votre aide.
Bonsoir,

Ces deux textes recèlent un adverbe très important : "merveilleusement".
Il faut que tu montres en quoi l'organisation, l'architecture sont idéales.
Ces cités ont été conçues selon un plan rigoureux et dans une taille définitive, ce qui n'est jamais le cas des villes réelles qui poussent selon la fantaisie de la vie.
bonsoir

Est-ce que quelqu'un sait quels sont les caractéristiques d'une utopie ?

Merci d'avance
Bonsoir.

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