À la manière de Thomas More, vous concevrez vous-même une utopie

Entraide scolaire

11 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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A la maniére de Thomas More,vous concevrez vous-même une utopie qui respectera les caractéristiques et intentions de ce genre.Cette utopie sera en relation avec le monde contemporain.


pouvez_vous m'aiguiller sur ce sujet,merci.
Sur quelles bases veux-tu partir? Quelle est ta réalité parfaite? Ce serait un monde politique idéal? Une société idéale? Ton utopie défendrait l'égalité, le bonheur, la justice, la fraternité, la liberté, la science, …?
j'avais envie de baser mon devoir sur un échange avec une scientifique et une grand_mère ,sur le débat d'une pilule miracle qui sauverait la planète de la famine.
Bonjour,
J'ai un devoir d'écriture d'invention ayant pour consigne:
"A la manière de Thomas More,vous concevrez vous-même une utopie qui respectera les caractéristiques et intentions de ce genre.Cette utopie sera en relation avec le monde contemporain."

Je ne comprends pas très bien ce que je dois imiter quand on dit "à la manière de". Dois-je simplement utiliser les mêmes registres, les figures de style etc… que l'extrait qui m'est présenté ? Ou bien dois-je utiliser la même structure du texte que l'auteur de A à Z ?

Voici l'introduction de l'extrait du texte:
Qui connaît cette ville les connaît toutes, car toutes sont exactement semblables, autant que la nature du lieu le permet. Je pourrais donc vous décrire indifféremment la première venue ; mais je choisirai -de préférence la ville d’Amaurote, parce qu’elle est le siège du gouvernement et du sénat, ce qui lui donne la prééminence sur toutes les autres. En outre, c’est la ville que je connais le mieux, puisque je l’ai habitée cinq années entières.
Moi dans mon intro, le narrateur développe le fait qu'il aime voyager, et explique les raisons qui l'on poussé au voyage et l'intro est assez ancré dans la situation d'énonciation. Bref, je commence à douter du fait que je vraiment respecte la consigne… ( par contre pour mon développement j'ai bien repris le style de Thomas More ).

Merci d'avance pour vos réponses 🙂

Personne svp ? :/
Carotte a écrit :dans mon intro, le narrateur développe le fait qu'il aime voyager, et explique les raisons qui l'on poussé au voyage et l'intro est assez ancré dans la situation d'énonciation. Bref, je commence à douter du fait que je vraiment respecte la consigne… ( par contre pour mon développement j'ai bien repris le style de Thomas More ).
La consigne vous demande de respecter le genre, pas le style de Thomas More. C'est quoi, l'utopie ? Vous avez un premier élément dans votre extrait de texte : toutes les villes y sont identiques. Où que vous alliez, vous êtes toujours dans un même lieu.

L'utopie a des caractéristiques immuables depuis… Hippodamos. L'utopiste refuse tout ce qui est soumis au changement, à l'imprévisible, au hasard… L'utopie s'oppose donc essentiellement à l'histoire, et subséquemment au voyage entendu comme une aventure (on ne sait jamais sur quoi débouche une aventure : rien n'est plus imprévisible). C'est donc pour le moins une maladresse que de commencer par un voyage. Attention à ne pas confondre utopie et rêve, ou "envie d'ailleurs". L'utopie, ce n'est pas l'aventure ou le romantisme… mais plutôt la fascination pour tout ce qui est tiré au cordeau, les damiers, les mathématiques, tout ce qui est mécanique (l'horlogerie par exemple), l'égalitarisme le plus strict, etc. La question du désir y est également importante. L'utopie a eu beaucoup de succès pendant la Renaissance (cf. Campanella, etc.). La cité idéale de Piero della Francesca vous en donne une bonne illustration, rien n'y est laissé au hasard :
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/71/Piero_della_Francesca_-_Ideal_City.jpg/700px-Piero_della_Francesca_-_Ideal_City.jpg

L'utopie fait l'objet d'une bibliographie gigantesque, philosophique, politique, historique, littéraire… Si vous n'avez pas beaucoup de temps pour lire, trouvez un résumé de deux ouvrages fondamentaux en la matière, l'un écrit par Jean Servier, l'autre par Gilles Lapouge. Éventuellement l'article consacré à l'utopie chez Wikipedia.

Mais commencez par ça : https://web.archive.org/web/*/https://www.philosophie-chauvigny.org/spip.php?article47

Sinon, la revue Quaderni a consacré 3 numéros à ce thème, à vous de piocher dans les articles :
https://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/issue/quad_0987-1381_1999_num_40_1
https://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/issue/quad_0987-1381_2000_num_41_1
https://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/issue/quad_0987-1381_2000_num_42_1

Voyez cette revue également : https://www.utopiaandutopianism.com/contents.fr.html
La cité idéale de Piero della Francesca vous en donne une bonne illustration, rien n'y est laissé au hasard
Il ne faut pas confondre utopie et cité idéale, qui sont deux choses différentes. Il est surtout assez hasardeux de parler d'utopie pour les panneaux de Baltimore et d'Urbino, en ce que l'Utopie de More n'était pas encore écrite. Je rajoute, mais c'est une détail, que l'attribution à Piero della Francesca de ses oeuvres fait encore débat - elles ont été pendant un temps attribué à Alberti, ce qui aurait été très intéressant…

Ces tableaux présentent des intérêts extrêmement nombreux et sont extrêmement puissant - ils font appelle à l'art de la mémoire, à l'idée d'harmonie, à la question du cosmos, de l'homme dans la cité, de la politique et du jeu de l'espace public / privé dans les cités de la Renaissance. Mais ils ne peuvent être justement présenté comme des utopies - du moins en un sens si tordu que le terme ne voudrait alors plus dire grand chose.
L'utopie a des caractéristiques immuables depuis… Hippodamos
Ceci est donc historiquement faux aussi… Il est peu probable que Hippodamos connaisse par avance un écrit publié quelques siècles plus tard 😀

Bref, il est trois heures et je voulais jouer mon rabat-joie chiant.



Pour ce qui est de la question proprement dite ; il ne me semble pas que tu doives centrer ta rédaction autour du voyage, l'important est surtout de présenter une utopie, c'est à dire un lieu qui n'existe pas et qui peut revêtir, par exemple, les caractéristiques d'un lieu parfait, d'une société parfaite, etc. Le voyage est une bonne idée pour introduire la découverte de ce "lieu qui n'est pas" ; mais il n'est que le prétexte, très important néanmoins, à la découverte d'une société que tu dois décrire, expliciter, développer pour faire saisir au lecteur son caractère utopique - dans tous les sens du terme. Pour cela, tu as pas mal d'idées possibles à mettre en action ; description d'un lieu reclus, perdus, cachés - voir l'Eldorado de cet horreur de Candide -, description du système politique éventuellement - monarchie ? démocratie ? autre ? -, des relations sociales, de l'organisation sociétale en général, etc…
Vous allez un peu vite en besogne. Ce qui vous conduit sur une fausse piste, c'est de croire que tout commence avec Thomas More, quand tout commence avec Platon… Vous devriez le savoir, du reste, puisque vous tenez tant à faire de More l'année 0 de l'Utopie !

Bref, lisez d'abord une masse conséquente de toute la "littérature" philosophique, politique et historique en la matière… On en rediscutera après.
hemicycliste a écrit :Vous allez un peu vite en besogne. Ce qui vous conduit sur une fausse piste, c'est de croire que tout commence avec Thomas More, quand tout commence avec Platon… Vous devriez le savoir, du reste, puisque vous tenez tant à faire de More l'année 0 de l'Utopie !

Bref, lisez d'abord une masse conséquente de toute la "littérature" philosophique, politique et historique en la matière… On en rediscutera après.
J'en ai lu un certain nombre, ne vous inquiétez pas. Il ne s'agit pas de faire de Thomas More l'année 0 de l'Utopie, il s'agit de dire qu'on ne peut utiliser le terme et son lot conceptuel avant qu'il ne soit inventé - il s'agit bien d'une invention ici. Le terme de cité idéal est plus juste, mais n'est pas équivalent.

Quant à dire de Platon qu'il fait une utopie, ça dépasse l'aberration - Dixsaut vient de mourir en vous lisant d'ailleurs.

Allez lire Francoise Choay et on reparlera après 😀
Leihe a écrit :il s'agit de dire qu'on ne peut utiliser le terme et son lot conceptuel avant qu'il ne soit inventé
Sans blague. Dispensez-vous de faire le clown et consultez plutôt les ouvrages idoines pour savoir de quoi il retourne quand on parle de concept, ça nous fera l'économie de telles inepties. La banane existait avant que son concept ne soit forgé. Désolé si ça doit bouleverser votre complexion intellectuelle. Enfin, et toujours pour votre gouverne, n'oubliez pas que Platon est la source majeure de T. More…

Quant à Françoise Choay, je vous invite à la lire un peu plus attentivement que vous ne semblez l'avoir fait vous-même… Vous y trouverez de quoi corrigez ce que vous dites. Si besoin, je vous envoie gratuitement le lot de tous ses écrits.
Leihe a écrit :Quant à dire de Platon qu'il fait une utopie, ça dépasse l'aberration - Dixsaut vient de mourir en vous lisant d'ailleurs.
Dites-moi, vous nous agrémentez d'un véritable festival… Faut-il aussi vous apprendre les rudiments de la citation, pour vous éviter de faire dire à vos interlocuteurs ce qu'ils ne disent pas ? Quant M. Dixsaut, il ne vous suffira pas de la mentionner pour détourner le chaland. On ne peut vouloir le leurre et l'argent du leurre.

Bref, ne mentionnez pas, donnez des documents, des références. De la probité intellectuelle…
C'est désespérant de voir la proportion de mépris dans ce genre de message ; vous attendez une réponse et une discussion, ou simplement une occasion pour étaler à la face de jeunes collégiens votre immense et incertaine science et ça à coup de lien, de références qu'ils ne pourront pas lire, d'envolées lyriques douteuses ?

Au début de la Règle et le Modèle, Françoise Choay fait une distinction très claire et très intéressante entre Utopie et cité idéale. Vous devriez franchement le lire, même si je ne doutes pas que vous avez l'esprit très au fait de ce genre de choses et qu'il n'est pas possible d'être plus érudits que vous sur la question.

Vous donnez une assez piètre image de la probité intellectuelle dont vous semblez vouloir être l'image même. Il est une chose qui ne s'apprend pas vraiment dans les livres et qu'on n'étale pas aussi facilement que de la culture prémâchée et à jamais soumise à l'éternité de l'évidence, c'est l'humilité.

Mais bon, je ne voudrais pas vous contrariez. Il serait dommage de ne point offrir une thèse raté à chaque lycéen passant 😀

PS : Choay sur Platon (p. 52, la Règle et le Modèle) : "Les emprunt d'Utopia à l'oeuvre de Platon seront analysés au chapitre 3 dont on retiendra ici que le philosophe grec n'a pas écrit d'utopie : dans la République, la cité-modèle de laton appartient au monde des Formes et ne peut donc être décrite en termes d'espaces, tandis que dans les Lois, où elle occupe un lieu et rassemble des bâtiments, non seulement elle ne répond pas à une critique systématique de la polis contemporaine, mais surtout, loin d'être donnée à voir au présent de l'indicatif, comme une réalité, elle est posée au conditionnelle, à titre d'hypothèse, dans la logique d'un scénario". (Ah oui, parce qu'on peut moins faire le "rigolo" devant une "citation à probité intellectuelle forte" : désolé d'avoir le lire à côté de moi).

PPS : "La cité idéale d'architecte, ainsi nommée, dès le XVIe siècle, par certains de ses promoteurs. Il s'agit là de proposition plus ou moins bien liées dans lesquelles l'appareil théorique et même textuel s'efface devant une description iconique dont la valeur est, explicitement, incitative et non normative. Egalement dépourvue de subversité et d'esprit critique, ces cités idéales présentent des variantes où la référence des images aux institutions et aux personnes est plus ou moins lâches et ou le texte occupe par rapport à la figuration une place plus moins limitée, qui peut même se réduire à de simples légendes" (On pourrait plus facilement mettre ici ton joli tableau…non ?)

PPS : Tient, j'ai mieux, p. 59 : "More est donc bien premier, aucun auteur avant lui n'a écrit un texte qui présente les sept traits discriminatifs de la catégorie dont il est le créateur. Et c'est seulement la parution d'Utopia que se pose, dans son ampleur, le problème de la discrimination entre vraies et fausses utopies ; l'attrait exercé par cet archétype, au plan de sa forme comme de son contenu, va susciter un grand nombre de variantes et de démarcations, etc…" (J'ai donc mal compris Choay ? Faudra que tu m'expliques comment toi tu as compris l'inverse de ce que je viens de citer hein).
Ah et puis si tu doutais encore de la façon dont j'ai vraiment mal lu le texte… bien il y avait ça avant, p. 55 : "Une fois admis que l'Antiquité et le Moyen Age n'ont pas produit, et ne pouvaient produire d'utopie, More reste-t-il l'initiateur de ce genre ?" → tu as la réponse plus haut.

C'est pas moi, c'est Satan.
Oui, on connaît ce petit jeu surfait, pratiqué dans les cours de récréation, de l'humilité comparée chez ceux qui seraient bien en peine de voir leur morgue à l'œuvre si on la leur montrait… Le sujet, rien que le sujet. Vous n'en parlez guère, contrairement aux apparences. Vos difficultés conceptuelles, sans doute…

Vous n'apercevez même pas les indices qui vous orienteraient, dans les passages de F. Choay que vous citez : la distinction entre la forme et l'espace, à propos de Platon, qui constitue pourtant un point central de sa thèse concernant l'utopie… Concernant T. More, vous devriez piocher également, parmi les éléments théoriques de F. Choay, la distinction entre urbanisme et architecture, et surtout ce qu'elle appelle l'utopie rhétorique, où l'on trouve bien les sept critères qu'elle propose, mais qu'elle n'intègre pas dans l'utopie telle qu'elle la conçoit : une utopie qui n'est plus "gratuite" ou seulement esthétique ou paradigmatique - en partie en raison de sa lecture sémiologique de la ville. Ce n'est pourtant pas un détail…

Or, pour quelle raison a-t-elle forgé ce concept d'utopie rhétorique ? Parce qu'on ne manqua pas de lui faire remarquer que ses sept critères s'appliquaient à certaines cités idéales… Elle a choisi T. More pour des raisons pertinentes que vous ne mentionnez pas : les progrès scientifiques fulgurants à partir du XVIe, et qui ne cesseront plus, suivis par l'industrialisation (sans laquelle il n'y a pas d'urbanisme possible, donc pas de possibilité pour F. Choay de forger son critère distinctif), permettent d'exploiter l'œuvre de T. More bien plus et bien mieux que les autres ("l'attrait exercé par cet archétype, au plan de sa forme comme de son contenu, va susciter un grand nombre de variantes et de démarcations"). Elle en parle pourtant beaucoup, dans ses écrits, n'est-il pas ?

Il ne peut donc être question de jeter aux orties tout ce qui précède l'œuvre de T. More., ni les interprétations classiques de l'historiographie en la matière (à moins que vous ne souhaitiez modifier tous les dictionnaires, lexiques, etc., de France, de Navarre et de Brabant, pour qu'on vous donne raison ?) Dès lors, délectez-vous de ce que manifestement vous n'avez pas lu (je ne vous ferai pas l'offense de vous citer abondamment Jean Servier, Karl Mannheim, Lewis Mumford et alia…).

[quote="Gilles Lapouge, Utopie et Civilisations]On peut rêver sur le pithécanthrope et supposer que des plans de cités radieuses ont obsédé ses songes, mais nulle trace ne nous en est revenue. A l'exception de Babel - mais sa silhouette se découpe dans la lumière du mythe - les archives de l'utopie sont vides jusqu'au jour où Hippodamos, au Ve siècle, y dépose ses épures. A Milet, Hippodamos va construire une ville volontaire. La logique ordonne ses rues. Elle n'emprunte rien à la tradition, rien à la nature et rien aux dieux. C'est par un sacrilège que l'utopie fait son entrée chez les hommes.
[…].
Le geste d'Hippodamos a l'éclat des actes fondateurs. Il crée la ville en damier, la ville orthogonale, faite de rues pareilles et se coupant à angle droit. Voici comment Aristote dans la Politique présente le reconstructeur de Milet : "Hippodamos, fils d'Euryphon, citoyen de Milet, celui qui inventa le tracé géométrique des villes…"
Le plan en damier était connu avant le Milésien. On le repère en Attique dès le VIIe siècle. Et Hérodote, quand il décrit Babylone, parle d'avenues perpendiculaires les unes aux autres. […].
Hippodamos de Milet n'est donc pas l'homme qui introduit l'angle dans l'architecture. Son rôle est moins apparent mais sans doute plus décisif : il change la fonction de cet angle. Il soumet à la loi géométrique non plus un temple ou un monument, mais le dessin même de la ville, ses rues, des places, ses habitations et ses citoyens. La ligne droite, les angles, au lieu de participer à une symbolique religieuse, reçoivent la mission contraire : imposer l'ordre de la rationalité à la demeure des hommes. Arracher celle-ci à la fois à la servitude des lieux et aux préceptes des dieux. Avec Hippodamos, l'angle change de statut : désacralisé, il organise la ville en système. Il établit la résidence humaine sur une terre neuve, celle des mathématiques.
Le plan orthogonal part à la conquête de la Terre. Il est appliqué à Athènes, où Thémistocle demande à Hippodamos de reconstruire Le Pirée, puis à Thourioi, en 444-443. Alexandre va fonder de nombreuses villes en damier et, plus tard, le plan milésien, qui accompagne l'avancée de l'Occident, resurgit dans les villes coloniales romaines, dans les bastides du sud de la France, dans les établissements espagnols d'Amérique latine, enfin en Amérique du Nord, de Philadelphie à New York.
Pareille fortune enseigne qu'Hippodamos fut un architecte de génie, et qu'il fut bien autre chose. Cet urbaniste contient plusieurs personnages : un sociologue, un théoricien politique, éthique et métaphysique de la société. "Il projetait, dit Aristote dans la Politique, une cité composée de dix mille citoyens et divisée en trois classes : l'une d'artisans, l'autre d'agriculteurs, la troisième d'une milice pourvue d'armes. Il divisait ainsi le territoire en trois parties : l'une sacrée, l'autre publique, la troisième privée. Sacrée, celle dont les revenus devaient subvenir aux cultes traditionnels ; publique, celle où les militaires devaient tirer leur subsistance ; privée, celle des agriculteurs.
Que les deux fonctions, celle d'architecte et celle d'utopiste, naissent dans le même homme n'a rien de fortuit. Elles ne se sépareront plus et tous les grands utopistes, de Campanella à Cabet, de Thomas More à Charles Fourier, sont des architectes d'un monde imaginaire.

p. 9-12 - Champs Flammarion.[/quote]

Alors, dites-moi un peu, quand on sait que Hippodamos a réellement construit des cités, sommes-nous dans des utopies rhétoriques où l'esthétique l'emporte sur le reste ?…

P. S. : Faites un effort avec l'orthographe, par pitié… Montrez que vous savez donner à ce que vous faites le même soin que donnent les utopistes à bâtir leurs cités… idéales.