Bonjour à tous,
je viens de lire dans "le dictionnaire des difficultés du français de Larousse" qu'avoir bon fonds dans le sens être quelqu'un de bien s'écrit avec un "s" est-ce que vous trouvez pareil dans vos sources, car cela me choque un peu.
Bonsoir !
J'ai trouvé dans le Petit Robert 2007 :
FOND
* Avoir un fond de bon sens.
* Elle a un bon fond.
→ Vieux : fonds.
FONDS
Vieux et littéraire. Employé pour fond.
* Vous avez un fonds de santé admirable. (Molière)
* Il a un fonds de dignité et de probité dans son aigreur. (Sainte-Beuve)
Psychologiquement : fonds mental.
Attention !
Le singulier fonds reste bien vivace pour parler de biens, de propriétés, de capitaux, de ressources personnelles.
* Vendre son fonds.
* Le fonds de roulement.
* Un fonds commun de placement.
* Un fonds de pension.
* Le Fonds monétaire international.
* Le fonds Untel. (Collection léguée à une institution)
Bonsoir
Je suis heureux de pouvoir prendre Edy en défaut, pour réponse insuffisante,
en effet vous avez oublié mon cher de donner une définition, hou!!!
Il y avait quelque chose qui scintillait au milieu de son fond de culotte, un peu comme ses dents, et il a fallu que j’essaye plusieurs bottes avant d’arriver à identifier ce que c’était.
Jean-Guy Noël, Les Seins d’une femme jalouse,
@
Bonsoir,
Il y a cette info dans le GRLF :
REMARQUE. La confusion entre fond et fonds, au sens figuré, est naturellement courante au XVIIe siècle, où l'on écrit souvent par exemple, faire fonds sur. Mais on la rencontre encore sous la plume d'écrivains modernes. Il serait souhaitable que, dans tous les cas où l'on veut exprimer l'idée d'« élément essentiel et permanent » on écrivît fond, et, au contraire, fonds lorsque prévaut l'image de « capital exploitable ». La confusion existe même en emploi concret. […]
On trouve ce qui suit dans le
TLFI :
Remarque. « On peut voir à l'étymologie que fonds et fond sont exactement le même mot. Aussi quand fonds est pris comme ce qu'une personne a de savoir, d'esprit, de probité, etc. et fond comme ce qui fait une sorte de fondement et d'état permanent, les deux significations se confondent tellement que les orthographes dans les auteurs varient sans cesse, et qu'on pourrait faire passer plusieurs exemples sans difficulté de fonds à fond, ou de fond à fonds. Le mieux serait de supprimer l's de fonds, et de ne faire qu'un seul mot de ce qui n'en est réellement qu'un, répondant en latin au mot unique fundus » (LITTRÉ). Cf. aussi DUPRÉ 1972, pp. 1032-1033. V. fond III C 2.
Dictionnaire de l'Académie, à « fonds » :
[…] Figuré. Ce qu'une personne possède en propre, en fait de qualités, de ressources intellectuelles ou morales. Cela prouve un fonds de probité. Un excellent fonds de santé. Il a un grand fonds de savoir, d'érudition. (On écrit aussi Fond.)
À « fond », on lit :
[…] IV. L'essentiel. 1. Qualités essentielles et permanentes d'un être. La curiosité d'esprit fait le fond de sa nature. Cet acte révèle le fond de son caractère. Expr. Avoir un bon fond, avoir bon fond, avoir mauvais fond.
Enfin, le dictionnaire historique écrit :
[…] Fond et fonds représentent en français deux variantes graphiques ; c'est à partir du XVIIe siècle que chaque forme a pris des sens particuliers, mais la confusion entre fond et fonds, surtout pour les sens figurés, subsiste encore.
Cette question avait été posée
ici en 2004.
Bonne soirée !