Montaigne, Essais, III, 2 - Je propose une vie basse et sans lustre…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
J'ai un commentaire de texte à faire, Évidement je ne vous demanderais pas de le faire, mais je voudrais juste avoir une petite aide. Je l'ai lu au moins dix fois et je ne vois toujours pas de quoi ça parle lol. Alors si vous pouviez me donner le sujet du texte… Voici l'extrait:
Je propose une vie basse, et sans lustre : C'est tout un, On attache aussi bien toute la philosophie morale, à une vie populaire et privee, qu'à une vie de plus riche estoffe : Chaque homme porte la forme entiere, de l'humaine condition.

Les autheurs se communiquent au peuple par quelque marque speciale et estrangere : moy le premier, par mon estre universel : comme, Michel de Montaigne : non comme Grammairien ou Poëte, ou Jurisconsulte. Si le monde se plaint dequoy je parle trop de moy, je me plains dequoy il ne pense seulement pas à soy.

Mais est-ce raison, que si particulier en usage, je pretende me rendre public en cognoissance ? Est-il aussi raison, que je produise au monde, où la façon et l'art ont tant de credit et de commandement, des effects de nature et crus et simples, et d'une nature encore bien foiblette ? Est-ce pas faire une muraille sans pierre, ou chose semblable, que de bastir des livres sans science ? Les fantasies de la musique, sont conduits par art, les miennes par sort. Aumoins j'ay cecy selon la discipline, que jamais homme ne traicta subject, qu'il entendist ne cogneust mieux, que je fay celuy que j'ay entrepris : et qu'en celuy là je suis le plus sçavant homme qui vive. Secondement, que jamais aucun ne penetra en sa matiere plus avant, ny en esplucha plus distinctement les membres et suittes : et n'arriva plus exactement et plus plainement, à la fin qu'il s'estoit proposé à sa besongne. Pour la parfaire, je n'ay besoing d'y apporter que la fidelité : celle-là y est, la plus sincere et pure qui se trouve. Je dy vray, non pas tout mon saoul : mais autant que je l'ose dire : Et l'ose un peu plus en vieillissant : car il semble que la coustume concede à cet aage, plus de liberté de bavasser, et d'indiscretion à parler de soy. Il ne peut advenir icy, ce que je voy advenir souvent, que l'artizan et sa besongne se contrarient : Un homme de si honneste conversation, a-il faict un si sot escrit ? Ou, des escrits si sçavans, sont-ils partis d'un homme de si foible conversation ? Qui a un entretien commun, et ses escrits rares : c'est à dire, que sa capacité est en lieu d'où il l'emprunte, et non en luy. Un personnage sçavant n'est pas sçavant par tout : Mais le suffisant est par tout suffisant, et à ignorer mesme.
J'ai vraiment besoin d'aide là…

Merci d'avance
Bonjour,

Montaigne essaie de justifier ses Essais, c'est-à-dire son écriture sur lui-même.
A son époque, les ouvrages concernaient les sciences ou l'art. Parler de soi était jugé sans intérêt.
Le fil conducteur est "Chaque homme porte la forme entiere, de l'humaine condition."
En parlant de lui, Montaigne parle à tout homme. L'humanisme de Montaigne consiste à découvrir sous ses particularités locales (celles du Gascon en particulier) l'universalité de l'être humain.
merci Jean-luc, ca va bien m'aider