Accord avec le pronom indéfini "quelqu’un"

Langue française

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à toutes et tous !

N'arrivant pas à trouver un sujet qui me semble convenable, j'ai inévitablement créé un.

En lisant 'Sauve-moi (POCKET)' de Guillaume Musso, j'ai rencontré une phrase(p.78) comme ceci :

« Au temps de sa splendeur, quelqu'un comme Meryl Streep y serait parvenue. »

D'après mon dictionnaire, le pronom 'quelqu'un' varie en genre et en nombre : quelqu'une, quelques uns… etc.

Je suis curieux de savoir pourquoi, dans cette phrase, Musso a utilisé 'quelqu'un' au lieu de 'quelqu'une'.

Je serai ravi d'avoir vos avis bienveillants.

Bonne journée, et merci d'en avance !
Quelqu’un est aussi utilisé comme nominal, en emploi absolu. Il ne se dit alors que de personnes. C’est presque exclusivement la forme masculine, quelqu’un, que l’on emploie pour évoquer une personne, homme ou femme, indéterminée; l’emploi de quelqu’une est possible mais rare. Les formes au pluriel, quelques-uns et quelques-unes, qui signifient « certains » ou « certaines personnes », appartiennent à un registre soutenu.
- Y a-t-il quelqu’un qui pourrait m’aider?
- Gonzague cherche quelqu’un avec qui partager son appartement.
- Audrey est quelqu’un d’exceptionnel.
- Elle espérait que son témoignage en aiderait quelques-uns.
(BDL)
Mais le verbe devrait être au masculin.
Anne345 a écrit : Mais le verbe devrait être au masculin.
Salut, Anne !

Enchanté de vous revoir et merci pour votre réponse.


Mais il y a encore une chose que je ne comprends pas.

Si le 'quelqu'un' de cette phrase est utilisé comme nominal, pourquoi on a utilisé le participe passé 'parvenue' au féminin, au lieu d'au masculin comme vous l'avez dit?


Amicalement.
C'est une faute.
L'accord doit se faire avec le premier sujet lorsqu'il s'agit d'une comparaison.
L'accord se ferait avec les deux sujets, donc au pluriel, si c'était en fait une addition : Votre caractère comme votre comportement me paraissent … .
Mais en aucun cas l'accord ne se fait qu'avec le deuxième.
Anne345 a écrit :C'est une faute.
L'accord doit se faire avec le premier sujet lorsqu'il s'agit d'une comparaison.
Merci, Anne !

Une faute… c'est ce qui me semblait : de Musso(peu semblable) ou typographique(plus plausible).
Mais je ne sais toujours pas ce qui est exactement la faute ; 'quelqu'un' ou 'parvenue' ?


Pour le rendre plus exact, je reformule mon doute :

<Quelqu'un comme Sophie Marceau y serait parvenu.>

<Quelqu'une comme Sophie Marceau y serait parvenue.>.

Je ne vous ai pas donné le contexte, mais c'est bien clair que la conjonction 'comme' n'est pas celle d'addition.


Pour moi, qui ne comprendrs le français que par le biais de l'usage coréen, l'expression comme "Quelqu'un comme elle" paraît très illogique.

Selon le bon usage français(je ne dit pas Grevisse…), ces deux phases sont-elles toutes admissibles ?

Merci, encore et bonne journée !
La faute est sur "parvenue", puisque l'usage de "quelqu'un" est normal :
Quelqu'un comme Sophie Marceau y serait parvenu.
Quelqu'un comme elle y serait parvenu.
Une femme comme Sophie Marceau y serait parvenue.

Il est vraisemblable que c'est Musso qui a fait la faute (qui n'en fait pas ?) et que personne n'a relu avec attention.
Chez beaucoup d’éditeurs, le travail de lecture-correction est transféré vers les éditeurs et leurs assistant(e)s, en particulier dans les sciences humaines. Parfois les phases de correction deviennent des préparations de copie déguisées. Et fini le temps où les grandes maisons faisaient travailler deux correcteurs sur le même texte pour renforcer la qualité.
L’informatique fait, elle aussi, ses ravages. Certains textes ne connaissent plus qu’un «décoquillage» avec des logiciels comme ProLexis. Les ouvrages passant de l’édition brochée à l’édition poche ne sont plus corrigés, certaines premières éditions ne sont même plus relues du tout. En conséquence, le volume de travail proposé aux quelque 8 000 correcteurs et lecteurs-correcteurs de l’édition ne cesse de baisser.
https://www.liberation.fr/culture/2010/01/06/correcteurs-a-rude-epreuve_602767
Merci, Anne !

Je suis touché par votre bonne volonté et patience.
Mes soupçons se sont parfaitement dissipés.

Je vous présente mes remerciements les plus sincères.