Le conditionnel passé 2e forme

Langue française

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merci et compris.
Il y a eu quelque part un bout de conversation sur le conditionnel passé deuxième forme mais je ne le trouve pas alors je me permets de poser ma question ici :
Qu'est-ce qui est désuet ?
L'utilisation du conditionnel passé deuxième forme
ou alors
l'appellation "conditionnel passé deuxième forme" (auquel cas comment doit-on appeler ce temps ?) ?
Qu'est-ce qui est désuet ?
L'utilisation du conditionnel passé deuxième forme
ou alors
l'appellation "conditionnel passé deuxième forme" (auquel cas comment doit-on appeler ce temps ?) ?
Les deux, peut-être. Mais pour moi, à l'heure où je te parle, seule la première l'est.
En d'autres temps, j'aurais sans doute dit : J'eusse mieux fait de me taire, mais je dis maintenant couramment : J'aurais mieux fait de me taire.
Pourquoi désuet ? Archaïque… en attendant que cela revienne !
Laoshi a écrit : En d'autres temps, j'aurais sans doute dit : J'eusse mieux fait de me taire.
Quand tu dis ça, tu dis bien que tu utilises le conditionnel passé deuxième forme ?
Tu trouveras la réponse à ta question aux N° 58 et 60 de cette rubrique:

Nous avions appris qu'il s'agissait du conditionnel passé deuxième forme, qui pouvait être remplacé par le conditonnel passé première forme, tel que l'a souligné Gabiana.
Le condionnel passé première forme est devenu conditionnel passé.
Quant au conditionnel passé deuxième forme, on l'assimile de nos jours au subjonctif plus que parfait.

Personnellement, je reste attaché à la notion de conditionnel passé deuxième forme. Le fait qu'il se conjugue exactement comme le plus-que-parfait, n'en fait pas pour autant un plus-que-parfait lorsqu'il est employé au conditionnel…Mais bon, je ne suis pas grammairien et m'incline devant les décisions d'experts.
Quand tu dis ça, tu dis bien que tu utilises le conditionnel passé deuxième forme ?
Oui. En italique. Je ne parle pas comme cela.
Bonsoir,
J’aimerais savoir si la phrase ci-dessous est correcte :
– C’est vrai qu’on en voit beaucoup moins qu’avant. Les pesticides ont détruit les plantes dont il affectionnait les graines, sans compter tous ceux qui ont fini en cage. Il eût peut-être mieux valu pour lui que la nature ne l’ait pas pourvu d’un plumage aussi somptueux.
(Extrait d’un passage dialogué sur les chardonnerets)

N’employant que rarement le conditionnel passé deuxième forme, j’avoue que je ne suis pas très sûr de moi.
Je sais que si j’avais écrit « Il eût peut-être mieux valu pour lui que la nature ne le pourvût pas d’un plumage aussi somptueux », la phrase eût été correcte, mais je préfère le subjonctif passé.

En vous remerciant par avance pour vos réponses,
Extrait du roman de Charles Dickens "Oliver Twist"

"elle suivit du regard la voiture jusqu'à ce que elle eût disparu"

c'est un sorte de conditionnel passé(c'est la deuxième forme du conditionnel selon j'ai lu)
mais je n'arrive pas a le saisir dans la phrase.À ma place j'aurais placé un temps du passé de l'indicatif.

"elle suivit du regard la voiture jusqu'à ce que elle disparut"

Qu'en pensez-vous?

Merci d'avance de vos réponses
"elle suivit du regard la voiture jusqu'à ce que elle eût disparu"
Bonjour,
Le verbe après jusqu'à ce que se met au subjonctif.
Ici, dans une langue écrite en langage soutenu, il s'agit d'un subjonctif plus-que-parfait, devenu inusité à l'oral. De même que le passé simple du verbe principal. Le plus que parfait exprime l'achèvement de l'action.
Oui, en registre courant, on aurait utilisé le subjonctif passé, qui marque aussi l'achèvement :
jusqu'à ce qu'elle ait disparu
Bonjour,
Dans le court texte ci-dessous quel temps me conseilleriez-vous et pourquoi ? Je n'arrive pas vraiment à faire la différence.
En vous remerciant par avance,


Le mythe du bon sauvage

Nasreddine se promenait dans un parc. Il aperçut bientôt un homme qui pérorait, monté sur une estrade improvisée, faite d’une caisse en bois.
— L’homme naît naturellement bon, c’est la société qui le corrompt…
Nasreddine l’écouta pendant près d’une heure, puis fatigué, s’en retourna chez lui.
La nuit suivante, il se réveilla en hurlant et trempé de sueur.
— Au secours ! Au secours ! Ils vont me manger !
— Mais que t’arrive-t-il, mon mari ? s’écria Khadidja, affolée.
— Des bons sauvages m’avaient mis à cuire et s’apprêtaient à me manger ! Ils n’avaient pas encore instauré le tabou de la viande humaine.
— Allez ! calme-toi ! Reprends tes esprits ! C’est fini ! dit encore Khadidja.
— Ah ! c’est facile à dire ! soupira Nasreddine. On voit bien que ce n’est pas toi qu’ils s’apprêtaient à manger ! Et d’ailleurs, je suis sûr que si des bons sauvages avaient voulu le manger ce Rousseau, ses écrits auraient été tout différents !

Ou :
Et d’ailleurs, je suis sûr que si des bons sauvages avaient voulu le manger ce Rousseau, ses écrits eussent été bien différents !
Bonsoir.

Le sens est exactement le même, mais l'utilisation du subjonctif plus-que-parfait est d'un registre plus soutenu. Compte tenu de la tonalité d'ensemble du dialogue, le conditionnel passé "ordinaire" me semble suffire.

Pense à rajouter une virgule entre "le manger" et "ce Rousseau".
Merci beaucoup. Je vais suivre votre conseil.