Des quatre œuvres au programme de littérature en khâgne

Entraide scolaire

4 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir,

Je n'ai pas trouvé un topic répondant à la question suivante : dans quelle mesure les quatre oeuvres programmées par les ENS chaque année nous servent-elles lors de l'épreuve du concours ?
Cette année, le programme porte en effet sur La Recherche de l'Absolu, Phèdre, Alcools et Le Testament.
Comment utiliser ces lectures ? Faut-il se concentrer sur leur étude, ou ouvrir encore des voies générales sur les interrogations littéraires auxquelles elles se rapportent ?
La dissertation recquiert-elle la mention, l'exemple, l'illustration de chacune de ces oeuvres, ou cela n'est-il qu'une conformité à insérer au milieu d'autres références ?

Je conçois, en fait, assez mal, l'importance que doivent prendre ces oeuvres face à tout le reste, en khâgne, et particulièrement dans la dissertation du concours.
Petit appel à des ex-khâgneux bienveillants ?
C'est une question bien difficile, même pour des ex-khâgneux…
Tes oeuvres doivent avant tout, je crois, te fournir des exemples précis, très précis même, à utiliser dans une dissertation en rapport avec les thèmes au programme. Tu n'es pas obligé de te servir de toutes les oeuvres dans ta dissertation, le plus important est que chaque exemple soit utilisé à bon escient, et correctement. Par ailleurs, il est exigé d'avoir des références hors programme, et l'équilibre souhaité est 50% programme / 50% hors programme…bien sûr ces proportions peuvent varier selon le sujet et la culture de chacun.
Pour savoir comment les travailler, cela dépend de chacun. Personnellement, je ne pouvais réduire une oeuvre au(x) thème(s) du programme au(x)quel(s) elle se rapporte (ce qui n'est de toute façon pas souhaitable si tu passes Lyon, puisqu'à l'oral tu as un commentaire linéaire à proposer sur un extrait d'une des oeuvres, indépendamment des thèmes), donc j'essayais d'en avoir la vision la plus complète et précise possible. En revanche, j'essayais de réduire l'apprentissage des citations à ce qui avait un rapport avec les thèmes, de façon à pouvoir mobiliser rapidement des exemples précis face à un sujet. D'autres n'envisageaient que le rapport des oeuvres aux thèmes, et travaillaient les oeuvres seulement après être parvenu à une certaine maîtrise du thème auquel elle pourrait se rapporter. Là, c'est à toi de voir comment tu veux travailler, et ce qui te sera le plus profitable.
J'espère avoir répondu à quelques-unes de tes interrogations, même si cela n'engage que moi.
Merci Nathalie.
Il est donc indisepensable de lire des études à la fois sur l'auteur, sur l'oeuvre, ou mieux vaut rester dans les sphères du cours que l'on aura ? Et d'ailleurs, quelle proportion prend l'étude de ces oeuvres en cours ?
C'est à toi de voir ce qui te sera personnellement le plus utile dans l'année, c'est difficile de donner des règles. Certains tireront profit d'études sur l'auteur, mais personnellement je m'en passais volontiers, pour m'attacher davantage à l'oeuvre elle-même. J'ai lu quelques études, bien sûr, les incontournables, mais j'ai surtout passé beaucoup de temps à lire et relire mes oeuvres, à en relever les citations qui me semblaient utiles ou qui me frappaient, bref, à me l'approprier. Se limiter au cours, non, il est important de s'APPROPRIER l'oeuvre. C'est vraiment le maître mot. Il faut que tu puisses mobiliser l'extrait qui précisément pourra appuyer ta démonstration. Et pour cela, il n'y a pas de secret: il faut connaître parfaitement son corpus.
En cours, cela dépend des profs. Certains passeront beaucoup (les 3/4 du temps) sur le corpus du programme, d'autres ouvriront davantage au hors programme à partir des thèmes imposés. L'épreuve est récente, et sa préparation demeure assez incertaine encore, il faut en être conscient.