Volonté à ou de

Langue française

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Le Nouveau Petit Robert de 2009 cite Zoa : "Françoise dit sa volonté d'épouser Jean." Pouvez-vous me confirmer que je dois bien dire "la volonté de ce pays de réprimer les violations des droits humains" au lieu de "la volonté de ce pays à réprimer les violations des droits humains." ?
Bonjour,

Oui, La volonté de réprimer, la volonté de comprendre..
Merci beaucoup Delisa !
Il me semble que les deux formulations sont correctes selon le sens qu'on donne au mot 'volonté' : Soit 'faculté de se déterminer à faire' soit simple expression de la volition.
Je ne crois pas que la volition et la volonté soient tout à fait identiques. L'une est l'aboutissement de l'autre.

Mais enfin, on dira bien " J'ai la volonté de faire ceci et je n'en démordrai pas."

Et non J'ai la volonté à faire ceci…

À ne pas confondre non plus avec la vélléité. Et ce serait encore vélléité de… ( volonté non aboutie, en général.)
En y réfléchissant un peu plus, je pense que vous avez raison et que j'ai eu tendance à confondre syntaxe et style.
Bonjour,

J'ai l'impression que cela dépend du déterminant qui introduit « volonté ».

- la volonté d'obtenir le bac ;
- sa volonté à obtenir le bac.


Dans l'exemple du sujet, j'aurais tendance à traduire « la volonté de ce pays » par « sa volonté », donc à employer la préposition « à ». De plus, euphoniquement, elle éviterait les échos lourds suivants :
- la volonté de ce pays de réprimer les violations des droits humains.

Muriel
C'est un peu ce que je souhaitais dire.
Vous l'avez mieux formulé, merci.
Le Trésor de la langue française ne mentionne pas la construction 'volonté à"… seulement "volonté de".
Et apparemment, quel que soit le déterminant.

Volonté de + verbe. Volonté d'agir, de croire, de douter, de gagner, de guérir, de vaincre. L'homme ne peut, par aucun recours, échapper à l'insuffisance ni renoncer à l'ambition. Sa volonté de fuir est la peur qu'il a d'être homme (G. Bataille)
la volonté qu'a ce pays de réprimer les violations des droits humains.

la volonté à… me semble ( abusivement ?) calqué sur la propension àl'inclination à… la tendance à… la détermination à… plutôt que sur le désir de… le souci de… la manie de…
Mais le Tlfi donne la citation "Style: négligé. Géographie: ne la sait jamais. Mémoire: met une grande mauvaise volonté à retenir sa géographie (GYP, Souv. pte fille, 1928, p. 149).
et Grevisse : "Situations […] susceptibles de conduire le magistrat le plus scrupuleux et de la meilleure bonne volonté à se tromper lourdement" (M. Garçon, dans Lectures pour tous, mars 1960, p. 41).
qui ne semblent pas fautives
Mais ceci concerne seulement les syntagmes "bonne volonté" et "mauvaise volonté", qui ont un sens spécifique, notamment le second.

Et encore, dans le deuxième exemple, "à se tromper lourdement" n'est pas complément de "volonté", mais bien de "conduire".
Il s'agit ici de conduire (quelqu'un) à se tromper lourdement.
Et cette définition de vouloir : Appliquer sa volonté à obtenir qqch ?
Même observation que pour le deuxième exemple précédent :
"à obtenir quelque chose" n'est pas complément de "volonté", mais COS de "appliquer".
Si l'on relit mieux, le premier exemple précédent trouvé dans le TLf est lui-même sujet à caution, pour la même raison.
met une grande mauvaise volonté à retenir sa géographie

"à retenir sa géographie" est plutôt COS de "met" que complément de "volonté"
Donc, si j'ai bien compris, je dois dire :

- la volonté d'untel de faire quelque chose

mais :

- elle ne met aucune bonne volonté à faire ses devoirs ?