1°/ Introduire à la philosophie, ce sera toujours retarder l'entrée dans la philosophie, "repousser le moment d'attaquer la chose même" (Emmanuel Carsin). Bref, on risque bien de ne jamais en finir avec les introductions, les commentaires, les préfaces (etc. etc.) et de passer, en fin de compte, à côté des œuvres (!). Il vaut mieux, comme on dit, se frotter au texte.
2°/ Cependant, on ne rentre pas dans Hegel, Nietzsche et consorts sans préparation: en toute chose il faut commencer par le début. Et le meilleur point de départ, l'alphabet philosophique qui permet ensuite de déchiffrer les textes, c'est sans aucun doute l'œuvre de Platon (et aujourd'hui encore, la philosophie vit de l'exploitation de ses idées)
3°/ Or, cette œuvre, comme tu le sais sans doute déjà, se présente sous la forme de dialogues (le Banquet, la République, le Lachès…). On pourrait se demander si cette forme dialoguée est une simple coquetterie de style ou si elle est, bien plutôt, porteuse d'enjeux philosophiques. A mon avis, le dialogue est la forme pédagogique par excellence. En effet, pour progresser dans leur raisonnements, les personnages des dialogues platoniciens doivent d'abord s'assurer que leurs interlocuteurs (et par extension, les lecteurs) les ont bien compris. Ça donne des textes bien construits et faciles à suivre.
4°/ Mais tu peux aussi choisir un autre mode de recherche de la vérité, solitaire cette fois-ci, avec le Discours de la méthode de Descartes. C'est le porche d'entrée de la période moderne en philosophie, et aussi, selon les souhaits de Descartes lui-même, un nouveau point de départ pour la philosophie.
En résumé, je ne saurais que trop te conseiller la lecture de la République de Platon (au moins des sept premiers livres) dans l'excellente édition de Georges Leroux chez Garnier-Flammarion, et du Discours de la méthode de Descartes (aux éditions Vrin, si possible, avec les précieuses notes d'Étienne Gilson).
2°/ Cependant, on ne rentre pas dans Hegel, Nietzsche et consorts sans préparation: en toute chose il faut commencer par le début. Et le meilleur point de départ, l'alphabet philosophique qui permet ensuite de déchiffrer les textes, c'est sans aucun doute l'œuvre de Platon (et aujourd'hui encore, la philosophie vit de l'exploitation de ses idées)
3°/ Or, cette œuvre, comme tu le sais sans doute déjà, se présente sous la forme de dialogues (le Banquet, la République, le Lachès…). On pourrait se demander si cette forme dialoguée est une simple coquetterie de style ou si elle est, bien plutôt, porteuse d'enjeux philosophiques. A mon avis, le dialogue est la forme pédagogique par excellence. En effet, pour progresser dans leur raisonnements, les personnages des dialogues platoniciens doivent d'abord s'assurer que leurs interlocuteurs (et par extension, les lecteurs) les ont bien compris. Ça donne des textes bien construits et faciles à suivre.
4°/ Mais tu peux aussi choisir un autre mode de recherche de la vérité, solitaire cette fois-ci, avec le Discours de la méthode de Descartes. C'est le porche d'entrée de la période moderne en philosophie, et aussi, selon les souhaits de Descartes lui-même, un nouveau point de départ pour la philosophie.
En résumé, je ne saurais que trop te conseiller la lecture de la République de Platon (au moins des sept premiers livres) dans l'excellente édition de Georges Leroux chez Garnier-Flammarion, et du Discours de la méthode de Descartes (aux éditions Vrin, si possible, avec les précieuses notes d'Étienne Gilson).