Commencer le grec et le latin en prépa

Langues anciennes

29 réponses · Page 2 / 2

Tu as peut-être la chance d'être doué en latin mais ce n'est pas le cas de tout le monde.
Pour ma part j'en fais depuis le collège et un peu en licence LM et je bute encore sur un certain nombre de points.
Eh bien, on peut le dire comme cela. 🙂
merci gabiana tu me rassures un peu … moi j'ai beaucoup entendu de mal sur le latin. De très nombreuses personnes m'ont dit que c'était une matière difficile, notamment ma prof de français de l'an dernier qui a en horreur cette matière !!! En même je ne veux pas partir avec des préjugés et si vous me dites que pour réussir dans la matière il faut avoir des bases solides en grammaire française alors je vais de ce pas me pencher sur mes lacunes et reprendre le programme de collège qui est … assez voire même très loin ^^

j'aimerai savoir si d'autres personnes ont était ou sont dans mon cas ?
D'accord avec Gabiana.
Le latin n'est pas difficile, mais certaines de ses structures (comme l'ablatif absolu ou la proposition infinitive) sont très différentes de celles du français. Il est donc indispensable d'apprendre vraiment sa grammaire.
Les difficultés en latin viennent toujours d'une grammaire mal apprise. On n'est pas "doué (ou non) en latin" : on sait sa grammaire ou non.
J'enseigne cette matière depuis plus de 20 ans. Je n'ai jamais rencontré d'étudiants ayant de grosses difficultés en latin ET connaissant bien leur grammaire latine.

Bref, commencer le latin en prépa suppose un gros investissement, mais c'est faisable, et si tu apprends très sérieusement, tu progresseras vite, au point de rattraper rapidement ceux qui en ont fait au lycée (et qui souvent l'ont appris de façon très approximative).
Laoshi a écrit :Oui, je persiste et je signe.
Il y a un problème ?
Les langues anciennes sont difficiles, c'est incontestable. Il faut des années de pratique avant de lire à peu près correctement, dans leur langue originale, des textes qu'on ne connaissait pas déjà. Je ne suis personnellement jamais sûr de ne pas broncher devant Tacite ou Thucydide, pour ne m'en tenir qu'à la prose. Dans aucune langue vivante que je connais - même le finnois -, réputé difficile, la situation n'est comparable.
Les langues anciennes sont difficiles, c'est incontestable.
Désolée, je ne suis pas d'accord.
Il était par ailleurs question du latin, et non du grec, beaucoup plus irrégulier, si je puis dire..
L'élève débutant en latin ne va pas lire couramment Tacite, c'est évident.
Et je n'ai pas prétendu non plus qu'aucun travail n'était nécessaire. Veuillez relire mon premier message s'il vous plaît.
Les difficultés en latin viennent toujours d'une grammaire mal apprise. On n'est pas "doué (ou non) en latin" : on sait sa grammaire ou non. Cela me paraît tout à fait réaliste.
J'ai moi-même pratiqué de nombreuses langues vivantes, et le russe, par exemple, me paraît bien plus ardu que le latin.
Ce n'est cependant qu'un avis et il est vrai que j'ai commencé à apprendre le latin à onze ans…
Si vous vous placez du point de vue de la morphologie, des différences aspectuelles, etc… oui, la grammaire russe est plus difficile, mais cette langue se lit et se comprend plus facilement que le latin, et je sais de quoi je parle ! En russe, vous allez devoir recourir au dictionnaire vingt fois par page si vous lisez Tolstoï ou - surtout - Soljénitsyne, mais la structure des phrases, l'ordre des mots vous seront beaucoup plus immédiatement accessibles. Vous n'aurez pas à vous confronter beaucoup à la polysémie des conjonctions, des prépositions, aux constructions multiples pour un même verbe, à la subordination dominante…
Laoshi a écrit :Les difficultés en latin viennent toujours d'une grammaire mal apprise. On n'est pas "doué (ou non) en latin" : on sait sa grammaire ou non. Cela me paraît tout à fait réaliste.
Chaque année, j'ai des élèves "bons" en grammaire qui comprennent mal le sens d'un texte simple, d'autres qui ont peu de bases, mais l'intuition du sens, ce qui est du reste assez assez décourageant pour les premiers… Quand j'étais élève, j'appartenais à la seconde catégorie, et je dois dire que presque jamais l' "analyse" ne m'a livré le sens d'une phrase rétive…
Eh bien, peut-être êtes-vous russe ? 🙂
Je prétends qu'au bout de trois ans d'étude, vous n'aurez que des lacunes lexicales pour lire dans le texte la presse ou les grands auteurs russes ; ce qui ne veut pas dire que vous saurez bien parler, mais cela, c'est autre chose. En latin, ce ne sera sûrement pas le cas, surtout en n'ayant fait que de la "grammaire" au départ. Notre enseignement, en dépit de la modernisation des instructions qui demandent à ce qu'on recoure au texte authentique (simplifié au besoin) dès le début de l'apprentissage, reste trop axé sur l'analyse et produit ainsi des élèves incapables de comprendre le texte le plus simple, comme en témoignent bon nombre de demandes d'aide sur ce forum.