Merci, ladymael,
et encore une fois je n'ai pas choisi les corrects mots. Je voudrai dire: est-ce que c'est une langue française un peu ancien?
Bonsoir,
Et que pensez-vous d'Harry Potter ? Est ce réellement de la littérature de science-fiction ?
math a écrit :Merci, ladymael,
Et encore une fois je n'ai pas choisi les mots corrects. Je voudrai dire: est-ce que c'est une langue française un peu ancienne?
Eh bien, c'est du français tel qu'on l'écrivait au XIXème siècle, d'un registre très soutenu, mais parfaitement compréhensible actuellement.
(Je me suis permis de corriger ta phrase, pour t'aider 😉)
Fakroudeen a écrit :Bonsoir,
Et que pensez-vous d'Harry Potter ? Est ce réellement de la littérature de science-fiction ?
Absolument pas. La science-fiction décrit le futur et ce n'est pas le cas dans HP.
ladymael a écrit :Fakroudeen a écrit :Bonsoir,
Et que pensez-vous d'Harry Potter ? Est ce réellement de la littérature de science-fiction ?
Absolument pas. La science-fiction décrit le futur et ce n'est pas le cas dans HP.
C'est du fantastique plutôt, du moins, selon moi… je ne vois pas où le classer à par là…
Ah bon? Et moi qui croyais que HP était un satire politique!
Et dans HP il y manque de la science.
(Et merci ladymael pour la correction!)
A vrai dire, il y manque beaucoup de choses…Mais trève de polèmique… 🙂
Il y manque prut-être beaucoup de choses, mais c'est très sympa à lire
Petite info:
Je viens de voir chez Librio (2€) le premier volume d'une Histoire de la Sci-Fi qui me semble une excellente introduction à la matière.
hé!! vous oubliez le génial "Meilleur des mondes" d'Aldous Huxley!!! ou encore "Farenheit 451" de Bradbury et "je suis une légende" de Matheson!!! ahlala!! c'est vrai qu'il y en a tellement qu'une vie ne suffirait pas pour tout connaître!!!
Quelqu'un d'entre vous a lu Spin de Robert Charles Wilson ? Je l'ai commencé, il y a quelques jours.
Je le trouve pour l'instant très passionnant ! 🙂
Nightingale a écrit :vous oubliez le génial "Farenheit 451" de Bradbury !!!
Sais-tu la raison pour ce titre?
C'est la température à laquelle brûlent les livres.
Bonjour, ladymael,
plus 'scientifiquement': la température, en degrés Fahrenheit, à laquelle le papier commence à brûler spontanément au contact de l'air.Je n'en sais rien pour le carton! 🙂
J'étais curieux de savoir si nos jeunes lecteurs le savent et si référence en est spécifiquement faite dans le livre. Les °F, sont-ils connus en France?
Hélas, ma connaissance de l'œuvre se réduit à avoir regardé le film de Truffaut à sa sortie.
Je me permets d'ajouter deux idées pour une lecture 'informée' de ce livre, qui date de 1953:
- En 1952, l’Amérique est au cœur du Maccarthisme. Ainsi, la virulence du sénateur Joseph MacCarthy met un terme à la carrière de nombreux écrivains et cinéastes, souvent amis de Bradbury. Le climat de paranoïa est d’autant plus lourd que les faits sont volontairement déformés et mis à la disposition du public. Une allégorie possible : une condamnation du Maccarthisme : l’œuvre présente de nombreux points communs avec la situation aux USA en 1952 ; en effet, dans l’œuvre, les intellectuels sont éliminés par la délation de leurs voisins dans le but d’assurer la sécurité nationale (une seule parole => pas de naissance de mouvements de contestation) et le ‘bonheur commun’. C'est un point de vue plutôt pessimiste de la société future (Cf. "1984" d'Orwell).
- La censure: en 1933 les Nazis organisaient un grand 'autodafé' à Berlin pour les œuvres écrites décrétées non germaniques. Non seulement les communistes (Brecht…..) et juifs (Alfred Kerr, Lion Feuchtwanger….) furent ciblés, mais d'autres philosophes-intellectuels aussi. Des autres autorités antérieures (l'Église notamment) et postérieures (le contrôla exercé par l'État sur la Télévision dans les années 50-60 par exemple) ont pris soin de filtrer la disponibilité de la 'culture' au peuple.
P.-S. 451°F = 232°C.
Espérons que le réchauffement de la planète n'aille pas jusqu'à là!.
Joliment bien expliqué !
J'avoue que je ne m'en suis pas posé la question, et voilà ce qui est intéressant à le savoir.
En revanche, j'ai vu le film — et on murmure un remake proposé par Mel Gibson lui-même — il y a longtemps ; j'aimerai le revoir plutôt de relire le roman.
J'ai également vu Equilibrium, sans doute inspiré de Farenheit 451 et 1984.
La science-fiction est, pour moi, une fausse hypothèse sur un futur lointain qui nous donne matière de réflexion à partir de notre époque actuel.
wolf-w a écrit :La science-fiction est, pour moi, une fausse hypothèse sur un futur lointain qui nous donne matière de réflexion à partir de notre époque actuel.
Hmmm: 1984, écrit en 1948, n'était ni si lointain, ni si faux!
Ce qui me trouble est que la névrose accrue d'après-guerre semble être exprimée majoritairement par des livres de Sci-Fi
pessimistes.
"Brave New world" (j'admets, écrit par Huxley sous l'influence des drogues dures) et "Metropolis", le film de Fritz Lang, me semblent montrer un monde évoluant dans le bon sens de modernité au service du peuple, quoique qq peu aseptisé.
A propos de névrose d'après-guerre, on ne peut que penser au roman de Philip K. Dick Le maître du haut-château , dans lequel il imagine un monde qui aurait vu la victoire des puissances de l'Axe: Allemagne nazie , Japon et Italie fasciste.
Une uchronie assez terrifiante…
Qui a lu cette chose incroyable? K. Dick est toujours incroyable… 😀