Bonjour, j'étudie un extrait de Marguerite Duras, l'
Amant. Quel est le présent utilisé dans cet extrait ? Je pensais au présent d'énonciation. Est ce que j'ai raison ? merci
L'extrait est le suivant:
L'homme élégant est descendu de la limousine (1), il fume une cigarette
anglaise. Il regarde la jeune fille au feutre d'homme et aux chaussures
d'or. Il vient vers elle lentement. C'est visible, il est intimidé. Il ne sourit
pas tout d'abord. Tout d'abord il lui offre une cigarette. Sa main tremble.
Il y a cette différence de race, il n'est pas blanc, il doit la surmonter, c'est
pourquoi il tremble. Elle lui dit qu'elle ne fume pas, non merci. Elle ne dit
rien d'autre, elle ne lui dit pas laissez-moi tranquille. Alors il a moins peur.
Alors il lui dit qu'il croit rêver. Elle ne répond pas. Ce n'est pas la peine
qu'elle réponde, que répondrait-elle. Elle attend. Alors il le lui demande :
mais d'où venez-vous ? Elle dit qu'elle est la fille de l'institutrice de l'école
de filles de Sadec. Il réfléchit et puis il dit qu'il a entendu parler de cette
dame, sa mère, de son manque de chance avec cette concession (2)
qu'elle aurait achetée au Cambodge, c'est bien ça, n'est-ce pas ? Oui c'est
ça.
Il répète que c'est tout à fait extraordinaire de la voir sur ce bac, une
jeune fille belle comme elle l'est, vous ne vous rendez pas compte, c'est
très inattendu, une jeune fille blanche dans un car d'indigène.
Il lui dit que le chapeau lui va bien, très bien même, que c'est … original
… un chapeau d'homme, pourquoi pas ? elle est si jolie, elle peut tout se
permettre. (Marguerite Duras, L'Amant, 1984, La rencontre du riche Chinois)
Bonjour.
J'ai un DM de francais : vous ferez le commentaire de l'extrait de Duras
L'amant.
Voici l'extrait :
L’homme élégant est descendu de la limousine, il fume une cigarette anglaise. Il regarde la jeune fille au feutre d’homme et aux chaussures d’or. Il vient vers elle lentement. C’est visible, il est intimidé. Il ne sourit pas tout d’abord. Tout d’abord il lui offre une cigarette. Sa main tremble. Il y a cette différence de race, il n’est pas blanc, il doit la surmonter, c’est pourquoi il tremble. Elle lui dit qu’elle ne fume pas, non merci. Elle ne dit rien d’autre, elle ne lui dit pas laissez-moi tranquille. Alors il a moins peur. Alors il lui dit qu’il croit rêver. Elle ne répond pas. Ce n’est pas la peine qu’elle réponde, que répondrait-elle. Elle attend. Alors il le lui demande : mais d’où venez-vous ? Elle dit qu’elle est la fille de l’institutrice de l’école de filles de Sadec. Il réfléchit et puis il dit qu’il a entendu parler de cette dame, sa mère, de son manque de chance avec cette concession qu’elle aurait achetée au Cambodge, c’est bien ça, n’est-ce pas ? Oui c’est ça.
Il répète que c’est tout à fait extraordinaire de la voir sur ce bac, une jeune fille belle comme elle l’est, vous ne vous rendez pas compte, c’est très inattendu, une jeune fille blanche dans un car d’indigène.
Il lui dit que le chapeau lui va bien, très bien même, que c’est … original … un chapeau d’homme, pourquoi pas ? elle est si jolie, elle peut tout se permettre.
Elle le regarde. Elle lui demande qui il est. Il dit qu'il revient de paris où il a fait ses études, qu'il habite Sadec lui aussi, justement sur le fleuve, la grande maison avec les grandes terrasses aux balustrades de céramique bleue.Elle lui demande ce qu'il est. Il dit qu'il est chinois, que sa famille vient de chine du nord, de Fou-Chouen. Voulez-vous me permettre de vous ramener chez vous à Saigon ? Elle est d'accord. Il dit au chauffeur de prendre les bagages de la jeune fille dans le car et de les mettre dans l'auto noire.
Chinois. Il est de cette minorité financière d'origine chinoise qui tien tout l'immobilier populaire de la colonie. Il est celui qui passait à Mékong ce jour-là en direction de Saigon.
Elle entre dans l'auto noire. La portière se referme. Une détresse à peine ressentie se produit tout à coup, un fatigue, la lumière sur le fleuve qui se ternit, mais à peine. Une surdité très légère aussi , un brouillard, partout.
Avec mes cours j'ai pu établir un plan , mais j'ai quelques problèmes
I. Les codes habituels de la 1ère rencontre.
1.la fascination de l'homme pour la jeune fille ( il la contemple, lui fait des compliments , est troublé ( tremblement)…)
2.
II.Une scène qui transgresse certains interdits
1.opposition des personnages
( differences de races et de classe sociale, lui riche, elle pauvre, lui chinois , elle occidentale…)
2.
voila, je n'arrive pas a trouver de 2 eme sous partie, et je ne suis même pas sur de ce que j'ai fais pour l'instant…
Bonjour, bonsoir, je suis en 1ère S, je passe l'oral de français bientôt et j'ai un texte en lecture analytique qui me pose légèrement problème. Le voici:
Marguerite DURAS (1914-1995), L’amant (1984)
L'homme élégant est descendu de la limousine, il fume une cigarette anglaise. Il regarde la jeune fille au feutre d'homme et aux chaussures d'or. Il vient vers elle lentement. C'est visible, il est intimidé. Il ne sourit pas tout d'abord. Tout d'abord il lui offre une cigarette. Sa main tremble. Il y a cette différence de race, il n'est pas blanc, il doit la surmonter, c'est pourquoi il tremble. Elle lui dit qu’elle ne fume pas, non merci. Elle ne dit rien d'autre, elle ne lui dit pas laissez-moi tranquille. Alors il a moins peur. Alors il lui dit qu'il croit rêver. Elle ne répond pas. Ce n'est pas la peine qu’ elle réponde, que répondrait-elle. Elle attend. Alors il le lui demande : mais d'où venez-vous ? Elle dit qu'elle est la fille de l'institutrice de l'école de filles de Sadec. Il réfléchit et puis il dit qu'il a entendu parler de cette dame, sa mère, de son manque de chance avec cette concession qu'elle aurait achetée au Cambodge, c'est bien ça n'est-ce pas ? Oui c'est ça.
Il répète que c'est tout à fait extraordinaire de la voir sur ce bac. Si tôt le matin, une jeune fille belle comme elle l'est, vous ne vous rendez pas compte, c'est très inattendu, une jeune fille blanche dans un car indigène.
Il lui dit que le chapeau lui va bien, très bien même, que c'est… original… un chapeau d'homme, pourquoi pas ? elle est si jolie, elle peut tout se permettre.
Elle le regarde. Elle lui demande qui il est. Il dit qu'il revient de Paris où il a fait ses études, qu'il habite Sadec lui aussi, justement sur le fleuve, la grande maison avec les grandes terrasses aux balustres de céramique bleue. Elle lui demande ce qu'il est. Il dit qu'il est chinois, que sa famille vient de la Chine du Nord, de Fou-Chouen. Voulez-vous me permettre de vous ramener chez vous à Saïgon? Elle est d'accord. Il dit au chauffeur de prendre les bagages de la jeune fille dans le car et de les mettre dans l'auto noire.
Chinois. Il est de cette minorité financière d'origine chinoise qui tient tout l'immobilier populaire de la colonie. Il est celui qui passait le Mékong ce jour-là en direction de Saïgon.
Elle entre dans l'auto noire. La portière se referme. Une détresse à peine ressentie se produit tout à coup, une fatigue, la lumière sur le fleuve.
Je ne ferai plus jamais le voyage en car pour indigènes. Dorénavant, j'aurai une limousine pour aller au lycée et me ramener à la pension. Je dînerai dans les endroits les plus élégants de la ville. Et je serai toujours là à regretter tout ce que je fais, tout ce que je laisse, tout ce que je prends, le bon comme le mauvais, le car, le chauffeur du car avec qui je riais, les vieilles chiqueuses de bétel des places arrière, les enfants sur les porte-bagages, la famille de Sadec, l'horreur de la famille de Sadec, son silence génial.
Il parlait. Il disait qu'il s’ennuyait de Paris, des adorables parisiennes, des noces, des bombes, ah là là, de la Coupole, de la Rotonde, moi la Rotonde je préfère, des boîtes de nuit, de cette existence «épatante» qu'il avait menée pendant deux ans. Elle écoutait, attentive aux renseignements de son discours qui débouchaient sur la richesse, qui auraient pu donner une indication sur le montant des millions. Il continuait à raconter. Sa mère à lui était morte, il était enfant unique. Seul lui restait le père détenteur de l'argent. Mais vous savez ce que c'est, il est rivé à sa pipe d'opium face au fleuve depuis dix ans, il gère sa fortune depuis son lit de camp. Elle dit qu’elle voit.
Il refusera le mariage de son fils avec la petite prostituée blanche du poste de Sadec.
L'image commence bien avant qu'il ait abordé l'enfant blanche près du bastingage, au moment où il est descendu de la limousine noire, quand il a commencé à s'approcher d'elle, et qu’elle, elle le savait, savait qu'il avait peur.
Dès le premier instant elle sait quelque chose comme ça, à savoir qu'il est à sa merci. Donc que d'autres que lui pourraient être aussi à sa merci si l'occasion se présentait. Elle sait aussi que quelque chose d'autre que dorénavant le temps est sans doute arrivé où elle ne peut plus échapper à certaines obligations qu’elle a envers elle-même. Et que de cela la mère ne doit rien apprendre, ni les frères, elle le sait aussi ce jour-là. Dès qu’elle a pénétré dans l'auto noire, elle l'a su, elle est à l'écart de cette famille pour la première fois et pour toujours. Désormais ils ne doivent plus savoir ce qu'il adviendra d'elle. Qu'on la leur prenne, qu'on la leur emporte, qu'on la leur blesse, qu'on la leur gâche, ils ne doivent plus le savoir. Ni la mère, ni les frères. Ce sera désormais leur sort. C'est déjà à en pleurer dans la limousine noire.
L'enfant maintenant aura à faire avec cet homme-là, le premier, celui qui s'est présenté sur le bac
Disons qu'en cours, nous l'avons vaguement survolé et je suis donc à la recherche de plans détaillés pour ce texte… Seulement les seuls plans que j'ai trouvé concernent seulement une partie du texte et n'englobent pas la totalité du texte. Est-ce que vous auriez des idées de plan à me proposer ? Merci beaucoup
Tu peux mener ton analyse à partir de la structure rythmée par le choix des pronoms.
Il regarde la jeune fille …
Elle le regarde …
Je …
Il / elle
Il faudra aussi repérer les différentes focalisations.
Ne pas négliger l'emploi du discours indirect et indirect libre et de l'effet produit …
L'emploi des temps aussi est à considérer : présent, futur, imparfait … etc